Santé mentale : des soins aisés ?

Type même de question de société !

 

La santé mentale ; la folie. Un problème. Des solutions seraient possibles,économiquement viables.

Mettre la folie en  équation économique il faut oser. Ils l’ont fait !

Gérer la folie par une prise en charge médicamenteuse (économique) , il fallait oser. C’est fait !

http://www.lenouveleconomiste.fr/financial-times/la-sante-mentale-est-notre-prochain-probleme-23513/

 

 

 

En même temps, quelles solutions existent de nos jours ? Si je ne m’abuse :

 

  1. la camisole chimique
  2. l’enfermement physique par la contrainte

De là à obliger certains, hors normes (c’est à dire consciemment ou inconsciemment agissant autrement que moi ou que l’autre) à se soigner grâce à des petites pilules vendues par certains laboratoires « amis », il n’y a qu’un pas.

En France, il y a maintenant plusieurs années ont disparu les « villages » psychiatriques ou vivaient « ensemble » toutes les strates d’individus que la société « éloigne », par peur ou méconnaissance (quelquefois avec raison ?) au profit de petites unités intégrées dans la ville. Et sont arrivés les « hôpitaux de jour »…

Mais les moyens manquent pour assurer un suivi de qualité.

Quand il est écrit que le traitement serait peu onéreux, et facile à mettre en place, c’est sans doute faire preuve d’un bel optimisme vendeur.

 

Quant aux raccourcis de cet article, fustigeant chômage ou détention pour vendre cette solution médicamenteuse, elle est un raccourci particulièrement grave d’une vraie méconnaissance de la question. Et éthiquement dangereuse, comme il est souligné plus bas dans un commentaire.

Enfin la partie TCC ou  thérapies cognitivo-comportementales très à la mode actuellement ne sont pas abordées mais mériteraient de l’être. A priori, les soignants et les pouvoirs publics (la HAS par exemple le met à toutes les sauces) en sont de plus en plus friands, regrettant même que ces possibilités, actuellement, n’aient pas la faveur ni des praticiens de ville, ni des malades eux mêmes !