Les numéros d’appel des services publics devraient baisser en octobre ! Enfin !

Pourtant ce n’est pas assez;

 

Rappel des faits :

 

Du téléphone public au prix d’un appel local en illimité on passe à 20 minutes maximum, puis trois très vite;

A la place des numéros verts gratuits payés par les entreprises….

Puis des numéros azurs…..moins onéreux…que les appels courants.

 

Arrive le téléphone mobile, puis internet.

 

En parallèle, éclosion des plates formes téléphoniques « d’accueil et de réponse au public », ou de services internet.

Enfin quasi disparition, par soucis « de bonne gestion » et « d’économies » du maillage territorial des services publics de proximité.

Chiffres à l’appui on nous affirme que c’est sur demande des usagers clients…..d’après une enquête de 2010 qui prouve que les personnes interrogées ont appelé par téléphone au moins une fois.

 

Mais quid de toutes ces personnes qui sont obligées de se déplacer, de subir des files d’attentes monstrueuses (il m’est revenu aux oreilles huit heures d’attentes pour un renouvellement de carte de résident dans certaines préfectures !!!), car elles n’ont pas les moyens de payer des services téléphoniques prohibitifs et bien souvent saturés ?

 

Quid de toutes ces personnes qui attendent désespérément le déblocage d’un dossier et à qui on finit par répondre : « mais votre dossier est incomplet, vous n’avez pas renvoyé le formulaire had’hoc ! ».

Si elles préfèrent se déplacer ce n’est effectivement pas pour le plaisir, mais par nécessité bien souvent.

(C’est encore plus compliqué d’ailleurs que cela : que ce soit en présentiel ou par correspondance est il normal de devoir fournir des dizaines de photocopies de documents qui pourraient être scannés par les soins des administrations concernées ?);

 

La réponse faite au sénateur Michel BILLOUT nous assure de la baisse des prix des appels téléphonniques vers certaines administrations.

 

Mais elle n’est qu’une réponse partielle aux besoins des usagers de machines de guerre administratives, qui ont réussi à autofinancer leur disparition des territoires, tout en diminuant la masse salariale et leurs bâtiments, mais aussi la mise en place de ces plates formes d’appels ou de gestion.

 

Et c’est très insuffisant pour une mesure votée en 2004…..Nous ne sommes qu’en 2015..Cherchez l’erreur.

 

 

http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140612192.html

 

Gratuité des appels téléphoniques vers les services sociaux

14e législature

Question écrite n° 12192 de M. Michel Billout (Seine-et-Marne – CRC)

publiée dans le JO Sénat du 19/06/2014 – page 1418

M. Michel Billout attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la non-gratuité des appels à de nombreux services publics visant des usagers à faibles revenus.
L’article 55 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique témoignait pourtant d’une volonté affirmée d’atteindre cet objectif de gratuité des appels aux services publics concernés par des usagers à faible revenu. Elle confiait néanmoins au décret d’application le soin d’établir la liste exacte des services sociaux accessibles gratuitement depuis les téléphones fixes ou mobiles. Force a été de constater, sept ans après, que cet article n’avait toujours pas de répercussions effectives.
On aurait donc pu se réjouir, le 16 juin 2011, de l’adoption du tant attendu décret d’application n° 2011-682, si celui-ci n’avait été qu’une façon d’éluder le problème. Les pistes de réflexion convergeaient de façon assez naturelle vers de nombreux services de première nécessité, tels que Pôle emploi, la caisse d’allocation familiales, la sécurité sociale, dont la gratuité paraissait une évidence au regard du public concerné.
Le décret du 16 juin en est bien loin. Il se limite à deux services, à savoir le service d’urgence sans-abri (115) et le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger qui, si la gratuité en est bien évidemment tout à fait justifiée, ne sauraient représenter la totalité des services répondant à des nécessités sociales importantes.
S’il faut souligner les efforts du Gouvernement pour négocier des tarifs moins onéreux au cas par cas, il est important de constater que ceux-ci sont dans la réalité sapés par la jungle tarifaire des différents opérateurs offrant des services téléphoniques. Il est aujourd’hui très difficile de déterminer le véritable coût d’un appel vers un service social tant l’intitulé « coût d’un appel local » recouvre des réalités multiples. En règle générale, l’appel depuis un téléphone fixe possède un coût limité, mais bien présent pour les personnes ne possédant pas de ligne internet fournissant une ligne téléphonique gratuite (soit environ 0,078 € par appel puis 0,028 € /min. en heure pleine, ou 0,014 € /min. en heure creuse selon la CAF de Haute-Garonne). L’appel depuis un téléphone mobile, qui représente l’instrument nécessaire et souvent unique de ceux qui cherchent un emploi, est soumis aux tarifications des différents opérateurs et parfois surtaxé.
Il en découle le constat d’une inégalité prégnante dans l’accès aux services sociaux par téléphone. L’harmonisation ne pourra se faire au cas par cas tant les implications et les acteurs en relation à cette question sont nombreux. Le recours à un nouveau décret d’application concernant l’article 55 de la loi de juin 2004 semble être dans ce cas précis la seule solution réelle.
Le ministre ayant exprimé, en 2012, son indignation au vu du coût de 0,11 €/min. induit par les appels à Pôle emploi pour les personnes au chômage, relançant ainsi le débat ancien sur la gratuité, on peut s’étonner qu’aucune mesure n’ait été prise en ce sens aujourd’hui.
Dans ces conditions, il lui demande les raisons de la stagnation de la situation malgré la volonté exprimée, ainsi que les mesures qu’il compte prendre pour remédier au biais législatif qui a résulté de l’application de l’article 55 et établir enfin la gratuité des appels aux services publics sociaux.

Transmise au Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique

Réponse du Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique

publiée dans le JO Sénat du 23/04/2015 – page 951

L’amélioration de l’accessibilité de l’accueil téléphonique revêt une importance fondamentale puisque ce canal est privilégié par les usagers dans leur relation à l’administration. Ainsi, l’accueil téléphonique de l’administration représente une volumétrie de plus de 220 millions d’appels chaque année (diagnostic de l’accueil téléphonique, secrétariat pour la modernisation de l’action publique, 2010) et 45 % des usagers ont appelé au moins une fois un service public au cours des deux dernières années (enquête services publics de proximité, société de sondages BVA, décembre 2011). Près des trois-quarts de ces appels concernent les opérateurs de sécurité sociale et Pôle emploi. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a demandé aux opérateurs des modifications de tarif permettant une meilleure lisibilité pour le consommateur et donc une réduction potentielle des coûts. C’est pourquoi concernant les numéros courts, l’Autorité invite depuis janvier 2010 ces opérateurs à créer rapidement un tarif non gratuit et conforme à sa décision n° 2008-0512 du 6 mai 2008, c’est-à-dire inclus dans les forfaits fixes et mobiles et n’entraînant pas un reversement supérieur à une terminaison d’appel fixe. Cette autorité a, par une décision du 17 juillet 2012 (décision n° 2012-0856 dite « décision SVA ») modifié l’organisation des tranches de numéros commençant par 08 et des numéros courts, afin de simplifier leur tarification, clarifier la facturation et améliorer la lisibilité. Ces dispositions entreront en vigueur au 1er octobre 2015. Des efforts ont ainsi été réalisés auprès des services publics qui, en mai 2009, se sont engagés à ce que les appels vers leurs principaux centres de contact soient facturés à un coût moins élevé. Plusieurs services publics administratifs tels que les centres des impôts ou les caisses d’allocations familiales sont ainsi passés de numéros en 082 vers des numéros en 081 (numéro azur avec un coût moyen de 0,06 €/min depuis un fixe et 0,15 €/min depuis un portable), permettant une diminution du montant payé par les appelants. D’autres services comme Pôle emploi (3949), l’assurance maladie (3646) ou Allô service public (3939) ont migré vers des numéros à quatre chiffres, baissant ainsi le prix des appels. La migration vers un numéro dont la tarification est celle d’un appel local représente déjà une avancée certaine en matière d’accessibilité des services publics. Ainsi le numéro 3949 de Pôle emploi s’avère gratuit pour les services automatisés, ou coûte 0,11 € par appel depuis une ligne fixe ou une box ; son coût est celui d’une communication normale depuis un mobile. La stratégie de Pôle emploi est de déployer un maximum de services via son service vocal interactif et son site internet pole-emploi. fr, afin de diminuer les coûts pour l’usager et de lui faciliter les démarches. Dans un contexte de raréfaction des deniers publics tous les appels vers les organismes de service public ne peuvent être rendus gratuits mais tous les efforts sont encouragés pour améliorer l’accessibilité des citoyens à l’accueil téléphonique. Des services constituant une priorité comme le service d’urgence sans-abri et le service d’accueil de l’enfance en danger ont d’ores et déjà été rendus gratuits par décret du 16 juin 2011.

Retroussons nos manches !

Je dis aujourd’hui stop.

Je vous préviens je commence ce  billet, mais il ne sera pas terminé avant longtemps. Car j’ai décidé d’élever la voix (au figuré bien sur) et d’exprimer tout ce que je me suis refusé d’énoncer toutes ces années.

Nous sommes à un tournant. Un tournant de civilisation, un tournant du modèle économique du monde occidentalisé mais aussi du monde oriental, un tournant de société, un tournant dans les relations internationales, un tournant de religion, un tournant de la science  un tournant de la vie elle même et un tournant de la vie.

Nous sommes tellement dans le tournant que nous en sommes immobiles comme une voiture qui vient juste de freiner pour négocier le virage avant d’accélérer pour entamer la seconde partie et en sortir, à moins qu’arrivés trop vite nous partions dans le décor.

Et maintenant ? Nous faisons quoi ?

 

Nous continuons avec nos oeillères ?

Ou nous retroussons nos manches ?

L’éducation. Les difficultés d’apprentissage, l’échec scolaire, le retard des enfants, les difficultés des classes surchargées, des quartiers difficiles, les enfants laissés pour compte ou en dehors du parcours scolaire. Et tout au long de la vie ?

Les enseignants ont peut être raison, je n’en sais rien (ou plutôt si je me doute). Mais je ne suis pas assez calé pour reprendre une réforme qui mélange rythmes de travail, chronobiologie, croissance de l’enfant, difficultés parentales, et j’en passe.

Ce qui m’interpelle dans l’histoire c’est le devenir des enfants en échec scolaire. C’est le devenir de l’éducation nationale. C’est le devenir d’enseignants en plein doute ou mal être.

C’est ce qu’on veut faire vraiment pour que l’instruction ne soit plus une expression archaïque mais un mot à graver à nouveau au fronton de notre république, expression dont nous serons fiers si nous décidons de lui offrir un nouvel essor.

Et pour cela nous devons retrousser nos manches. Tous ensembles.

L’éducation ne s’arrête pas derrière les murs de l’école. Et n’est pas juste de la responsabilité des instituteurs ou professeurs.

C’est l’affaire de tous et de toutes. C’est d’abord une affaire de volonté, un désir qui doit venir non pas du haut, mais de la base.

Nous en avons les moyens. Pour le moment, bientôt ce sera impossible.

Toutes les technologies sont aujourd’hui présentes pour mettre en place un ensemble de cours et de formations pour tous les publics, sur une base publique, auxquels pourraient participer tous ceux qui en ont les capacités, et qui le veulent, c’est à dire plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont soit la connaissance, soit les moyens d’apporter ou traduire les méthodes pour apprendre.

Et puis il y a tous ces retraités, jeunes ou moins jeunes, dont les connaissances sont encore fraîches, ou qui ont le désir de donner de leur temps.

Matériellement, un encadrement est nécessaire.

Mais tant de salles sont inoccupées dans la journée, la soirée, le weekend qui pourraient  être utilisées pour offrir de l’éducation complémentaire.

Tant d’enfants ont besoin d’être gardés, conseillés, aidés. Le problème de la garderie après l’école pourrait être facilement réglé par l’utilisation de personnes désireuses de donner ou proposer leurs services.

Techniquement qu’est ce qui empêche le service public audio visuel de proposer des cours en vod (vidéo à la demande)  gratuits ? ou sur internet?

Enfin revenons à la base : la lecture et l’écriture. Et le calcul mental. L’apprentissage par la répétition, et le contrôle continu immédiat.Et pas la méthode globale ou les wagonnets grammaticaux….

Mais surtout, il nous faut tous avoir une envie, une volonté d’enseigner, d’éduquer et de transmettre cette envie aux jeunes générations.

Nous devons aider les jeunes (et les moins jeunes) à progresser ou rattraper leur retard.

Nous pouvons encore y arriver, et redonner de l’espoir à tout le monde. Enfants, parents, seniors.

Et inventer la nouvelle génération, dans les pas de Jules Ferry. Afin que cette avancée sociale redevienne le modèle mondialement copié et admiré.

 

Et après ? L’écologie est à la mode, mais la vie ?

Un intéressant éloge du livre « Dieu est-il vert ? de Frédéric BAUDIN m’a encouragé à écrire ce billet.

« Selon Frédéric Baudin, le chrétien a le devoir moral de prendre soin de la nature et de donner l’exemple en matière de saine gestion des ressources » nous apprend Yvon Larose.

Je suis un fervent scrutateur et lecteur de certains des articles de la liste de diffusion du cawa (cawa le blog et adminet) depuis plus de 11 années   au moins.

Cette publication qui scrute le net dans une optique de service public génération net, qui a pris le virage du 2.0 sans une ride, un des précurseurs de l’administration au bon sens du terme s’est peu à peu fait l’écho de la préoccupation verte, de l’écologie, et témoigne de l’engouement, ou du moins des aspirations à un monde meilleur.

Actuellement dans chacune des émissions quotidiennes de la liste surgit au moins une préoccupation de la coulée verte actuelle, porteuse des espoirs de l’humanité. (traitement des déchets, pollution, pétrole vert, économies d’énergies….)

Des diverses interventions de l’Etat, et particulièrement de ses services décentralisés elle  se faisant l’écho de diverses expériences dans ce domaines et des diverses lois ou décrets publiés en ces domaines.

Il est évident que la préoccupation écologique est non seulement porteuse, politiquement parlant, mais aussi à la mode, car touchant à la sensibilité des fibres humaines, comme par exemple les enfants, les héritiers.

Car le message qui est en train de passer en ce moment dont Nicolas Hulot (voir aussi les liens daily motion ou Yann Arthus-Bertrand s’en font les chantres et les nouveaux prophètes c’est « quel monde voulons nous laisser à nos enfants ou à nos descendants ? »

Sauf que tout cela est charmant, mais se pose une question, car le message qu’on essaie de faire passer c’est que les ressources mondiales sont limitées, et certainement pas infinies, que ce soit le pétrole, utilisé dans tant d’applications différentes ou les minéraux, qui s’épuisent. Sans compter la pollution qui détruit aussi les ressources et les espèces.

Donc la question cruciale n’est plus d’économiser les ressources puisqu’on sait qu’elles ne sont pas infinies, mais que fait on pour la pérennité des générations futures? Que pouvons nous faire pour préparer le passage du témoin à nos descendants?

Redonner vie à la terre, épargner ou préserver les espèces animales et naturelles, c’est bien, c’est au moins un bon point pour la santé humaine, puisque pour le faire il est nécessaire de supprimer la pollution.

Mais ensuite ? Que faisons nous? Ou allons nous? Et qu’allons nous devenir?

Que vont ils devenir ? (ces êtres pas encore nés , notre futur ?)

Il est peut être temps d’y penser, ou au moins d’y réfléchir…

En complément un article de la tribune qui reprend les idées de Elinor Ostrom, une Alexis de Tocqueville « verte ».