Donner son sang, faut vouloir !

J’essaie de donner mon sang relativement régulièrement. Il y a eu des années ou les circonstances, les oublis, la vitesse du passage des journées ont fait que j’ai donné moins que d’habitude.

Mais il y a eu aussi dans ces circonstances les collectes de sang elles mêmes : horaires réduits, collectes à des jours peu pratiques avec mes obligations ( même si je bénéficie du temps nécessaire pour aller donner mon sang ou mes plaquettes pendant mon travail) et sur Paris ou la région parisienne des établissements réduits en nombre.

J’en ai cependant trouvé un  particulièrement attrayant, au ton bon enfant, ou je passe un bon moment. Il me rappelle un peu celui de Montpellier qui était l’un des meilleurs que j’ai connu.

Il s’agit de centre de l’EFS de L’hôpital Lariboisière près de la gare du Nord. Un vrai labyrinthe pour le trouver, un sous sol mal éclairé, mais un accueil des plus cordial, du début de la prise en charge jusqu’à la fin du don. On s’inquiète avant toute chose de votre bien être, on n’arrête pas de vous suggérer, ou vous inciter à boire avant le don, et à picorer quelques biscuits à libre disposition.

Comme c’est un petit centre spécialisé dans le prélèvement du plasma, i lest un peu confidentiel et j’aime aussi cela car de ce fait, la population des donneurs à un même moment est assez faible.

Donner c’est pour un nouveau donneur …..très franchement ?   pas très jouissif !

C’est pourtant un geste facile, mais le parcours avant d’arriver au don lui même est complexe et semé d’embûches.

 

http://www.dondusang.net/rewrite/site/37/etablissement-francais-du-sang.htm?idRubrique=756

Le questionnaire, très complet, est décourageant. Quatre pages que reprendra ensuite le médecin.

La visite avec le médecin est particulièrement axée sur vos habitudes sexuelles et vos voyages.

Ce qui peut paraître intrusif à 18 ans, âge légal pour pouvoir donner son sang.

Certaines catégories de personnes ne peuvent pas donner.C’est normal puisque la collecte du sang se fait principalement sur déclaration sur l’honneur, bien que des tests soient aussi pratiqués sur votre prélèvement.

Mais en définitive c’est avant tout et d’abord vos habitudes sexuelles qui vont entrer en ligne de compte.

Et je ne le savais pas, mais si les malades sont écartés, à titre de précaution comme par exemple les personnes atteintes par la fibromyalgie, les homosexuels aussi, à titre de « précaution ».

Cela vient d’être reconfirmé ! Par un comité d’éthique !

http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/03/31/don-du-sang-par-les-homosexuels-le-comite-d-ethique-maintient-l-interdiction_4606909_1651302.html

 

J’avoue avoir du mal à comprendre leur logique.

J’espère simplement que la ministre de la santé sait ce qu’elle fait quant à elle, en privatisant une partie de l’exploitation traitement des dérivés sanguins. Le scandale du sang contaminé nous hante encore.

Il faut vraiment vouloir donner son sang, être généreux pour franchir les portes de l’EFS.

Même si les collectes mobiles sont souvent plus conviviales, il est clair que si l’on n’est pas convaincu de la nécessité de donner son sang (actuellement les réserves sont fragiles

http://www.dondusang.net/rewrite/nocache/article/4328/fragile.htm?idRubrique=757

On ne se risquera à franchir le pas.

Pourtant les réserves de sang dans notre pays sont trop faibles.

Pourtant donner son sang c’est si facile et sans risque.

Et c’est un acte d’une générosité inouïe, qui ne coûte rien. Et permet de aire don de soi.

Tant de gens ont besoin de ce sang !

Un don de moelle osseuse ? C’est simple !

Alerté il y a quelque temps lors d’un don du sang (don que je pratique couramment depuis mes 18 ans) qu’une collègue avait besoin pour son fils gravement atteint d’un don de moelle osseuse je me suis renseigné et remplit un simple questionnaire ici :

http://www.dondemoelleosseuse.fr/

 

Quelques temps après je reçus une plaquette d’explication, les coordonnées de l’hôpital gérant le don.

Puis un questionnaire à compléter et renvoyer, ce qui, m’expliqua une secrétaire, évite à certains donneurs incompatibles de faire un déplacement inutile.

Un rendez vous me fut fixé assez vite pour un prélèvement sanguin.

Ce fut aujourd’hui, à l’hôpital Robert Debré de Reims (centre hospitalier universitaire).

Je fus reçu par une charmante doctoresse, très au fait de la question, éclairant chacun de mes points d doute (ma question principale concernait l& douleur ou les risques de complication). Elle m’a rassuré complètement.

Il ne me restait plus qu’à compléter le questionnaire avec elle, de signer mon consentement et mon autorisation, et d’effectuer un prélèvement sanguin de deux tubes afin de caractériser et fournir le fichier (totalement anonyme) des caractéristiques des donneurs.

Et voila. C’est simple non ?

Et ca peut sauver des vies !

Ps : tous les frais sont pris en charge)

J’ajoute que c’est un engagement personnel, que vous êtes libre d’arrêter à tout moment..

Mais pour moi, il n’y a pas d’autre choix.

Comme le don du sang, ou le don de mes organes en cas de mort, ce don possible est un vrai don, sincère, sans demande en retour. Il ne me coûte rien, si ce n’est une grande satisfaction. La certitude d’accomplir une belle oeuvre, peut être insignifiante à mon niveau mais pourtant si signifiante pour celui ou celle qui recevrait cette moelle.