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Un si beau jardin.

lundi 31 août 2015 242

Mignonne, allons voir si la rose

Qui ce matin avait déclose…

Pierre de Ronsard, écrit en 1545.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mignonne,_allons_voir_si_la_rose

 

 

 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AMignonne.ogg?embedplayer=yesPar Schlum (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)%5D, via Wikimedia Commons

 

Vous êtes vous déjà promené dans le magnifique jardin des plantes de la faculté de médecine de Montpellier ?

Si ce n’est déjà fait vous devriez….Il s’agit de l’un des plus beaux de France, luxuriant, ombragé, foisonnant d’espèces, d’espaces, traité avec amour par jardiniers et étudiants pour que fleurisse la science médicinale des « simples« .

Ce qui a donné aujourd’hui la phytothérapie.

 

Quelques vues charmantes de ce jardin que j’ai eu le plaisir et le loisir de traverser dans les années 76….

 

 

Autres images ici : https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Category:Jardin_des_plantes_de_Montpellier&uselang=fr

 

Premier jardin de ce nom, érigé en 1593, détruit par les batailles de religion en 1622, reconstruit ensuite.

Seule Padoue pouvait s’enorgueillir d’un jardin plus ancien.

 

J »ai adoré cet endroit. Celui de Dijon, ou de Paris sont aussi très beau, mais aucun n’a le charme en été ou en hiver , ou aux autres saisons, de ces parfums, odeurs, couleurs. Tout n’est que calme et volupté dans ses allées. Et si au détour d’un banc ou amoureux s’embrassent, un enfant vagabond vient vous courir dans les jambes en poussant quelques cris, très vite le calme et la tranquillité reviennent sous la cime d’arbres gigantesques, majestueux de leur ancienneté.

 

Certains de ces spécimens sont venus par les marins. La réputation du jardin internationale, a amené ces loups des mers à parcourir quelquefois des lieues importantes pour déposer un sac de quelques graines qui un jour embelliraient par leur floraison ou leur panachant ombrage la symbiose de ce temple de la botanique médicale.

 

Las, on peut aujourd’hui se demander si ces échanges à l’époque relativement rares mais cependant importants sur les côtes de la méditerranée ne sont pas le terreau des malheurs qui s’abattent sur nos végétations (et sans doute aussi mais c’est un autre sujets nos insectes).

Combien de temps ce jardin, et les autres, pourront-ils être protégés et soignés pour que petits et grands en fassent leurs délices?

Je me le demande en pensant aujourd’hui à l’olivier (mais la question est aussi posée pour tant d’autres espèces végétales).

Après avoir, (merci l’Europe) arrachés les oliviers centenaires, ceux ci sont aujourd’hui autrement menacés par une simple bactérie transportée par deux innocents insectes qui menace aujourd’hui, depuis l’italie proche, tout le bassin méditerranéen, et s’est déjà posée en Corse obligeant à des mesures d’arrachage préventives, de déforestation tout aussi urgente et de désinsectisation forcenée afin de faire barrage aux malheureux insectes dont le tort est de servir de simple taxi gratuit.

 

Vous pourrez lire le pourquoi du comment ici; c’est édifiant.

 

Espérons, contre toute attente que ce paradisiaque jardin ne souffrira pas trop des futures mesures conservatoires que devront prendre les autorités pour prévenir (on ne parle pas de guérir ici) d’autres retombées nocives.

 

Dieu que ce jardin est beau.Préservons le pour que butinent insectes et abeilles, et s’aiment les tendres jouvenceaux ou les vieilles âmes tendres.

 

Je lisais à l’époque ce poème dans ce jardin :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alphonse_de_lamartine/milly_ou_la_terre_natale_i.html

Pendant ce temps la, ailleurs.

dimanche 27 juin 2010 177

Pendant que nous parlons d’économies, alors que je suis persuadé au contraire que nous devons investir pour préparer notre avenir, ailleurs se prépare demain.

C’est pourtant ce que nous aurions du déjà faire.

Nous avons perdu la bataille de l’internet.

La bataille du mobile nous n’y avons pas cru et pourtant….

La bataille des ordinateurs et des puces nous avons hésité.

La bataille des médicaments, de la médecine, de l’aéronautique, nous sommes encore en lice, mais pour combien de temps.

La bataille du sport, bon…..

Le combat de la robotique se gagnera ailleurs que dans nos frontières à priori.

Quel désastre, quel dommage, et que d’occasions perdues :

http://www.robotland.or.kr/eng/c02/c02_02.php

Les maisons de santé une opportunité ou une chance ?

samedi 29 mai 2010 148

Les maisons de santé financés en partie par l’Etat pour faire face à une pénurie de médecins dans certains cantons ruraux de notre beau pays, doivent inciter certains professionnels à s’installer pour un moment ou à demeure, en partageant les moyens et les personnes.

Le but étant d’en faire des pôles de médecine ambulatoire, au plus près des usagers.

Gageons que la partie n’est pas gagnée :

Création de maisons de santé 13 ème législature


Question écrite n° 11158 de M. Jean Louis Masson (Moselle – NI)
publiée dans le JO Sénat du 03/12/2009 – page 2792
M. Jean Louis Masson attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le fait que, pour remédier à l’exode médical dans les zones rurales, l’État a engagé un programme de soutien et de subventionnement pour la création de maisons de santé. Les communes de Lemberg et de Saint-Louis-lès-Bitche en Moselle ont ainsi été reconnues en zone éligible car elles sont victimes d’un très grave déficit médical. Un projet de maison de santé avait été élaboré avec les professionnels de santé. Toutefois, il a été retardé au motif qu’un seul médecin, et non deux, était partie prenante, ce qui confirme d’ailleurs le caractère très dégradé de la couverture médicale. Finalement, une solution s’est dégagée en associant une troisième commune, Goetzenbruck. Les trois communes ont alors créé un SIVU pour réaliser ladite maison de santé. Suite à ces aléas, une nouvelle préoccupation est cependant apparue car il semble que les crédits disponibles pour les maisons de santé soient en partie épuisés. Il souhaiterait donc qu’elle lui indique quels sont, pour 2010, les crédits et les actions prévus par l’État pour continuer à soutenir financièrement la création de maisons de santé.

Réponse du Ministère de la santé et des sports
publiée dans le JO Sénat du 27/05/2010 – page 1345
L’inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire qui résulte de la désertification médicale dans certaines zones rurales constitue un défi pour notre système de santé, dont la réponse appartient à l’ensemble des partenaires et conditionne notre capacité à garantir aux usagers un égal accès à des soins de qualité. La préoccupation du Gouvernement de garantir à tous l’accès à des soins de qualité s’est traduite par l’élaboration progressive d’un certain nombre de dispositifs d’incitation ou de soutien. La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires place l’accessibilité des soins au premier rang de ses priorités, notamment en incitant les médecins à s’installer ponctuellement ou définitivement sur les territoires déficitaires et en mettant en oeuvre des leviers afin d’améliorer leurs conditions de travail dont l’exercice collectif. Les maisons de santé représentent en effet une des réponses les plus intéressantes au maintien d’une offre ambulatoire. Elles répondent aux besoins de la population et correspondent aux conditions d’exercice auxquelles aspirent les professionnels de santé. Redéfinies par la loi, elles permettent à des professionnels médicaux et paramédicaux rassemblés de coopérer dans un exercice coordonné autour d’un projet de santé formalisé. Dès le 8 février 2008, la ministre chargée de la santé et des sports avait annoncé, lors de la journée de restitution des États généraux de l’organisation de la santé, une aide financière pour la création de 100 maisons de santé pluri-professionnelles par an à hauteur de 50 000 € maximum par projet ou 100 000 € dans les 215 quartiers de la « dynamique Espoir banlieues ». La mesure a été mise en oeuvre dès 2008. Plus récemment le Président de la République a clôturé le 9 février 2010 les Assises des territoires ruraux en annonçant le lancement d’un plan de développement de 250 maisons de santé pluri-professionnelles sur trois ans en faveur des territoires ruraux, répondant ainsi à l’une des plus fortes attentes exprimées à l’occasion de ces Assises. Les agences régionales de santé (ARS), par le biais du Fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS), sont invitées à soutenir le financement des projets de maisons de santé pluri-professionnelles. Ce soutien financier, modulable en fonction du projet, présenté est destiné à financer des prestations d’ingénierie, d’accompagnement et de conseils nécessaires à la réalisation du projet (expert-comptable, fiscaliste, avocat, étude de besoins du territoire, etc.). Les nouvelles missions portées par les maisons de santé (coopération, orientation, éducation pour la santé, télémédecine, etc.) nécessitent une évolution des modes de financement : les expérimentations en cours dans certains services de santé (dans le cadre de l’article 44 de la loi de finances de la sécurité sociale 2008), permettront de mieux valoriser ces missions et de les rendre plus attractives pour les professionnels. Enfin, le Gouvernement, lors du comité interministériel pour l’aménagement et le développement du territoire (CIADT) en date du 11 mai 2010 a confirmé le financement de 25 % à 35 % de l’investissement immobilier pour 250 maisons de santé pluridisciplinaires en trois ans.