Les blagues sur les blondes

J’adore les articles du site http://www.madmoizelle.com.

 

Le dernier remet en question mon quotidien et l’un de mes pêchés mignons : les blagues sur les blondes.

J’adore les blagues sur les blondes et je les consomme en masse.

Mais j’avoue aussi utiliser ce terme de blonde ou blonde kinder dans un sens ironique avec certaines personnes de la gent féminine. Et en éprouver un certain plaisir.

Pourquoi ? Je n’en sais rien. Et d’ailleurs, personnellement j’adore les blondes (les rousses et les brunes aussi remarque).

Aussi cet article m’est arrivé comme un poing au milieu de la figure.

http://www.madmoizelle.com/harcelement-de-rue-118018

Tout mon univers doit il s’écrouler parce que je sors une blague sur les blondes ?

J’en ai bien peur, à la lecture des réactions à cet article.

A partir d’aujourd’hui, les blagues ou plaisanteries douteuses sur les blondes, je bannirais (heureusement il me reste les blagues sur les lada; mais il faut déjà être un peu mur pour les comprendre celles la)

Mais allez lire l’article, mesdames vous serez d’accord; et messieurs vous ne serez plus jamais les mêmes ou alors c’et que vous êtes un gros lourd. Vous vous reconnaissez ?

Stress au travail, harcèlement, suicide

Mon activité de défenseur syndical, de conseiller du salarié, mon combat pour combattre la souffrance au travail au sein des chsct, particulièrement l’amélioration des conditions de travail me laisse à penser que peut être mes connaissances pourraient être utiles.

Je suis prêt à en débattre.

Je ne peux accepter les suicides, le mal être au travail, le harcèlement professionnel (si encore il s’agissait du harcèlement de malades envers d’autres personnes cela pourrait se comprendre sans être acceptable) dans le but de virer un salarié gênant.

La souffrance au travail la dépression, la spirale infernale des tranquillisants, des anti dépresseurs ne peuvent être aujourd’hui niés.

En tant que Conseiller du salarié, je ne peux accompagner des salariés que dans le département de la Marne.

En tant que postier, je peux accompagner un salarié ou un fonctionnaire de tout le groupe La Poste.

En tant qu’homme je peux accompagner humainement une entreprise qui voudrait retrouver un climat sain de travail, prête à jouer le jeu. La crise exacerbe les situations à risques, alors qu’il est primordial de resserrer les rangs afin d’obtenir un esprit d’équipe, souder les « collaborateurs » autour d’un véritable projet de société.

Mon seul espoir : arriver à continuer à aider les personnes qui ont besoin de moi.

Légitimer la pression, le stress au travail; les suicides pleuvent.

Ce titre n’est pas très bon, mais je n’en ai pas trouvé d’autres.

Un bon article du Monde résume parfaitement les difficultés des pouvoirs publics à appréhender le stress, la souffrance au travail. Ou la mauvaise volonté….

J’ai commencé à entrevoir ce problème dans certains services de France Télécom dans les années 1990, de par mes activités syndicales de représentant CGT.

Le stress provoqué par des chefs surveillant vos faits et gestes à la minute, la pression du chronomètre affichant les appels en attentes dans un service de renseignement ou un service commercial. Il était déja de bon temps d’aller rechercher les gens en pause dépassée avec une demande d’explication.

Je vis aussi les premiers effets de ces lignards habitués des poteaux et du grand air appelés à prendre place en nombre dans les boutiques sans réelle préparation, ou les plate formes commerciales alors mises en place, demandant dès que possible leur départ en retraite, mal dans leurs peaux, souvent déprimés, ou en colère.

Ou des dessinateurs prompts à être installés sur un poste debout en agence pour vendre du téléphone mobile, avec des chiffres à faire, des téléphones à vendre, sans se poser de question.

On sortait d’une culture de service public pour entrer dans la logique de l’agressivité commerciale, du service à rendre aux actionnaires de la nouvelle SA au détriment de celui rendu aux usagers, déjà clients.

Je vis ensuite ces méfaits à La Poste, et je les vécus moi même. Les brigadiers, habitués à voyager, installés à demeure dans des bureaux de poste, sans avoir le choix.

Puis les ambulants (les trains postaux) incités par cessation du service à entrer eux aussi dans les bureaux, la plupart au guichet, et à qui on demandait de vendre enveloppes ou autres produits, avec les premiers objectifs.

Enfin le garage (le snag) qui envoya ses divers personnels souvent aussi au guichet; certains ne s’en sont jamais remis.

Je vécus aussi ce stress de l’objectif, de la vente en échouant à devenir vendeur; je mis huit années à m’en remettre; ne faisant pas l’affaire, je fus remis en emploi roulant, remplaçant dans les bureaux de poste. petit à petit, j’acceptais cette défaite, difficile à accepter.

Arriva la mise en place de l’euro qui dans certains bureaux fut une horreur sans nom, l’afflux de clients échangeurs ne s’arrêtant qu’à la dernière minute.

Aujourd’hui, les réorganisations en cascade, les 35 heures, les suppressions de poste, mais surtout la peur de l’inconnu, car nous ne sommes pas vraiment rassurés sur l’avenir (crise aidant) font que les difficultés d’organisation, du fait des moyens restreints, des nouvelles normes de travail engendre rancoeur, anxiété, peur, et stress.

Les diverses séparations des services ont contribué à engendre inquiétude et difficultés; Le responsable, maintenant c’est celui d’à côté. C’est facile, mais ça ne convainc pas vraiment.

Le stress, la douleur au travail, je n’avais pas prévu ces suicides, je l’avoue. Le harcèlement moral, lui, si…

Des dépressions, des déprimes, des pleurs, j’en ai vu beaucoup depuis quatre ans. Les salariés (je suis aussi défenseur syndical et conseiller du salarié) viennent souvent me voir, déjà trop tard, arrêtés pour dépression.

Je gagne des procès aux prud’hommes éventuellement. Mais je ne peux reconstruire des hommes ou des femmes qui ont tout perdu.

Leur emploi, souvent. Leur santé toujours. Leur ménage parfois.

Il y a des méthodes, simples, et de bon sens pour éviter ce stress, ou cette douleur. Ou au moins pour vivre avec.

Il y a aussi des méthodes simples pour empêcher le harcèlement au travail.

Mais…

Quand une personne se jette par la fenêtre, quel que soit son motif, c’est toute la société qui est coupable. Car cela peut être évité; avec un minium de moyen.

Mais cela implique une volonté, un suivi fort. Et cela impose des conditions garante de confiance et de réciprocité.

Numéros verts ou autres cellules d’écoute sont un outil insuffisant et à mon sens peu utiles ou utilisés.

Pas de vagues de suicide à France Télécom selon un statisticien

Mais « Croire en l’existence de quelque chose qui n’est pas constitue ce qu’en psychiatrie on appelle un délire. Ici ce n’est personne en particulier, mais le corps social qui délire : salariés, direction, ministre, syndicat, journalistes, commentateurs, vous et moi tous ensemble », relève-t-il. « Ce qui est dit dans ce délire n’est pas réel : c’est quand même un symptôme. Il signe quelque chose, un mal-être social », reconnaît-il. »