Le féminisme de Mme Badinter n’est pas vraiment celui de Nathalie Kosciusko-Morizet

Voila le commentaire que je propose sur le site de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet sur son site suite à son article

Elisabeth Badinter et le féminisme d’aujourd’hui

En tant qu’homme, tout cela m’interpelle.
Maintenant, réduire la condition des femmes à l’allaitement, est un raccourci cependant réaliste.
La condition des femmes est à la fois en train de s’épanouir (je ne parle que de la France), avec l’occidentalisation de certaines (en particulier les jeunes femmes émancipées de notre diaspora); mais est en train de s’appauvrir et de régresser pour d’autres avec la perte de certaines valeurs préparées par le mouvement soixante huitard, et l’effondrement de la société civile, la régression économique (qui joue ici un rôle important) , et le déni de l’unité républicaine (j’aurais préféré écrire nationale, mais je suis méfiant quant à son acceptation), et le retour à une société décadente et inculte, pour qui la nouvelle donne de la société ne débouche sur aucun avenir, si ce n’est d’essayer de fonder une famille pour obtenir une sécurité relative.
L’allaitement au sein est une image réductrice de la condition de plus en plus marginalisée de certaines, pour qui les réalités économiques et sociales et le progrès se réduisent drastiquement, ne laissant d’autre choix que d’accompagner notre société en régression.
Bien que or  de propos, je remarque ici que nous n’avons aucun projet de société, et certainement aucune politique familiale  en direction de toutes ces femmes qui courageusement essaient de mener une vie active (souvent sans en avoir le choix) en élevant des enfants (pas toujours par choix).
Je tire mon chapeau au courage de toutes ces femmes qui tentent d’apporter à leurs enfants, souvent seules dans les différents actes de leur vie quotidienne, une vie d’amour et une présence rassurante et épanouissante.