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Nous avons le devoir…

jeudi 22 août 2013 233

Avons nous le droit ?

Avons nous le droit de ne pas voir, de ne pas savoir, de continuer à vivre comme si de rien n’était, de continuer à rire sans arrières pensées ?

Avons nous le droit de ne pas nous immiscer dans la vie des autres, dans la mort des autres ?

Avons nous le droit de regarder des images à la télévision sans les voir vraiment ?

Avons nous le droit de ne pas nous ingérer dans la douleur, les cris, les larmes, de ne pas réagir ?

Avons nous ce droit ?

NON !

Les derniers événements en Syrie ne peuvent laisser personne indifférent. Personne.

Jusqu’à ces derniers jours, pourtant, l’on pouvait peut être (difficilement) ignorer les horreurs de notre monde. Ignorer les guerres, les massacres, les génocides, la pauvreté, la misère ou la maladie.

Ignorer tout, se croire seul au monde, béni des Dieux, appelé à un destin unique et grandiose (arroser les fleurs de son balcon, ou gouverner un pays comme la France par exemple).

Jusqu’à ces derniers jours, pour l’Occident, le monde était encore beau, malgré la misère, la pauvreté, la récession.

 

Mais ces temps sont révolus.

Nous avons aujourd’hui une responsabilité. Un devoir.

Dans la crise apparue en Syrie, les derniers événements, qui mettent en cause l’utilisation du gaz Sarin sont, si nous ne prenons pas conscience de notre devoir, de notre obligation, le début de l’explosion d’un monde qui n’attend que cette dernière occasion pour que l’humanité se détruise et disparaisse.

Notre humanité, si chèrement acquise, construite au fil des siècles, au fil des morales, si fragile malgré sa grandeur.

Notre humanité que les différentes guerres et conflits ont mis à mal.

Notre humanité qui n’existe que par a force des démocraties.

Si ce gaz a déjà été utilisé lors de la première guerre mondiale, il avait été confiné depuis dans des laboratoires sécurisés (lieux ou virus mortels et produits gazeux à haute toxicité sont conservés et améliorés, malgré les promesses de divers traités des nations dites amies de s’en séparer).

L’uranium appauvri avait quand à lui aussi était utilisé il y a quelques années sur différents théâtres d’opération sans provoquer guère de réactions.

Mais l’utilisation du gaz Sarin c’est la négation de toute humanité.C’est la négation de l’humanité dans son ensemble si nous ne réagissons pas.

Car si la guerre a toujours été malheureusement, plus ou moins acceptée, comme un mal nécessaire le plus souvent, malgré l’espoir toujours vif de chacun de pouvoir vivre en paix en vaquant à ses affaires, l’utilisation d’armes chimiques, au mépris des traités internationaux et du droit, c’est la fin d’un ordre moral mondial qui a réussi jusqu’à présent à empêcher tout conflit mondial, malgré l’explosion de conflits sectorisés dans certains secteurs traditionnellement sources de ceux ci.

C’est la destruction de tout lien social qui fonde notre civilisation. C’est l’érosion, puis l’explosion de notre civilisation.

Car si cet événement n’est qu’une goutte d’eau dans l’ensemble des massacres qui ont dévasté notre monde, c’est cependant la première fois que de façon raisonnée et réfléchie, l’utilisation d’une telle arme est employé dans un but aussi vil et aussi calculateur.

Quelques centaines de morts de plus ou de moins me dira t’on?

Certes, mais c’est pourtant à mon sens, le début d’une période de grands risques et de chaos.

Car ce massacre laissera des traces et recevra, en réactions, des réponses pas forcément agréables.

Il nous appartient, si nous voulons éviter le chaos, de nous emparer de cet événement, et faire plier pays et politique afin que celui ci soit traité comme l’ultime possibilité avant la déliquescence de notre monde.

Nous ne pouvons l’ignorer, personne ne doit se cacher la face et faire comme si rien n’était arrivé.

Nous devons nous emparer de cet événement, l’accaparer et en faire la pierre angulaire du refus de toute guerre ou massacre nouveau, en obligeant toutes les instances internationales à faire plier dans un premier temps le régime Syrien, puis à devenir une réelle instance de paix.

Tous les hommes (et femmes) doivent se lever et crier fort leur indignation et leur colère.

Levez vous, criez votre courroux, réagissez.

Soyez humains !

 

 

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Riches, pauvres, même combat ?

samedi 22 août 2009 233

A l’heure ou l’on apprend que un français et un belge  se partageraient le lot de 75 millions de l’euro million de vendredi et ou le gros lot de la loterie italienne n’est toujours pas tombé, on tombe des nues quant au comentaire par le ministre de l’économie et des finances concernant l’écart en augmentation entre riches et pauvres.

En effet, d’après la réponse au sénateur Roland Courteau, cet écart n’est pas si grand, diminuerait même, et la différence serait due aux différents systèmes de calculs utilisés par l’INSEE.

Les déshérités de la république peuvent être amers; surtout que réaliste, le ministre ne nous rappelle pas moins cependant les promesses d’augmentations de certaines allocations pour amenuiser ces différences.

Pourtant, la consomation chute (sauf les voitures, grace aux primes d’aide à la casse), les vacances ne sont pas prises, et le panier moyen des ménages augmente en cout et diminue en quantité.

Pourtant une France à trois vitesses deux vitesses se met en place, avec ses désordres sociaux qui s’ensuivent du fait de l’insécurité, de la misère, de la ségrégation, et de la peur de l’avenir, voire du non avenir qui arrive pour beaucoup.

Vivre avec 456 euros est impossible aujourd’hui. En dessous de 880 euros on est en plein dans la pauvreté.

Nous avons donc

  • les riches,
  • une classe moyenne en extinction
  • et une nouvelle classe pauvre émigrée récente, souvent illégalement venue ramasser les miettes de nos pubelles pleines.

Il fut un temps pas si ancien ou nous accueillions pour fabriquer nos routes et nos autoroutes une population venue de nos anciennes colonies, attirée par un monde meilleur.

Nous avons complètement raté leur intégration.

Ce brulôt social ne pourra se satisfaire très longtemps de statistiques étatiques sans exiger un mieux être social.

Il est urgent, je le répète à nouveau, de penser un projet de société, offrir une perspective d’avenir à une population qui attend des signes forts de l’exécutif.

Un projet de société qui accepte les différences.

Que deviennent par exemple les travailleurs des années 60, population particulièrement touchée par le dépaysement, pour qui la retraite, après une vie de travail en France, aurait du être le retour au pays. Pas vraiment français, étrangers dans leur propre pays.

Si nous n’arrivons pas à une intégration dans un projet commun, plus large encore que la France, au minimum basé sur une Europe élargie au bassin méditérannéen et à l’Afrique noire, nous risquons d’éclater, dans un premier temps, mettant fin à la cohésion voulue par Charlemagne et Napoléon (encore qu’ils ne furent des exemples parfaits); puis arrivera le morcellement et le retour à la barbarie.

Déja se profile depuis quelques années le culte des petits chefs, le retour à un intégrisme religieux particulièrement stupéfiant dans notre République (quelle que soit la religion, particulièrement musulmane et catholique), l’apparition de sectes apocalyptiques  pour qui le jugement dernier est pour demain.

La montée de certains intégrismes, la fureur déclenchée par des symboles amène à prendre peur et à vouloir tenter de se protéger; l’ambiance de danger soulevée par le terrorisme mondial présume de nouveaux dangers pour la vie, et pour une société actuellement policée.

S’y rajoute en vrac la montée de divers mouvements altermondialistes, sous couvert d’écologie, la peur de la disparition de notre monde due à la pollution, les divers secteurs en guerre dans le monde pour des raisons souvent curieuses et certainement pas justifiées, provoquant génocide, famine, misère…l’essor de nouvelles maladies alarmantes, les possibilités accrues d’attentats terroristes bactériologiques.

Une longue liste pourrait être élaborée des diverses peurs et inquiétudes de notre monde actuel.

Ce n’est pas en proposant des jeux et du pain que l’on fournira une solution de facilité. La crise est la, les peurs sont réelles.

Espérons que nous réagirons mieux que la Grèce antique ou Rome…..

Ces civiliations que nous admirions, mais qui batirent leur prospérité sur l’esclavage….