Notes de lecture : Carlos Ruiz Zafon : l’ombre du vent.

Un livre merveilleux. J’ai mis un temps fou à le lire. Mais je n’ai pas regretté ce temps dans la Barcelone d’après guerre.

Un livre qui parle de livres. Dans une action de tous les instants malgré de longues descriptions imaginaires (ou réelles?). Un livre qui parle de livres et après ces jours confinés, pas un libraire ne m’en voudra. Un livre qui vous met face à vous même. A la fois solitaire et si proche des acteurs.

L’après guerre, la guerre civile, le malheur toujours. Des protagonistes qui se croisent, s’aiment, se déchirent. Qui s’aiment, s’adulent, se protègent, et protègent.

Une ode à la vie, à la joie, à l’amour et l’amitié, à la tendresse et la charité.

Une enquête policière, des portraits d’hommes et de femmes si humains et pourtant irréels, si présents et malgré tout toujours évanescents.

Une écriture si particulière qu’il m’est impossible de décrire.

Certains n’aimeront peut être pas, mais si l’on arrive à la fin de ce livre, on en sort épuisé, mais aussi comblé.

Et, c’est si rare, une fin véritable, qui suggère une suite.

Une découverte rare.

2 – Il était une fois un petit garçon heureux.

Mon parrain, et son épouse m’ont offert beaucoup de beaux et précieux objets. Que je n’ai plus. Eux non plus je ne les ai plus. Les objets, je les ai quitté après y avoir été attaché. Pour une raison que j’évoquerais sans doute plus tard, ma chère C,.

Ils m’ont offert deux livres magnifiquement illustrés, aux couleurs magnifiques, grands formats. L’un d’entre eux était « Le vieil homme et la mer » de ce cher Ernest, dont certains aspects de sa vie de reporter m’ont plus intéressé que son oeuvre, que je ne me rappelle guère, en dehors de quelques titres.

La coïncidence fait qu’il était ambulancier pendant la guerre mondiale, la première. Sauveur de vies. Au front. Comme d’autres en sauvent aujourd’hui, ou tentent de le faire.

Ce livre, il m’a fallu du temps pour le lire. Le début n’était pas prometteur pour un petit garçon. Trop de pensées complexes, abstraites, de questions de grandes personnes.

Mais au fil des pages, j’y suis arrivé et j’ai du sans doute le relire plus de vingt fois par la suite.

Ce petit garçon qui croit en son ami, ce vieil homme que tout le monde estime fini. Ce vieil homme qui n’a d’autre choix que d’essayer de prouver qu’il est toujours fort et grand. Cette société humaine, ou l’inhumanité est la règle.

Fasciné, je l’ai été, par toutes ses leçons révélées. J’aurais alors aimé être ce petit garçon, je m’identifiais au vieil homme au mains calleuses qui tient son fil qui le brûle et blesse sa peau, je rêvais de ce poisson énorme et gigantesque qui devra rendre raison. Et empli d’émoi quand le vieil homme épuisé devra encore combattre un ennemi affamé

Une leçon de vie, fascinante, pour moi qui était alors protégé dans un superbe jardin sauvage, à Toulon, gigantesque pour moi, partageant mon territoire avec mon frère, les chats, hérissons et porcs-épics et couleuvres. Et les fourmis.

Une ode à la vie, malgré la mort du poisson, et à notre si chère écologie. Au dur labeur du pêcheur, et à celui d’être un homme. Quant au regard et l’impact de la société.

Aujourd’hui ne dit on pas qu’après cinquante ans, un travailleur est bon à jeter? Et qu’un homme ne vaut plus rien?

Je connais des hommes et des femmes, largement âgés, qui coupent leur bois et tirent l’eau du puits ou vont la chercher à la source. Je n’en serais pas capable et n’en ait pas l’envie. Mais surtout pas la nécessité qui fait loi.

Je fréquente, de par mes clients, des hommes et femmes qui ont fui leur pays, et tentent, et réussissent, avec obstination et volonté, malgré les embûches administratives, les filières clandestines, les risques à rebondir et obtenir des situations stables, après avoir souvent travaillé au noir, sans papiers, et vécus dans des conditions insalubres inacceptables.

Je vois, plus rarement, des hommes et des femmes, qui ont tout perdu, du fait d’addictions, ou de divorces et qui se relèvent.

Je suis des handicapés tellement volontaires et obstinés que les portes finissent par s’ouvrir un jour.

Et je vois aussi ces personnes qui veulent faire fui, par peur, les soignants de leurs logements. Et qui en même temps, sans doute les applaudissent le soir à 20 heures.

La dualité d’une société ou petit garçon, je ne savais pas qu’Hemingway me donnerait à écrire.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Litterature/Le-vieil-homme-et-la-mer

Il était une fois un petit garçon heureux.

Le cri célèbre de Johnny Weissmüller traversa les premiers contreforts de la jungle. Il n’était pas si bien imité que cela. Mais on l’entendit dans les bâtiments à côté. 

C’était en 1974 et avec mon frère nous nous balancions aux lianes qui tombaient des arbres à côté de chez nous.

À cette époque ma chère S je vivais en Guyane près de Cayenne et notre appartement donnait directement sur la jungle et les singes et autres animaux qui nous envahissaient.

C’est merveilleux pour deux gamins de pouvoir jouer à Tarzan et de bénéficier d’un terrain de jeu aussi vaste et aussi sauvage. Il paraît que la Guyane a beaucoup changé mais ceci est une autre question.

J’entrais en 6e et mon professeur de français pour la petite histoire s’appelait mademoiselle Ho Ha Sin.

C’était notre professeur principal et elle avait souhaité se singulariser en nous faisant acheter des stylos à encre violette.

Assez curieuse elle écoutait beaucoup la radio à l’époque il ne devait y avoir qu’une ou deux chaînes publiques et elle nous avait parlé des bombes aérosols. Vous savez celles que vous utilisiez sans doute à une époque et qui avaient la fâcheuse manie à vouloir excréter un gaz qui se retrouvait ensuite dans l’atmosphère pour la détruire. C’est ainsi que pour la première fois de ma vie j’entendis parler de ce trou énorme au dessus de l’antarctique, qui mangeait la couche d’ozone. Une petite pression de déodorant ou de laque à cheveux et le trou s’agrandissait. Je n’ai jamais tenté de me représenter l’image de ce gouffre ou de conceptualiser cette détérioration de notre atmosphère. Mais cette information est restée gravée en moi et je m’y réfère souvent.

A l’époque la Guyane française, malgré la chaleur humides et ses moustiques (nous avions cependant la chance d’être un peu en hauteur et relativement épargnés à la différence des habitants de Cayenne) c’était un terrain de jeu et de découverte merveilleux. 

En vrac : les papillons, les indiens (mes parents m’avaient offert le livre de ce français qui s’était intégré à eux “antekume”, seul livre de ma biliothèque que j’ai conservé – c’est un autre sujet la disparition des objets non essentiels au fil du temps mais surtout d’un certain événement). la pêche aux crabes, le Seven up inconnu alors en France, les scarabés et matoutou, les fourmis et sauterelles et toute une faune et une flore extraordinaire et diversifiée qui nous a permi de jouer aux explorateurs, et de profiter d’un terrain de jeu autour de chez nous sublime. Avec en prime la pêche aux gros poissons au bord de la mer et la mer. Opaque à cause des alluvions, mais si chaude. Et puis j’avais le premier manuel des castors juniors sur ma table de chevet….

Depuis j’ai bien changé ; je vais sans doute vous faire bondir, mais depuis que j’ai retrouvé Paris et son bitume je suis très heureux. Si j’ai adoré gamin ces moments sauvages, ou dormir sous un carbet à tous vents malgré une pluie continuelle fut l’un des moments privilégié de ma vie, si j’ai adoré d’autres moments de cette vie ou la nature était très présente, grâce à des parents écologistes dans l’âme avant l’heure, à Montlouis, Toulon, Fort de France, Montpellier et tant d’autres endroits où je vécus, je suis amoureux des espaces goudronnés, pavés, ou cimentés.

Cependant aujourd’hui le Covid19 s’invite et amène des idées encore plus sombres que d’habitude à notre chère S.

Je ne souffre pas personnellement de ce confinement, habitué d’être solitaire et individuel. Me manquent bien les longues balades dans Paris, le soleil sur ma peau, et la possibilité de sortir quand je le veux. Comme pour nous tous. Mais je n’ai que moi même à gérer, pas d’enfants en bas âge, pas d’enfants à éduquer, et personne à disputer dans mes 35 mètres carrés (je précise que j’ai vécu aussi dans neuf m2 il y a peu et que j’adorais – mais ce n’est possible vraiment que seul).

Mais surtout, malgré Covid19, et j’en connais certains qui vont grincer des dents, je travaille. Et en contact avec les gens. Quand je rentre je n’ai envie que de silence.

En fait S, je crois que je vais avoir besoin de beaucoup de temps pour vous répondre. Je ne sais pas si j’en aurais le courage.

Aussi je vous donnerais la conclusion immédiatement. Moi qui suis toujours à regarder le verre à moitié vide, et ne jamais rêver d’un contenant rempli complètement (il pourrait déborder non? ) je veux vous dire, mais je vais être obligé d’y aller par des chemins détournés, qu’il y a de l’espoir, et que le soleil reviendra. 

En fait je n’ai peur que de deux choses (ou trois) :

  • la fission nucléaire, notre ami de Corée ou le commandant en chef des armées américaines (et combien d’autres irresponsables capables d’appuyer sur le bouton (drôle d’image, ce serait plutôt des clefs d’ailleurs). Tiens on a aperçu (très vite) récemment le porteur de la mallette aux codes quand notre national Emmanuel Macron s’en fut se balader à Mulhouse en plein confinement, ne mettant son masque que tardivement ; et je ne parle pas de la parfaite hygiène de ce moment mais je présume que celui qui le lui a tendu difficilement était un porteur sain.
  • l’astéroïde qui pourrait nous arriver dessus bientôt (en ce cas pas la peine que je continue d’ailleurs.
  • les événements climatiques et géologiques extrêmes.

En dehors de ces trois éléments sur lesquels je n’ai aucun contrôle, j’ai de l’espoir.

Je vais avoir besoin de temps, S,  pour vous, pour vous redonner le sourire. 

Je passerais par certaines digressions, sans doute, et sans plan préconçu.

J’y arriverais peut être. Sinon, ce sera un bon exercice de style. Peut être pourrais je distraire quelques personnes.

Bien à vous, S.

Au fait notre Julie nationale n’a plus rien à dire mais elle le dit quand même.

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Monsieur le président je vous fais une lettre que vous lirez peut être….

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Monsieur le président

 

Ecoutez ces français de jaune vêtus lancer leur ire dans la rue et leurs désillusions. Vous êtes de ce pays le premier des français que nous avons élu, par le jeu de la démocratie ; les écouter vous devriez.

Regardez cette nation se lever et redresser la tête, fière et glorieuse de cette marée jaune qui envahit les rues et les autoroutes.

Ecoutez leurs doléances et leurs vies. Ne restez pas figé dans une tour d’ivoire qui porte le nom d’Elysée et qui pourrait devenir votre enfer (un roi le fit et fut décapité).

Entendez cette Marseillaise qui les rassemble et qui assemble au delà des gilets jaunes un peuple qui souffre même s’il ne manifeste pas forcément.

Ne traitez pas par le mépris ces hommes et ces femmes qui n’ont plus rien, ou si peu, et qui se considère aujourd’hui comme délaissés et abandonnés.

Allez vers eux, tendez leur la main, monsieur le président. C’est votre devoir, et c’est en votre pouvoir.

Le monde vous regarde, et de ses débordements, responsable vous serez. L’autorité et la force suffisent maintenant, agissez.

Dirigez la France, aidez ses habitants vers de meilleurs jours, dès aujourd’hui. Vous ne les avez pas entendus en quatre semaines, mais vous avez compris qu’ils n’ont plus guère à perdre et qu’au delà d’eux même c’est pour leurs enfants qu’ils s’inquiètent.

Ne cherchez pas à diviser, vous n’en sortiriez pas grandi.

Pas besoin de délégations, ou de représentants. Le peuple parle, et vos médias vous ont informé.

Agissez, monsieur le président, vite.

La France a un avenir, avec ses habitants. Sans eux, qui se lèvent le matin pour aller au travail, sans eux qui difficilement assure le maintien de la France, vous ne seriez rien, et président seulement d’un royaume déchu.

Les gilets jaunes vous donnent l’occasion d’être un grand président, et de relever la tête. Donnez leur l’occasion d’être fiers d’eux mêmes. Et à une majorité silencieuse qui les soutient le droit de vivre dignement, sereinement, et dans la joie.

Donnez à la France les moyens d’être une grande République.

Ecoutez les, écoutez nous. Et acceptez le dialogue.

Repensez vos programmes, il est urgent de changer d’orientation.

Tous les indicateurs de la nation sont dans le rouge :

  • la vie des citoyens dans les cités zones de non droit où la république a baissé les bras est désespérante et dangereuse. L’avenir des enfants de cette  république, est  ce le viol, la drogue, la lutte, la misère ?
  • la protection sociale en perdition et une santé en déshérence est ce l’avenir d’un monde ou les plus faibles n’auraient pas droit de cité ?
  • des artisans, des commerçants, des indépendants, des agriculteurs exploitants endettés à l’avenir sans aucune visibilité, pour qui la réduction du temps de travail est une galéjade, et leur mort économique prévisible, nous en avons pourtant besoin pour manger et nous habiller.
  • des enfants qui n’ont aucun avenir pour qui l’horizon est totalement bouché, à l’avenir sombre et désespérant, à qui l’éducation nationale n’offre plus (et même plus du tout) qu’un simple lieu de vie, et si peu d’éducation et de morale citoyenne, seront ils les gilets jaunes de demain avec votre politique ? Ils seront en ce cas soyez en assurés moins aimables que leurs parents.
  • des mères qui ne peuvent offrir le minimum à leurs familles, des personnes âgées (ou moins âgées)  qui mendient et frappent aux portes de la solidarité sans être entendus.
  • Et toutes ces demandes des gilets jaunes déjà détaillées.

Le climat, l’écologie, une terre d’accueil paradisiaque, il faudra en passer par la. Mais ce sera mondial ou ne sera pas.

Vous avez, avant tout, tant que cette union n’existe pas, la responsabilité d’un peuple. Vous allez devoir lui faire franchir montagnes et précipices.

Monsieur le président, vous n’êtes pas un messie, mais vous avez voulu cette responsabilité et cet honneur. C’est un devoir, une tâche à mener. Monsieur le président, vous devrez rendre compte. A vous de jouer   surmonter les obstacles, et d’offrir à nos concitoyens de l’espoir, un avenir, un projet, et les moyens pour y arriver.

Et ce ne sera pas en diminuant toujours plus les emplois, en augmentant les taxes, ou en continuant à faire vieillir des centrales nucléaires tout en polluant la méditerranée et les parcs naturels (des rustines tout celà) mais bien en allant de l’avant, par une vraie vision.

Vous en avez les moyens, et les équipes de génie pour la mettre en place.

Je vous attends, monsieur le président. Surprenez moi.

Et dans le froid les sdf aussi qui ne peuvent devant vous se présenter, trop épuisés ou affaiblis, et qui pourtant, près de votre palais existent et vivent comme ils le peuvent sans rien demander.

Tout un peuple dans sa diversité, et son courage intelligent qui vient de vous surprendre, n’ayant connu vous même ces moments parisiens intenses que certains ont du vous conter depuis de la Commune à 68….

 

 

 

 

Une autre voie. D’autres triomphes.

Les gilets jaunes ont réussi en trois semaines ce que personne n’envisageait. Au delà des prémices de la marche en arrière d’un président coupé totalement d’une base qui n’est guère la sienne en définitive, il est surtout fondamentalement important de noter que l’ensemble des principes fondamentaux de la négociation structurée vient d’éclater en morceaux.

Les dirigeants actuels, les corps constitués de la Nation, mais encore plus et pour la première fois l’ensemble des confédérations syndicales ont noté que leur force n’est plus, au moins pour l’instant. Et font profil bas.

C’est un tournant dans notre fonctionnement. Nous revenons aux bases historiques de la révolution.

Malheureusement la violence est présente, orchestrée ou non. Ce n’est sans doute guère évitable.

Il vous appartient cependant, gilets jaunes, de réguler vous mêmes vos actes. Il en va de votre notoriété et de la continuité d’un mouvement qui plait à la population, que vous représentez.

Au lieu de tenter de forcer un palais dans lequel acculé, on tremble, mieux vaudrait l’assiéger, par exemple en s’asseyant calment et en organisant un pique nique festif.

Calme, tempérance et dignité, malgré la colère du déni du pouvoir pour vos actions (ce qui n’est pas vrai en définitive, au vu des dernières allocutions du pouvoir), et le dédain affiché (qui n’est qu’une forme de communication).

Refusez les casseurs, ne cassez pas vous même. Cela ne servira jamais vos actions.

Refusez la violence, portez la paix, en restant tout simplement ferme dans votre détermination.  La guerre n’est pas une nécessité.

Soyez un exemple pour le monde entier, vous avez un rôle déterminant.

Et si samedi vous entouriez l’Arc de triomphe, pour le protéger ? C’est votre triomphe !

 

Des médicaments sous HAute Suveillance ?

C’est bien pourquoi il manque actuellement près de six cent spécialités du fait de ruptures de stocks.

Les contrôles sont nécessaires……Dix neuf…….pour une fabrication mondiale de combien de cachets ou produits?

En admettant que les contrôles soient suffisants…..il se passe quoi si ceux ci se révèlent désastreux?

Aucune solution de remplacement ne pourra à court ou moyen terme être possible. C’est un constat angoissant.

http://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180906925.html

La recommandation de bonne pratique intitulée « le diagnostic et prise en charge des comorbidités psychiatriques et addictives » est retirée du programme de travail de la Haute Autorité de santé.

Je me demande bien ce que cela peut vouloir dire. J’ai bien une idées ou deux, mais trop tôt pour les évoquer.

Un enterrement de première classe deux ans après le début de l’expertise ? Alors même que la partie psychiatrie de la santé est au plus mal ?

 

https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2881277/fr/decision-n-2018-0179/dc/mprog-du-3-octobre-2018-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-portant-modification-du-programme-de-travail

https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2018-10/dc_2018_0179_comorbidites_psy_addictions_cd_2018_10_03_vd.pdf