Archive for the ‘liberté’ Category

LES CHOSES DE LA VIE

dimanche 20 avril 2014 109
Je suis en train de regarder ce film avec Romy Schneider, Michel Piccoli….

Et au delà de l’intrigue elle même, d’un film ou la tourmentée Romy préfigure déjà celle qu’elle sera 10 ans plus tard, je ne vois que des acteurs en train de fumer.

Toute la tabagie passive et active est montrée et remontrée, illustrée par des mégots de cigarettes et des cendres de cigare, ou l’air est quasiment irrespirable du fait d’un smog tenace, ou d’un brouillard épais.

Sans tomber dans la nostalgie d’une époque révolue, et plus respirable (bon, nous ne parlerons pas de pollution ici) aujourd’hui qu’hier, mais oh combien synonyme de liberté et d’émancipation ( la vie sans entraves symbolisée par le cow boy…), ces images d’une époque révolue car aujourd’hui réglementée laisse passer un message surprenant, à mon sens.

Dans les années dites des trente glorieuses, en définitive, l’on était sans doute aussi stressé qu’aujourd’hui si ce n’est plus. Le tabac était un échappatoire,

Certes, on fabriquait sans doute les futurs cancéreux d’aujourd’hui (mais à cela peut être serait il maintenant bon de demander à la Seita, à l’Etat, et aux fabricants de tabac de prendre leur responsabilité et d’indemniser notre sécurité sociale ?).

Mais on pouvait s’adonner à ses vices sans ruiner son budget, on pouvait prendre un certain plaisir sans être obligé de se geler ou de se mouiller, et surtout on pouvait le faire ensemble, dans une vraie convivialité.

Car même si l’on était stressé, il y avait toujours du monde pour partager ce moment, cette cigarette, et l’on ne vous jetait pas un regard noir à tuer ou une onomatopée injurieuse à la figure.

On avait le droit de vivre, de profiter de la vie.

Qu’en est il aujourd’hui ?

 

Ps : je veux bien croire que mon analyse ne tienne pas la route; j’attends par conséquents vos remarques, ou analyses contradictoires.

 

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Marie – Madeleine recevra ses pierres. Ou la honte de la haine.

mardi 14 janvier 2014 13

Je suis ébahi ; et outré.

Nous sommes en République.

La loi et l’ordre doivent être respectés.

Pourtant, je vois sur les forums, et les commentaires des articles de blog se déverser un torrent d’insanités de haine, de mensonges, et de diverses autres idioties qui me laisse pantois.

Par exemple sur un sujet qui fait le buzz actuellement :

http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/oui-valerie-trierweiler-est-plaindre,47299

 

 

 

Serions nous devenus aussi obtus, aussi grossiers, aussi méchants ?

Nous avons encore le droit de dire librement ce que nous voulons, ce que nous pensons.

Nous avons le droit de ne pas être en accord avec les autres.

Nous avons le droit de réfuter, de contrer, d’exposer les incohérences d’un discours.

Mais pourquoi susciter de la haine et de la violence ?

Pourquoi immédiatement s’emporter et partir dans des vindictes si grossières et si peu tentantes à lire ?

Et cela se voit aussi dans de simples jeux, sans gains possibles, ou le refus de perdre l’emporte sur la sérénité et laisse entrevoir l’instinct primaire de sauvagerie de l’humain que certains d’entre nous ne peuvent s’empêcher de montrer.

Cela se voit aussi dans des altercations lors d’accidents bénins de circulation, ou d’emportements violents sur les lieux publics pour telle ou telle peccadille comme un simple regard…

Enfin, cela se voit aussi par la judiciarisation de notre société qui ne trouve plus qu’à se défendre par ce moyen……

Au lieu de revenir aux valeurs de la vie normale :la discussion, la tolérance, l’humanité.

Le Christ pourrait se retourner dans sa tombe car  Marie Madeleine n’a pas fini d’être lapidée !

Quelle triste France, que les français sont tristes sires.

Pourtant n’aurions nous pas mieux à faire ?

Par exemple travailler pour une société plus belle, plus franche,  plus épicurienne ?

Travailler pour un monde beau, simplement.

Ou bien devrions nous laisser s’exprimer les penchants les plus acerbes et déplorables de nos concitoyens, au prétexte de la liberté d’expression ?

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203235069978-closer-et-dieudonne-affolent-les-moderateurs-de-sites-internet-642155.php

Une reprise durable est elle possible ?

samedi 26 septembre 2009 268

Pourquoi une reprise durable sera longue à venir

Desproges - je sais, ça n'a rien à voir avec la note mais je ne savais plus comment l'illustrerChroniques du pessimisme ordinaire

Objectif Liberté


Mon commentaire de cet article :

Bonjour,

Vous prévoyez une atomisation de notre système économique mondial; la fin de l’ordre (!) économique actuel; et la possible arrivée de nouveaux mouvements fachisants prêts à reprendre vie pour supprimer la liberté individuelle.

Moi qui suit d’un naturel pessimiste, j’ai peur de devoir vous donner raison; les signes actuels ne trompent malheureusement pas.

Ou une guerre salvatrice (malheureusement) nous sauvera de cet imbroglio financier désastreux; ou une nouvelle société naitra d’une nouvelle avancée technologique popularisée et admise dans le domaine public.

Ce qui devient certain, c’est que le forcing des mouvements de pression alter mondialistes, qui deviennent l’un des principaux leviers sur lesquels nous devrons compter demain, amènera à un nouvelle société, un nouveau système social, quel que soit celui ci; l’écologie n’étant qu’un étendard de parade, l’enjeu étant beaucoup plus important qu’un simple retournement de consommation pour soulager une planète en difficulté; ce sera un enjeu de société au terme duquel nous pourrons peut être continuer d’exister, de vivre, ou, si nous ratons ce virage, nous mourrons, à petit feu, mais nous finiront par cesser.

Cordialement

Posted by: Delferriere Bruno | samedi 26 septembre 2009 à 15h56


Prospérité demain; sur quelles fondations ?

jeudi 9 juillet 2009 189

La prospérité de demain est sur les rails : les moyens mis en place par le gouvernement français, accompagné par ses alliés européens permet de prévoir un nouveau monde prospère, actif et dynamique, dont nous n’aurons pas à rougir quand nous le présenterons aux générations futures.

Est ce bien sur ? C’est en tout cas le discours tenu par

François Fillon qui appelle à « bâtir les fondations de la prospérité de demain » sur son blog.

Et de vanter la qualité du travail professionnel des salariés, la grandeur du capitalisme paternaliste, et la motivation de tous et de tout un chacun.

Pour cela :

« Notre pays doit répondre aux questions que la crise rend plus pressantes que jamais.
Quel pays voulons-nous laisser à nos enfants ?
Quels secteurs feront demain la prospérité de notre économie ?
Quelle solidarité voulons-nous entre les générations ?
Quelles conséquences nos choix actuels entraînent-ils pour les générations futures ?
Quelles contraintes sommes-nous prêts à consentir pour préserver notre environnement ?
Il faut – c’est notre responsabilité – maintenant identifier les priorités stratégiques des vingt prochaines années. »

« Il faut que nous soyons aussi capables de progresser dans la formation, dans la recherche, dans l’innovation, si nous voulons tenir notre rang dans la compétition mondiale. »

Et cela passe par les pôles de compétitivité, mais des pôles méritants et prometteurs; donc une recherche sériée et non tous azimuts, grâce à une culture qui récompenserait le mérite.

Et voila comment d’une politique ambitieuse, déjà développée sur ce blog on amerrit rapidement vers une politique de développement parcimonieuse, élitiste, centrée sur quelques idées politiques et sociales attirantes pour certains, mais sans aucune planification réelle, sans aucune ouverture d’esprit, et sans aucune réalisation concrète.

Le clou est enfoncé, profondément :

« Il faut que la mise en oeuvre des priorités des années à venir se décline à travers la politique des pôles de compétitivité, ce qui nécessite naturellement que ne soient aidés que les pôles de compétitivité qui le méritent. Il faut que notre pays s’habitue à cette culture de la compétition, de l’évaluation et rompe avec cet égalitarisme qui conduit à aider tout le monde, au motif que, naturellement, tous les territoires ont besoin du soutien public, mais qui conduit à gaspiller des moyens publics qui seraient si nécessaires pour permettre d’alimenter la croissance de l’économie nationale. »

Cela augure mal, très mal, de la réussite….

Mais quel va donc être ce nouvel avenir que l’on nous promet, sinon un avenir de compétition extrême, ou chacun devra se battre pour gagner son bifteck (cela fait un moment que je n’ai pu m’en offrir, d’ailleurs!), et éliminer toute trace de sociabilité, d’échange, d’amitié, de relation, de complaisance ou de partage.

Ce n’est pas la solution; ce n’est pas ce choix qui devrait être la norme.

« En réalité, la crise consacre l’essoufflement de tout un modèle de production et elle nous met au défi d’inventer de nouveaux rapports sociaux et de nouveaux systèmes de production. Dans les deux cas, il s’agit de remettre l’homme au centre de l’activité économique. »

C’est tellement évident et logique. Et pourtant actuellement, on essaie depuis 1973 d’enlever l’homme de l’outil de production en le remplaçant par des machines.

  • On veut soutenir l’emploi des jeunes, mais il n’y a pas de travail.
  • On veut redonner du travail aux aînés, mais ou en trouver ?

Pour cela est lancé le modèle vert, déjà mis au goût du jour par le Grenelle de l’environnement. C’est la nouvelle panacée, le nouvel Eldorado, la vache sacrée du futur développement de notre pays.

C’est vrai que les autres, « nos partenaires », vont nous laisser faire sans aucun problème, nous regarder en attendant.

Et puis quoi encore ? Pourquoi nous leurrer ? Nous sommes en train de préparer les mêmes erreurs que lors de la « bulle internet », qui n’est pourtant pas si lointaine, et dont les dégâts ne sont pas terminés.

Il n’y aura pas de place pour tout le monde; à nous de prendre le taureau par les cornes, et de nous lancer dans l’aventure. Mais pour cela il faut des biscuits. La recherche et le développement dans ces domaines ou celui de la santé (autre corne d’abondance qui en fait saliver d’envie beaucoup) impose de poser sur la table des sommes colossales, des investissements énormes, dont le retour n’est absolument pas assuré.

Nous avons des défis à relever; et celui de la recherche est le principal.

« Cette crise, elle nous défie collectivement. Nous avons le devoir de l’affronter en restant unis.  Nous avons le devoir de résister à la fatalité. Nous devons avoir la volonté aussi de nous battre ensemble pour offrir à nos enfants un monde meilleur.« 

Quel monde meilleur ? Un monde ou chacun devra assurer seul son avenir, sans solidarité, sans accompagnement, sans aide, comme avant la première guerre mondiale ?

Le meilleur des mondes ? Avec obligation de se reformer, tout au long de la vie ?

Le meilleur des mondes, avec l’obligation de se déplacer ? (ce qui est une hérésire écologique, économique, sociale).

Le meilleur des mondes ou seuls les riches pourront vivre, manger et se soigner ? le capitalisme paternaliste dans toute sa splendeur ?

Le meilleur des mondes, il est déja la, dans ses foules lobotomisées par la télévision, la mal bouffe américaine, et l’ingérence de l’Etat dans les nouveaux moyens de communication.

Il y a des solutions, déja développées dans ce blog, dont certaines semblent avoir été reprises en partie d’ailleurs…

Pourtant, on reprend les erreurs du passé, on fiance sans trop savoir quoi (en trois mois seulement) un projet à moyen -long terme, qui du temps du plan aurait mis cinq années de gestation au moins.

Les erreurs du passé sont pourtant formatrices. Les moyens à mettre en eouvre, les systèmes qui marchent existent. Le modèle américain a permis le financement de l’actuel World Wide Web, gràce à une politique des pouvoirs publics américains croyant dans la recherche.

Si les pôles de compétitivité sont une bonne chose, encore faut il permettre à tous les chercheurs, tous les gens qui cherchent, créent, inventent, lancent des idées, des concepts de pouvoir :

  1. de pouvoir apporter leurs idées
  2. participer à leur mise en application
  3. assurer leur qualité de vie

Il est irréalisable et surtout inconcevable de tout miser sur un ou deux projets phares de la recherche comme la voiture électrique eou les énergies vertes.

Evidemment, ces deux projets sont importants. Evidemment, ils peuvent rapporter de l’argent, et nourrir notre économie.

Encore qu’à ce sujet il serait opportun de mieux comprendre les tenants et aboutissants de certains carburants verts, dont on ne sait trop leur utilité (sinon gaspiller de l’eau et des terres agricoles), ou leur réelle capacité à économiser le pétrole.

« Le Centre d’analyse stratégique imagine la société numérique de 2025« 

« En 2025, les Français, lassés de l’insécurité régnant sur Internet, bouderont le réseau. A moins que, mus par une culture éco-citoyenne s’appuyant sur les TIC, ils embrassent largement la sphère du numérique et en font une part essentielle de la croissance. »

C’est ce qui ressort d’un rapport consultable ici qui propose 6 leviers d’actions sur lesquels le gouvernement devrait s’appuyer, sans forcément les reprendre tous à son compte.

« L’avenir n’étant que le fruit de politiques publiques et d’efforts de gouvernance, c’est sur ces deux voies que doivent s’orienter les pouvoirs publics pour tendre vers le scenario le plus optimiste élaboré par le Centre d’analyse stratégique. »

C’est cela qui doit être fait. Tout en donnant les coudées franches à une politique de recherche ambitieuse, non centrée sur quelques points décidés en haut lieu, mais sur une recherche fondamentale remise au gout du jour.

Tristement célèbre, comment fut créée la bombe atomique? Ou la navette spatiale?

Intervenants de tous bords, multiples sociétés, et hommes décidés et ambitieux.

Notre pays a développé une politique aéronautique que le monde entier nousenvie. l’échec commercial du concorde n’en est pas moins pour l’époque une prouesse technologique extraordianire.

Cela a été rendu possible, en son temps, dans un monde ou personne, sauf quelques visionnaires, ne pouvait imaginer voir un plus lourd que l’air voler.

Cela a été rendu possible par des hommes courageux, fiers, aventuriers, ambitieux, visionnaires, rêveurs et croyant à leur idées; Certains se sont écrasés au sol, ruinés, défaits ou morts. D’autres ont vu leur mérites récompensées.

Si l’on avait suivi Pierre et Marie Curie, aujourd’hui leur bourse de recherche ne serait pas renouvelée. Que n’aurions nous pas perdu !!!

Donnons nous les moyens, attirons les rêveurs, les imaginatifs, les chercheurs de tous poils.

De cela sortira un pays grandiose, un nouveau siècle des lumières, un pays dont nos enfants pourront être fiers…

Je suggère de plus plusieurs axes de recherche urgents :

  1. les déchets radioactifs : assurer leur traitement et leur éliminiation définitive
  2. la pollution
  3. l’eau
  4. le remplacement du pétrole
  5. la recherche médicale


La burka, l’homme, la femme et le prophète

mardi 7 juillet 2009 187

Je ne veux pas entrer dans cette polémique stérile concernant ce sujet particulièrement sensible, et pour lequel le président américain Obama s’est déjà prononcé pour la culture des payas arabes.

Le contexte n’est pas le même en France.

La responsabilité de nos institutions sacrées est en jeu. Le catholicisme et d’autres religions sont largement mises à contribution.

La pérennité de l’Etat laique, uni et indivisible est mis à mal.

Mon opinion individuelle compte peu. Comme je suis l’un de ces impénitents pécheurs tentés et enchantés de l’être, ma contribution est sans effet dans le débat.

J’aurais aimé en 1968-1969 ne pas vivre dans un petit village des pyrénées, mais dans une grande ville afin de profiter de la diminution de la longueur des jupes….mais en même temps j’étais aussi un peu jeune pour m’y intéresser vraiment…

Trois remarques simples; au lecteur d’en tirer les conséquences :

  1. les religieuses catholiques peuvent porter le voile, et librement, vivre en vase clos, sans aucun regard que celui de leur confesseur, et de leurs soeurs…
  2. nous vivons dans un pays ou les préceptes de la république empêchent d’afficher trop ostentatoirement des symboles religieux…
  3. si l’on accepte en France le port de la burka, librement consentie (cela va s’en dire), il est alors acceptable que nos femmes puissent se promener, pour les mêmes raisons en mini jupe dans les pays du magrhreb….

Je n’interviendrais pas plus dans ce débat….

sauf à vous inviter à lire ce texte ! sur le site du Monde