Archive for the ‘éducation’ Category

Project zéro, hackers et google.

lundi 29 septembre 2014 271

 

Au lieu d’obliger nos chères têtes blondes à se manger du code sans avoir appris à lire et écrire correctement (il va être beau ce code !), comme on nous a obligé à intégrer des concepts mathématiques abstraits, réussissant à faire souffrir et rendre ridicules des générations de collégiens et lycéens (qu’est ce que j’ai souffert!), ne vaudrait il pas mieux encourager ceux que cela branche vraiment?

Il y a des tas de possibilité pour inciter en ce domaine. Récompenses, incitations, suggestions. Mais surtout l’incitation à faire mieux que l’autre en faisant ce que l’on aime.

 

Car il y a urgence à nettoyer ce foutu boxon qu’est devenu le web.

http://www.tomshardware.fr/articles/project-zero-hacker,1-53913.html

On va laisser encore Google se coltiner avec ce truc? Quel est son but?

Avec tous les moyens que nous avons, du Cnrs à l’Ena en passant par Saclay et le Cnam nous allons laisser faire n’importe quoi?

Nous avons besoin de génies pour nous protéger, pour combattre les méchants. De vrais méchants. Accessoirement des terroristes.

Et cela ne doit pas être fait en catimini, en embauchant un stagiaire chargé au principal de la machine à café.

Nous devons pouvoir recruter en masse, proposer formations et apprentissage sur des bases solides.

Ce devrait être comme le projet Manhattan :une organisation gérée par l’éducation nationale, sous intendance militaire.

Nous devons lever une armée. Et cette armée est facile à trouver. Avec un peu d’incitations, il ne devrait pas être difficile de former de spools spécialisés ou au contraire totalement éclectiques chargés de découvrir des solutions aux problèmes posés par la mise en coupe réglée d’internet.

Notre indépendance en dépend.

Et ce serait plus utile.

Faire apprendre le code à l’école sera un gâchis de moyens et un gâchis humain. Apprendre le code sans le vouloir ne peut permettre de devenir un parfait informaticien ou programmeur.

 

Ceux qui ont lancé cette réforme savent ils ce qu’est une ligne de code?

10 go to 20

20 go to 30

30 return to 10

Ce n’était pas si loin ce basic….trop basique?

Publicités

La rumeur est immonde.

mardi 9 septembre 2014 251

Immonde. Amorale. Désolante

http://www.liberation.fr/politiques/2014/09/08/najat-vallaud-belkacem-a-nouveau-victime-d-une-fausse-rumeur-sur-les-reseaux-sociaux_1095816

 

Je n’ai pas le temps de développer.

Simplement, faire des faux et lancer des rumeurs pour détruire une personne qui a pour seul défaut d’avoir des origines marocaines, c’est surtout démontrer le peu de dialogue, et surtout d’arguments de ces gens qui ne méritent pas la démocratie.

Najat Vallaud-Belkacem ne mérite pas cela.

Et c’est tout à son honneur de ne pas s’abaisser ni à commenter, ni à répondre.

Ce qui démontre sa grandeur.

Je vous salue, Madame.

J’espère que votre statut de femme (et ce n’est pas une connotation sexiste mais un fait) ne vous empêchera pas (le ministère de l’éducation est rempli de situations assises et de statu quo)  de donner aux jeunes le gout d’apprendre. Et surtout d’apprendre à lire et à écrire. Il y a urgence.

 

Formation et universités. Le bon schéma ?

samedi 24 mai 2014 143

L’université française tend vers des perspectives inquiétantes.

C’est ce que souligne en questionnant le gouvernement la sénatrice Marie-Noëlle Liénemann :

http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140210309.html

Le manque de moyens, les coupes sombres budgétaires mettent à mal nos grandes universités françaises, préparant le déclin de l’un des meilleur enseignement au monde.

Jules Ferry doit en pleurer, lui qui ne vit pas la fermeture des classes scolaires ces dernières années, au mépris de son combat pour l’éducation nationale.

(tiens, d’ailleurs quand on parle de lien social et de vie en communauté, est ce vraiment la bonne méthode que de fermer des classes et entasser des enfants tout en les obligeant à des transports scolaires éprouvants ?)

Demain, de grandes bâtisses universitaires chargées d’histoires verront se croiser de pâles fantômes des étudiants d’hier, en mal de professeurs et d’enseignements.

Nous détruisons (mais cela est vérifiable pour tous les équipements de la société civile, qui furent érigés lors des trente glorieuses) des infrastructures et des par la même les enseignements qui faisaient notre force et préparaient les lendemains et les années futures en diplômant fortement (avec de vrais diplômes n’étant pas de complaisance) des masses d’étudiants prêts à exercer leur talent dans une société qui leur rendait bien leurs années difficiles d’étude.

L’université française n’a jamais été un monument parfaitement rôdé, mais l sortait de ces amphis les élites françaises, prêtes à accompagner la société dans ses mutations.

Demain seuls les enfants des élites pourront se former convenablement, et sans doute pas dans nos universités déclinantes.

A contrario, la question pourrait aussi être de savoir si la dimension particulière de nos facultés est bien ancrée dans la bonne perspective, à l’heure du numérique, des Mooc, et si nous ne devons pas en définitive considérer que l’enseignement magistral ou les td collectifs sont maintenant un système d’éducation obsolète. ( http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2009/01/23/mit-cours-magistraux-nont-plus-cote )

La lenteur de l’éducation universitaire passant d’ailleurs difficilement auprès des entreprises soucieuses de former ses futurs cadres et employés à moindre coût, mais surtout des personnes parfaitement formées en pratique, ce qui est très loin d’être le cas actuellement, malgré certains progrès.

Quant au contenu de l’enseignement, la encore, peut être serait il bon de s’interroger sur la formation en cours magistraux, qui, si elle a permis certaines interventions doctorales superbes et particulièrement intéressantes (zu Collège de France par exemple : http://histoire-education.revues.org/1829?lang=en ) est loin de préparer à la société nouvelle en création qui sera celle que devront affronter les étudiants munis du fameux diplôme (sésame) pour le travail que l’on espère d’eux.

Pourtant, à l’heure du numérique et des objets interconnectés qui permettent à l’étudiant de savoir avant le professeur ce que celui va énoncer, ou d’approfondir en dehors de lui un partie de son discours librement et en toute indépendance (ou à jouer aux relations « amicales » sur Facebook en plein amphi), il serait sage de s’interroger sur une éducation nationale qui privilégie l’objet au contenu, (http://communicationsetinternet.wordpress.com/2014/02/26/cours-magistral-apprendre-a-disparaitre-et-a-ne-rien-faire-a-lere-de-la-technique/ ) contenu d’ailleurs de plus en plus soupçonné d’être particulièrement partial, et critiqué pour vouloir déformer la pensée, ou parasiter le discours.

Et par conséquent d’admettre ou pas de la nécessité urgente de donner les moyens à l’université, malgré son quasi immobilisme éducatif en conservant un cadre éducatif magistral ouvrant sur le monde, à un rythme peut être dépassé mais nécessaire pour une parfaite assimilation et une découverte paisible des concepts nécessaires à la formation de l’esprit, ou bien de changer carrément de méthode en privilégiant l’apprentissage personnel et personnalisé, qui pourrait avoir le mérite d’offrir une formation sans égale tout a u long de la vie.

 

Accessoirement, je me suis toujours ennuyé en philosophie (malgré l’intérêt des cours magistraux de mon premier professeur de terminale, que je salue au passage) mais j’en ai retiré un intérêt passionné pour certaines formes d’esprits et de matières ….plutôt scientifiques…..et en faculté de droit, ou les cours magistraux étaient souvent d’un ennui captivant (sauf l’un sur les relations internationales offert aux étudiant de première année en Martinique dans les années 1980 par un professeur de Trinidad qui savait captiver son auditoire ) et desquels j’ai sans doute réussi à retirer une impression générale ou une tournure d’esprit….sans doute….mais dont je n’ai rien retenu.

En revanche Descartes, Platon Freud, Kant ont empoisonné mon cursus, mais il m’en reste quelques notions, peut être bien pâles, mais persistantes tout de même.

Il n’est pas certain ne définitive que la structure de la formation soit si importante, mais bien la personnalité du formateur (ce qui est vrai pour un cours magistral ou un cours de technologie…)

 

L’éducation, un modèle du genre.

lundi 17 février 2014 47

Malgré ce titre accrocheur, il ne sera pas ici aujourd’hui question de la théorie de genre si décriée ou si discutée dans nos médias actuels et par nos intellectuels de tout poil.

Que d’encre a coulé (enfin de l’encre …électronique en premier lieu) depuis que sortit cette rocambolesque histoire ou nos chères têtes blondes seraient selon les un soumis à l’apprentissage d’une sexualité débridée et à l’inversion des rôles actuellement encore bien compris dans notre société, et selon les autres simplement appris à faire fi des différences physiques ou autres.

Qu’il me serait agréable d’entendre et lire autant de propos sur notre belle éducation, le système français que le monde entier nous enviait.

Nous en sommes à plusieurs générations d’écoliers ne sachant pas lire ou écrire correctement, ou compter correctement.

Si tout le monde n’avait pas son certificat d’études ou son baccalauréat, la plupart d’entre nous savait ses tables de multiplication , ses départements, ses conjugaisons, et pouvait lire  à peu près correctement et écrire de la même façon.

Que l’éducation puisse tester de nouvelles méthodes éducatives, pourquoi pas ! Des générations d’écoliers en firent les frais avec l’étude des mathématiques (ce qui permit à un grand nombre d’étudiants d’arrondir leurs fins de mois grâce aux cours particuliers afin d’éclaircir une matière qui était tout sauf simple, sortie des dessins aux tableaux de patates illustrant la théorie des ensembles).

Que l’on n’ait plus besoin d’apprendre par cœur, on peut en discuter avec la génération de l’internet et du mobile.(à mon avis personnel, apprendre par cœur les bases est une nécessité aussi bien éducative que physiologique, mais la aussi le débat reste ouvert).

Mais que l’on soit capable d’enchaîner les réformes de l’éducation nationale, sans se poser de question aucunement, et laisser un nombre de plus en plus important de personnes incapable de lire ou d’écrire, ou compter sans s’interroger sur notre système d’éducation de nos chères têtes blondes (mais aussi sur notre capacité à rattraper nos erreurs mais ce serait un autre débat , celui de la formation professionnelle, bien en panne), c’est totalement inacceptable.

Mais la question de l’apprentissage de la formation, est ce vraiment (malgré les sommes énormes englouties dans le ministère de l’éducation nationale) une volonté établie sans faille malgré les discours tous bords confondus des gouvernements successifs ?

Je n’en suis pas certain, et plutôt dubitatif.

Car l’éducation, la connaissance, c’est l’ouverture sur le monde, l’ouverture au monde.

C’est un brûlot explosif et il n’est pas flagrant, malgré tout ce qui peut être affirmé que c’est vraiment la volonté établie de notre état démocratique.

Et pourtant l’éducation, c’est  apprendre à vivre ensemble, apprendre la tolérance, et comprendre le monde dans lequel l’on vit.

C’est le fleuron d’une démocratie bien sentie.

C’est pourquoi les signes actuels de l’appauvrissement éducatif (et ce malgré les ressources actuellement proposées que ce soit les bibliothèques ou internet) commencent à être inquiétants.

Chacun a droit à une éducation, c’est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’hommes. Et son but est multiple mais en tout cas pas simplement de donner le vernis culturel pour briller dans les salons parisiens, mais permettre d’avoir un regard sur le monde, et tenter de le comprendre.

On en est loin. Les signes d’un appauvrissement culturel, d’un vide éducatif, et d’un fossé intergénérationnel deviennent inquiétants  et particulièrement  visibles.

Il suffit de parcourir les forums sur internet, de lire les appels à la haine, à la violence, au déni de l’ordre établi, aux diverses guerres saintes (dont les tenants de la théorie du genre sont un exemple; mais l’on pourrait aussi parler du schisme en Amérique entre les tenants de la théorie de l’évolution de Darwin

(http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/04/la-theorie-de-l-evolution-rejetee-par-plus-de-la-moitie-des-republicains )

pour comprendre que notre société est fortement impactée par la pauvreté éducative et la faiblesse culturelle exponentielle qui fait le lit de tous les  démons et instincts primaires.du genre humain ( le succès de certaines émissions de télé réalité ou de l’appauvrissement des programmes commerciaux en est l’illustration, alors même que la télévision et les médias pourraient être un formidable vecteur éducatif).

Mais il y a plus grave encore.

Les Etats Unis sont en train de mettre un terme à la plus formidable avancée de tous les temps qui allait permettre à l’ensemble des êtres humains de s’affranchir de l’école ou tout au moins, d’avoir accès à la formation, librement, gratuitement , démocratiquement. Gageons que l’ami des Etats Unis qu’est la France va suivre l’exemple de son puissant allié.

En effet, les Moocs (ces cours en ligne libres et accessibles à tous), la révolution de ce siècle dans la progression des peuples vers la liberté et la connaissance, ne sont plus autorisés vers certains pays ennemis des Etats Unis ( http://format30.com/2014/01/29/les-moocs-sont-ils-des-armes-de-destruction-massive-interdits-iran-cuba-soudan-syrie/ ).

Comme l’écrit l’auteur de cet article ci dessus, ce n’est pas aller vers l’amitié et l’échange entre les peuples.

La connaissance est un droit, l’éducation aussi. Et ce ne doit pas être négociable.

Un pays qui refuse à certains le droit à l’éducation (surtout envers des populations très défavorisées) n’est plus une démocratie. En tout cas, c’est un pays qui foule les droits de l’individu du pied, et écrase toute velléité des peuples à s’élever.

Ce n’est pas le premier signe d’un écart envers les droits inaliénables de l’humanité, et des citoyens de ce pays pourtant si beau et qui souffre actuellement.

La surveillance des communications au niveau mondial par la Nsa en est un autre. Comme bien d’autres encore…

Mais si nous devions copier ce refus de donner libre cours à l’éducation à des populations de pays « ennemis », pourquoi ne pas décider demain de refuser à la plupart des gens cette éducation pourtant nécessaire pour s’élever, non pas au dessus de sa condition, mais s’élever tout court et accéder à la connaissance ou au moins à une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons.

Pour en revenir à l’éducation nationale, il serait plutôt temps pour nous de faire un bilan au lieu d’une énième réforme qui va gâcher les chances de générations d’enfants.

Mais je doute que ce sera à un moment la politique choisie.

Les futurs citoyens de la France seront ils des citoyens éduqués ou bien des bannis de la culture et du savoir?

J’ai bien peur que ATD Quart monde avec ses bibliothèques de rue ait encore de beaux jours (ou tristes jours) devant elle

http://www.atd-quartmonde.fr/

Retroussons nos manches !

jeudi 24 janvier 2013 23

Je dis aujourd’hui stop.

Je vous préviens je commence ce  billet, mais il ne sera pas terminé avant longtemps. Car j’ai décidé d’élever la voix (au figuré bien sur) et d’exprimer tout ce que je me suis refusé d’énoncer toutes ces années.

Nous sommes à un tournant. Un tournant de civilisation, un tournant du modèle économique du monde occidentalisé mais aussi du monde oriental, un tournant de société, un tournant dans les relations internationales, un tournant de religion, un tournant de la science  un tournant de la vie elle même et un tournant de la vie.

Nous sommes tellement dans le tournant que nous en sommes immobiles comme une voiture qui vient juste de freiner pour négocier le virage avant d’accélérer pour entamer la seconde partie et en sortir, à moins qu’arrivés trop vite nous partions dans le décor.

Et maintenant ? Nous faisons quoi ?

 

Nous continuons avec nos oeillères ?

Ou nous retroussons nos manches ?

L’éducation. Les difficultés d’apprentissage, l’échec scolaire, le retard des enfants, les difficultés des classes surchargées, des quartiers difficiles, les enfants laissés pour compte ou en dehors du parcours scolaire. Et tout au long de la vie ?

Les enseignants ont peut être raison, je n’en sais rien (ou plutôt si je me doute). Mais je ne suis pas assez calé pour reprendre une réforme qui mélange rythmes de travail, chronobiologie, croissance de l’enfant, difficultés parentales, et j’en passe.

Ce qui m’interpelle dans l’histoire c’est le devenir des enfants en échec scolaire. C’est le devenir de l’éducation nationale. C’est le devenir d’enseignants en plein doute ou mal être.

C’est ce qu’on veut faire vraiment pour que l’instruction ne soit plus une expression archaïque mais un mot à graver à nouveau au fronton de notre république, expression dont nous serons fiers si nous décidons de lui offrir un nouvel essor.

Et pour cela nous devons retrousser nos manches. Tous ensembles.

L’éducation ne s’arrête pas derrière les murs de l’école. Et n’est pas juste de la responsabilité des instituteurs ou professeurs.

C’est l’affaire de tous et de toutes. C’est d’abord une affaire de volonté, un désir qui doit venir non pas du haut, mais de la base.

Nous en avons les moyens. Pour le moment, bientôt ce sera impossible.

Toutes les technologies sont aujourd’hui présentes pour mettre en place un ensemble de cours et de formations pour tous les publics, sur une base publique, auxquels pourraient participer tous ceux qui en ont les capacités, et qui le veulent, c’est à dire plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont soit la connaissance, soit les moyens d’apporter ou traduire les méthodes pour apprendre.

Et puis il y a tous ces retraités, jeunes ou moins jeunes, dont les connaissances sont encore fraîches, ou qui ont le désir de donner de leur temps.

Matériellement, un encadrement est nécessaire.

Mais tant de salles sont inoccupées dans la journée, la soirée, le weekend qui pourraient  être utilisées pour offrir de l’éducation complémentaire.

Tant d’enfants ont besoin d’être gardés, conseillés, aidés. Le problème de la garderie après l’école pourrait être facilement réglé par l’utilisation de personnes désireuses de donner ou proposer leurs services.

Techniquement qu’est ce qui empêche le service public audio visuel de proposer des cours en vod (vidéo à la demande)  gratuits ? ou sur internet?

Enfin revenons à la base : la lecture et l’écriture. Et le calcul mental. L’apprentissage par la répétition, et le contrôle continu immédiat.Et pas la méthode globale ou les wagonnets grammaticaux….

Mais surtout, il nous faut tous avoir une envie, une volonté d’enseigner, d’éduquer et de transmettre cette envie aux jeunes générations.

Nous devons aider les jeunes (et les moins jeunes) à progresser ou rattraper leur retard.

Nous pouvons encore y arriver, et redonner de l’espoir à tout le monde. Enfants, parents, seniors.

Et inventer la nouvelle génération, dans les pas de Jules Ferry. Afin que cette avancée sociale redevienne le modèle mondialement copié et admiré.

 

Informatique à l’école

samedi 28 novembre 2009 331

Je publie ici un communiqué de l’EPI qui permet une mise à jour de mon article http://vousenpensezquoi.fr/2009/09/19/la-navrante-histoire-du-flop-de-leducation-nationale-dans-le-plan-informatique-et-maintenant-les-netic/

« Cela permettrait également de mettre en place pour la classe de seconde, dès la rentrée 2010, un « enseignement d’exploration » en informatique (actuellement absent de la liste proposée), avec une montée en charge et une généralisation progressives. L’informatique, et les technologies numériques en général, étant des composantes de la culture générale du citoyen, leur enseignement doit être proposé au plus grand nombre. »

Il est dommage que cet enseignement ne voit le jour que dans deux ans. Dans deux ans il sera trop tard. C’est aujourd’hui que nous devons mettre mettre en place les outils de demain.

A quand un plan informatique pour tous pour tout le monde, toutes les populations ; jeunes et moins jeunes et personnes âgées?

Comment pourrions nous nous passer de l’émergence des talents informatiques ou de l’expérience de nos ainés quand on voit comme ceux ci se sont appropriés l’outil informatique.

L’école privée payée par le contribuable ?

samedi 26 septembre 2009 268

C’est ce que nous laisse entendre cet article paru dans le Monde.

Les écoles, les lycées se videraient au profit de nouvelles écoles privées, plus sures ou plus élitistes.

Ne devrions nous pa s être ravis de cet exode, au contraire?

Si effectivement , des places sont libres dans des collèges devenus trop grands, utilisent au contraire ces possibilités qui nous sont offertes pour mieux accueillir ces nouveaux laissés pour compte, dont les parents ne peuvent financer une éducation privée, afin de leur donner leur chance et une éducation particulièrement riche et complète.

Donnons nous le temps d’une génération pour tenter de voir les résultats de ce nouveau comportement de l’éducation, ce qui permettra de comparer effectivement l’excellence de deux systèmes éducatifs totalement différents et inconciliables.

Ne fermons pas ces établissements, utilisons les plutôt pour offrir savoirs et accompagnements à de nouvelles populations qui ne demandent qu’à mieux apprendre : chômeurs, étrangers et salariés, ainsi que les jeunes qui veulent s’offir plus de formations spécialisées, à la carte.

Enfin, nos anciens pourraient profiter eux aussi d’un système éducatif qui pourrait tirer un enseignement de l’expérience de nos ainés et le conserver.

Ne boudons pas notre plaisir, au contraire. Usons d’un système éducatif libéré, ouvert, et prêt à s’investir.

C’est aussi la chance d’une nouvelle société, d’un nouveau dynamisme, d’une nouvelle dynamique.

La Navrante histoire du flop de l’éducation nationale dans le plan informatique et maintenant les netic

samedi 19 septembre 2009 261

Ne revenons pas dessus : le plan informatique pour tous dans les années 80 devaient porter la France loin devant les autres pays (en commençant par rattraper notre retard !)  et préparer nos futurs petits génies.

Ne revenons pas sur cette désagréable expérience, ce gâchis de l’argent public pour l’achat de machines périmées avant d’être achetées, la non préparation des enseignants, mais aussi la non préparation complète des équipes, des salles, et le discours particulièrement mercantile qui s’ensuivit, obligeant les parents à suivre des technologies qui les dépassaient.

Heureusement, nos enfants se sont débrouillés sans l’éducation. Il n’est qu’ à voir aujourd’hui leur démonstration de l’utilisation de l’ordinateur pour leurs activités personnelles, les génies qui se sont formés seuls et par gout dans ces diverses techniques. L’éducation nationale a laissé faire, n’a même pas suivi.

Les ordinateurs achetés à grands frais sont devenus obsolètes, relégués dans les placards.

Aujourd’hui nous arrive une nouvelle idée superbe de l’éducation nationale, qui aurait du être mise en place bien avant.

La disponibilité des cours en ligne.

Une grande avancée, nous dit le ministre, un formidable potentiel.

C’est vrai. C’est non seulement cela, mais bien plus encore.

C’est une nouvelle société de l’éducation qui pourrait voir le jour. Avec la possibilité pour tout un chacun de reprendre ses études bondonnées en cours de route, la formation en cours du soir revisitée, l’aide aux migrants possible à tout moment, l’essor de structures et formations pointues, la création de cours magistraux pointus et techniques dont nous pourrions proposer la disposition aux autres pays moyennant royalties.

Mais pour cela, il faut des moyens :

Techniques : en particulier des serveurs puissants aptes à supporter l’afflux des demandes.

Humains : l’éducation par soi même en autodidacte est une possibilité, mais rien ne remplace l’éclairage et les précisions d’un éducateur, d’un professeur.

Et donc technologiques : tout est possible, mais tout reste à découvrir et à faire : une organisation conséquente doit être mise en place pour accueillir virtuellement ou physiquement, à tous moments, grâce à des équipes motivées et des équipements de pointe (caméras, tableaux blancs virtuels, casques, 3 d, et d’autres technologies encore à découvrir), les personnes prêtes à s’investir mais ayant la demande d’être guidées.

Nous pourrions relever ce défi; un défi créateur de richesses, d’expériences, de diplômés monstrueusement capables.

Un défi créateur de techniques, de technologies.

Un défi rassembleur; un projet de société qui rassemblerait enfin toutes les couches de la population, toutes les strates, que ce soit les banlieues, les handicapés, les zones rurales, les prisonniers…

Oui, mais voila, encore faut il plus qu‘un effet d’annonce; il faut une volonté politique. Nous ne l’avons pas aujourd’hui, car nos politiques en sont encore à essayer de comprendre à quoi sert une souris. C’est ce qui risque de nous arriver encore une fois : la montagne accoucher d’une souris….

L’académie en ligne est ici.

Hadopi et enseignement

jeudi 10 septembre 2009 252

A l’heure ou la pandémie ne menace plus mais s’installe en notre pays (un mort ce jour), une intéressante réflexion remet en cause la loi Hadopi qui a tant fait couler d’encre.

En effet le fait de bloquer en punition l’accès à internet pendant une certaine durée implique évidemment que l’ensemble des membres du même foyer seront concernés.

Et donc les enfants qui ne pourraient en ce cas accéder à un système éducatif relié au réseau. Ce qui remet en cause le droit à l’éducation égale pour tous.

Ce qui pose aussi la question du devenir d’internet, de la pensée politique de ceux qui votent la loi, prétextant punir pour la sauvegarde d’intérêts économiques qu’il va falloir penser à revoir. Le modèle économique actuel qui rémunère les auteurs en fonction de la vente d’un produit matérialisé est moribond.

Il va falloir penser à un autre système de rémunération, collectif et global.

Le téléphone portable, l’ultime outil éducatif ?

vendredi 4 septembre 2009 246

Un article du Monde propose LEMONDE.FR | 04.09.09 | 18h49 « rallumons les téléphones mobiles dans les classes ».

Et pourquoi pas ?

Enfin une proposition innovante et venant à point.

Nous sommes pourtant en retard si l’on compare les différentes expériences dans les autres payas du monde.

L’utilisation du téléphone portable est bannie pour deux raisons dans le système éducatif français :

  1. Le dérangement, les conversations pendant les cours, le bruit des onneries etc…Cette question ne peut être réglée que par une prise de conscience éducative morale et civique : la liberté ne peut commencer qu’autant que l’on ne dérange pas les autres. Aujourd’hui c’est le rôle des parents et des éducateurs qui doivent treprendre à leur compte certains concepts éducatifs oubliés depuis les années 70 et la liberté apprises rapidement par les parents dans les années 60 et les hippies…Ve n’est pas le rôle de l’école exclusivement, c’est le rôle de la société de jeter à nouveau des bases d’éducation pour redonner un sens à l’éducation, la rigueur, l’apprentissage, mais sans la répression, la censure qui va avec habituellement.
  2. La peur de la tricherie, du fait des équipements de plus en plus puissants, quasiment du niveau des ordinateurs performants, doublés de connexions internet particulièrement fines, permettant à de jeunes gens ingénieux de pouvoir se donner les moyens de réussir contrôles et examens.

La solution ne peut venir d’un bannissement de ces instruments, qui auront toujours droit de cité, d’une manière ou d’une autre; avec le risque d’ailleurs d’une trop grande rigueur et la perte complète de l’attention de l’élève ou de l’étudiant, focalisé sur son jouet technologique, et prêt à tout à la fois défiant l’autorité éducative pour conserver son instrument de liberté, et devant ses copains pour ne pas perdre la face.

L’utilisation des téléphones portables dans les classes, alors même que l’expérimentation du cartable électronique s’étiole, les enseignants ne voyant pas l’intérêt de ce nouveau moyen, et ou le placer dans leur formation, est à prescrire absolument et à conseiller fortement.

Aujourd’hui l’apprentissage, la rigueur, l’étude, ne sont plus des mots qui parlent. La facilité, le plaisir immédiat parlent beaucoup plus.

Autant la communication s’est développée par la téléphonie mobile, autant la pauvreté des échanges entraine un désaveu de la part du corps professoral.

Pourtant, dans son jeune age, l’enfant adore apprendre en imitant. Et cherche à comprendre. Il n’y à que voir l’enfant jouant avec des cubes, un puzzle….Les apprentissages sont facilités par l’impression de jouer; les premiers ordinateurs jouts reprenaient ce concept.

Il nous faut aujourd’hui progresser de la même manière avec l’outil portable.

Car si chaque adolescent sait se servir des touches de son téléphone, et envoyer sms et tchatter sans diffciulté, il lui est plus difficile de comprendre les finalités d’une encyclopédie en ligne ou d’un moteur de recherche.

Quant à comprendre qu’il lui faut garder son propre jugement,; sa perspicacité face aux inforamtions affichées, c’est un autre apprentissage.

Pourtant, l’émulation, la camaraderie, le groupe devrait permettre de proposer de nouvelles solutions éducatives, et affirmer le rôle de l’éducation non seulement à l’école, mais en fait à tous moments de la vie. Sans que cela soit vécu comme une corvée.

Le succès de google earth ou maps permet d’augurer par exemple d’une nouvelle race de jeune gens enfin à l’aise avec la géographie…

Au lieu de combattre ces nouveaux moyens de communiquer et d’apprendre, pourquoi ne pas au contraire s’appueyr sur eux pour élaborer de nouveaux moyens d’éducation?

A terme la recherche rapide sur ce chemin nous permettrait de prendre de l’avance et de proposer des solutions

  • techniques (terminaux appropriés transportables partout, nouveaux réseaux performants),
  • technologiques (nouveaux systèmes de communications rapides),
  • et des applications industrielles innovantes (nouveaux accus par exemple pour des terminaux gourmands en énergie)

En parallèle il nous faut aussi penser aux nouvelles applications possibles de terminaux mobiles performants : surveillance de locaux, de systèmes industriels, de personnes agées. Conférence à plusieurs, pilotage de robots, de systèmes domotiques. (certaines solutions balbutiantes existent).

Nous avons des possibilités, des propositions et des axes de développements possibles qu’il nous faut attrapper avant que d’autres s’en emparent. Nous pouvons créér les richesses dont nos jeunes auront besoin, et proposer de nouveaux outils industriels pour compenser l’hégémonie actuelle des pays asiatiques.