L’école privée payée par le contribuable ?

C’est ce que nous laisse entendre cet article paru dans le Monde.

Les écoles, les lycées se videraient au profit de nouvelles écoles privées, plus sures ou plus élitistes.

Ne devrions nous pa s être ravis de cet exode, au contraire?

Si effectivement , des places sont libres dans des collèges devenus trop grands, utilisent au contraire ces possibilités qui nous sont offertes pour mieux accueillir ces nouveaux laissés pour compte, dont les parents ne peuvent financer une éducation privée, afin de leur donner leur chance et une éducation particulièrement riche et complète.

Donnons nous le temps d’une génération pour tenter de voir les résultats de ce nouveau comportement de l’éducation, ce qui permettra de comparer effectivement l’excellence de deux systèmes éducatifs totalement différents et inconciliables.

Ne fermons pas ces établissements, utilisons les plutôt pour offrir savoirs et accompagnements à de nouvelles populations qui ne demandent qu’à mieux apprendre : chômeurs, étrangers et salariés, ainsi que les jeunes qui veulent s’offir plus de formations spécialisées, à la carte.

Enfin, nos anciens pourraient profiter eux aussi d’un système éducatif qui pourrait tirer un enseignement de l’expérience de nos ainés et le conserver.

Ne boudons pas notre plaisir, au contraire. Usons d’un système éducatif libéré, ouvert, et prêt à s’investir.

C’est aussi la chance d’une nouvelle société, d’un nouveau dynamisme, d’une nouvelle dynamique.

Analyser, compiler

S’il est une science dans laquelle nous ne sommes pas en avance dans notre pays, c’est bien celle la.

 

Aux temps de la guerre froide, existaient auprès des grands de ce monde des analystes, censés prévenir et prévoir l’avenir immédiat, en fonction des connaissances accumulées, et de leurs informations, à 12 heures près.

Cela ne serait plus possible aujourd’hui, du fait de l’avalanche d’informations complexes, liées et reliées entre elles qui interfèrent sur nos actes et nos vies.

Il était à peu près facile pour une personne sérieuse de passer son certificat d’étude et d’obtenir ainsi une culture générale qui fait rougir d’ignorance la plupart de nos contemporains; de nos jeunes en particulier.

Cela ne veut d’ailleurs pas dire que nos jeunes ne savent rien; Ils connaissent d’autres sujets, simplement, mais n’ont pas réellement une approche générale et complémentaire de l’ensemble de notre société.

Quand on voit aujourd’hui la reprise hors de son contexte d’un écrit concernant la sexualité enfantine de l’un de nos députés, sorti du contexte de l’époque, ou d’une phrase d’un discours du président américain, il y a de quoi être inquiet.

Surtout qu’aujourd’hui, un travail de journaliste digne de ce nom est grandement facilité par les nouveaux moyens de communications (les mêmes qui aujourd’hui se font l’écho de ces écrits non vérifiés et certainement non lus….). Il n’y a pas eu de vrai analyse de ces deux sujets, sinon des réactions à chaud, agressives ou ironiques, exacerbées sans la rigueur de l’analyse, de l’objectivité.

Les nouveaux moteurs de recherche émergents ont en train de prendre la place de nos réflexions, de nos cerveaux, sans que nous ayons à nous en soucier.

Pourtant dans le même temps, on nous demande d’assimiler de plus en plus, d’ingurgiter des pages entières de données, ans avoir le temps de même les assimiler, les comprendre.

Il n’est qu’à voir aujourd’hui la profusion de mels reçus dans nos boites, de documents ou sites internet à lire, voir, écouter dans le cadre de nos emplis, de nos activités.

Bien souvent, l’information est rédigée, parfaitement écrite ou transcrite, mais peu lue ou non lue, faute de temps et de moyens.

Une grosse partie de l’information disponible est écrite pour rien, ou peu de personnes.

En fait, je déclare en pesant mes mots, que de ce fait, de nombreux brevets ou inventions sont perdus qui pourraient nous faire gagner de nombreux marchés, de nouveaux marchés à conquérir ne le sont pas, et de nouvelles connaissances dont nous pourrions tirer profit soit perdues car enfouies à jamais sous le limon de l’accumulation de données.

Il est temps de créer une école d’analystes, compilateurs de notre temps.