Du nucléaire dans nos maisons, dans nos meubles?

Vous y croyez vous ?

Et bien oui c’est possible depuis l’arrêté SASP0910487A du 5 mai 2009, et pas qu’un peu.

Mais rassurez vous. Il sera pris en compte le ratio « les avantages qu’elle procure, notamment en matière sanitaire, sociale, économique ou scientifique, rapportés aux risques sanitaires inhérents à l’exposition aux rayonnements ionisants auxquels elle est susceptible de soumettre les personnes ».

Vous y croyez vous?

Quand on sait que nos poubelles nucléaires débordent?

Quand on sait que personne en France ne veut accueillir de nouveaux espaces de stockage de déchets qui perdent seulement 50% de leur nocivité en 24000 ans?

Vous ne croyez pas qu’on se moque un peu du monde ?

Utilisation de substances radioactives dans les produits de consommation et de construction 13 ème législature
Question écrite n° 11833 de Mme Marie-Agnès Labarre (Essonne – CRC-SPG)
publiée dans le JO Sénat du 28/01/2010 – page 171
Mme Marie-Agnès Labarre attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l’utilisation de substances radioactives dans les produits de consommation et de construction.

Selon l’arrêté n° SASP0910487A du 5 mai 2009, il est désormais possible pour les industriels de contourner l’interdiction d’ajouter des substances radioactives aux produits de consommation et de construction. Ces substances sont pourtant cancérigènes et mutagènes. Dès lors il est indispensable qu’elles restent dans les circuits contrôlés.

En France, cinq catégories sont protégées : les aliments, les produits cosmétiques, les parures, les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.
Tous les équipements destinés aux enfants ne sont donc pas pris en compte. Ainsi les landaus, poussettes, lits, vêtements, biberons ou encore tétines peuvent contenir des substances radioactives, lorsqu’ils sont réalisés à l’aide de plastiques contaminés en provenance de la déconstruction de centrales ou d’usines d’enrichissements.

Elle déplore donc vivement que cet arrêté permette la commercialisation de nouveaux produits incluant des sources radioactives.

Elle s’interroge aussi sur la légalité dudit arrêté. Aux termes de l’article 3 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, la décision concernée aurait dû être prise sous la forme d’un décret en Conseil d’Etat et non sous la forme d’un arrêté. Elle se demande donc si cet acte ne devrait pas être retiré par le Gouvernement, dans la mesure où la procédure semble irrégulière.

Elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour remédier à ces irrégularités et à aux dangers que représente cet arrêté pour l’environnement et la population.

Réponse du Ministère de la santé et des sports
publiée dans le JO Sénat du 20/05/2010 – page 1295
La possibilité de déroger à l’interdiction d’addition de radionucléides est prévue à l’article R. 1333-4 du code de la santé publique. Cette dérogation est prise en application de l’article L. 1333-1 du même code lorsque l’addition de radionucléides est justifiée par les avantages qu’elle procure, notamment en matière sanitaire, sociale, économique ou scientifique, rapportés aux risques sanitaires inhérents à l’exposition aux rayonnements ionisants auxquels elle est susceptible de soumettre les personnes. Ce n’est donc pas l’arrêté du 5 mai 2009 qui rend possible cette addition de radionucléides dans les produits de construction, les biens de consommation et les denrées alimentaires. Le seul objet de cet arrêté est de fixer la composition du dossier que les pétitionnaires doivent déposer afin d’obtenir cette dérogation et de préciser les conditions d’information sur les dérogations délivrées. Les dossiers de demande de dérogation, après instruction par la mission de sûreté nucléaire et de radioprotection rattachée au ministère chargé de l’écologie, doivent être soumis à l’avis de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) et du Haut Conseil de santé publique (HCSP). Le Gouvernement sera très attentif aux avis de ces instances avant de prendre toute décision.

La guerre économique sans merci que nous livrons, la grippe h1n1, le terrorisme absurde et honteux, la misère ambiante, le stress de l’après ne doivent pas faire oublier le plus important

Et c’est quoi le plus important allez vous me demander ?

Au risque de vous surprendre, pour une fois il ne s’agit aucunement de prévoir les lendemains des crises, ou préparer la lutte contre une pandémie qui en définitive à du mal à s’épandre (ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre), ou de’augmenter les moyens de la lutte contre le terrorisme mondial, la drogue ou l’alcool, les trafiquants, les bandits de tous poils, ou la lutte contre le danger du nucléaire militaire.

Il ne s’agit pas non plus de la lutte contre la pauvreté, les moyens à mettre en oeuvre pour atténuer la « sinistrose » ambiante.

Il s’agit plutôt d’un concept fondamental, qui, si nous ne nous décidons pas à le prendre en compte, et en mains (sans jeu de mot), pourrait sonner demain le glas de l’espèce humaine.

Heureusement qu’au jour d’aujourd’hui nous avons la faculté de nous prévenir de ce fléau grâce aux antibiotiques, et aux divers processus sanitaires,ou au réseaux d’alerte sanitaire.

Pourtant, nul n’en a conscience aujourd’hui. Mais si demain nous ne faisons rien, le risque que la question devienne cruciale pour notre avenir existera.

C’est un soucis qui tue déjà énormément de personnes dans le monde entier. Dans l’indifférence générale.

Et c’est une démarche qui n’est absolument pas prise en compte dans nos sociétés.

Les diverses études qui ont été faites démontrent à l’excès le manque de conscience de l’espèce humaine de la question.

La question est si fondamentale que cela est devenu une journée mondiale parrainée par les Nations unies : la journée mondiale du lavage des mains

La question n’est pas innocente : 64 des femmes se laveraient les mains au sortir des toilettes pour 32 % des hommes.

Les conséquences actuelles dans nos civilisations occidentales ne sont pas encore visibles, grâce à une panoplie de médicaments, vaccins, antibiotiques à spectre large.

Mais les conséquences sont catastrophiques dans divers pays en voie de développement, ou la mort frappe directement à cause de ce manque d’hygiène. Tant de morts pourraient être évités pour le prix le plus dérisoire de toutes les actions de prévention déja élaborées!

Seule manque une volonté politique. C’est le mérite de cette journée de nous rappeler de nous poser la question : nous lavons nous les mains correctement?

Cette question n’est pas du tout ironique, mais part d’un simple bon sens.

Mais avec les problèmes émergents de la répartition de l’eau, les manques criants d’hygiène dans diverses parties du monde mais aussi dans nos civilisations dites développées, et les difficultés actuelles à continuer à proposer des programmes de santé performants et de qualité, la question est bien d’actualité.

Si demain un effort réel n’est pas fait , et si les hommes (et les femmes) ne prennent pas conscience de la nécessité de prendre en charge leur hygiène, qui nous dit que demain nous pourrons faire face à une épidémie que les médicaments éventuels ne pourront pas contrer.

Une mort par diarrhées n’est pas utopique puisque 1.5 millions d’enfants en meurent chaque année, faute de soins simples.

Mais la population mondiale pourrait être visée.

Donc lavez vous les mains, dans un premier temps, et évitez de serrer la main de votre voisin, surtout en ces périodes de grippe,de plus!

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