Archive for the ‘attentat’ Category

C’était un 15 novembre 2015.

lundi 16 novembre 2015 319

Une promenade dans Paris. En milieu d’après midi.

 

Quelques réflexions….

 

En trois heures de promenade je n’ai vu que deux patrouilles, une de militaires, une de policiers, pas une voiture de police…..Avant d’arriver sur les Champs Elysées….Même place de la Concorde, quasi déserte (le jardin des tuileries fermé, la grande roue illuminée mais ne tournant pas) aucune patrouille particulièrement visible.

 

En revanche les bars, les restaurants, les rues sont pleine de gens, qui ne s’amusent pas, mais se promènent. Certains quartiers comme d’habitude sont littéralement remplis comme chaque dimanche de chalands.

 

J’entends même rire quelquefois, même si les gens ont le regard plutôt sérieux. Et attentifs.

Au contraire de Janvier, je trouve que les gens sont plutôt dans l’attente, moins près à aller les uns vers les autres, plus resserrés sur leurs liens privés, leurs proches.

Le 19 ème est toujours identique à lui même, bien que la place de la grande Halle de la Villette paraisse quasiment vide, les fast food et marchands alentours sont ouverts comme d’habitude et beaucoup de monde vaque à ses occupations.

En me dirigeant vers le Chatelet, je passe devant la Gaieté Lyrique (jardin devant grilles closes). Le quartier est très animé, la plupart des terrasses sont dressées. Ca fuse et bouge, bien que l’ambiance ne soit pas pétillante.

Beaubourg aussi est clos. Le quartier est plus tranquille. je prends la ligne 1 à Chatelet, Un message sonore indique que la ligne 4 est en partie fermée suite à un colis suspect. Aucun affolement.  La par contre les policiers sont présents.

J’arrive à La Concorde…..Cette magnifique place si animée. Quasiment personne. un car de touristes japonais perdu devant la grande rue. Quelques voitures passent sirènes hurlantes.La circulation elle est assez soutenue sur les voies rapides et la place elle même. Mais peu de gens ici. Sauf une voiture stationnée le long d’un trottoir, sans surveillance…

Je remonte vers les Champs, et à partir du rond point les patrouilles de policiers sont omniprésentes, montant et descendant une avenue vidée de ses hordes de touristes.

C’est hallucinant. Le Fouquet semble fermé. les cinémas le sont., la plupart des magasins et vitrines le sont aussi.

Quelques badauds, peu nombreux. Les pauvres femmes , pliées en deux et à genoux, immobiles, qui tendent leur tasse et espèrent, sans lever les yeux l’obole sont bien présentes, mais aujourd’hui détonnent dans cet environnement particulier : on les voit de loin au milieu de ces immenses trottoirs.

Les quelques sdf que je verrais le long du parcours aujourd’hui semblent amorphes, vidés, n’esquissent pas un geste, se con,tentant de le ver leur bouteille à la bouche (pour ceux que j’ai pu voir ce jour).

Les kiosques à journaux sont eux tous ouverts,  mais personne autour.Sans doute les gens ont ils achetés la presse ce matin, ou s’informent ils sur leurs tablettes ?

Je remonte les Champs, m’arrête au Quick, presque vide à 19h30!

A la flamme du soldat inconnu sous l’arc. je regrette de ne pas voir le drapeau en travers du monument, en berne. Les policiers sont là; quelques badauds (moins d’une dizaine.

J’apprends par un sms le mouvement de foule vers saint Paul…..J’avais eu dans l’idée d’aller par là tout à l’heure, mais j’ai préféré y aller dans la semaine pour me recueillir quelques instants. J’aurais pu être dans cette bousculade.

 

Je prends le rer pour revenir à Chatelet, quasi personne dans ces immenses couloirs et la rame. Chatelet est désert (ou presque). C’est hallucinant et vaguement impressionnant. je revois une équipe de policiers sur le quai de la ligne 11……

J’arrive Porte des Lilas. Pour une fois j’ai pu m’asseoir.

Et la plus rien. Pas une patrouille, pas un militaire.

Bien sur, on ne peut mettre un policier ou militaire à chaque coin de rue. Et même avec cinq mille militaires, on ne pourra tout contrôler et assurer.

Nous ne devons compter que sur nous même. Et ne pas penser à ce qui pourrait arriver. Car lundi, ceux qui envahissent Paris, les petites mains ou les cadres supérieurs, quels que soit leur moyen de locomotion, seront tous logés à la même enseigne.

Nous devons continuer à vivre, et pas avec la peur au ventre. La vie est plus forte que tout.Simplement il faut aussi la défendre.

Dans le métro, un couple, la dame enceinte avec quelques difficultés pour trouver une position confortable. Irradiant le bonheur. La vie continue, est en marche.

L’horreur ne peut s’oublier. Rien ne peut arrêter de penser à ce qui s’est passé, aux morts et à leurs proches.Mais nous ne pouvons vivre dans la crainte.

C’est bien pourquoi je rejoins notre président quant à la tenue de la Cop. Elle doit se tenir au moment prévu. Et nous verrons d’ailleurs qui sera la, quel message les émissaires des autres pays voudront donner.

J’apprends maintenant que nos forces armées ont bombardé la Syrie….

On va gloser sur cette intervention dans les jours qui viennent. Je donnerais mon avis personnel : c’est une erreur.

Pour les boute en guerre, cette action montre la détermination de l’Etat français. Certes. Et le président Hollande n’avait sans doute non plus pas le choix. Mais il s’en mordra les doigts. Nous aussi.

Je ne dois pas être grand devin en pariant que les attentats vont maintenant se multiplier (au moins les tentatives).

Nous allons devoir faire face à une véritable guerre qui ne dit pas son nom (au grand désespoir de De Villepin qui n’a sans doute pas tort…)

Et avec l’Etat d’urgence qui va entraver (pour la bonne cause ?) nos libertés, chacun va se regarder en chien de faïence en se demandant….

Nous allons devoir être vigilants, ne pas vilipender tout un chacun et faire des amalgames facile. Ce qui ne sera pas aisé. La surenchère dans le délire a déjà commencé. Il est un peu tard pour fermer des mosquées radicales, et les camps d’internements ne rappellent ils pas une autre époque ? Je pense à la seconde guerre mondiale, puis à l’exode algérien….

La France va payer le prix fort et n’en sortira pas grandie.

 

En attendant, prenez soin de vous et de vos proches.

 

Pour les images ce sera Facebook, j’ai des soucis pour les insérer dans l’article :

 

https://www.facebook.com/MaBruetOrka

 

Publicités

Le 7 janvier j’écrivais….

dimanche 15 novembre 2015 318

Le sept janvier 2015, le jour des attentats sanglants de Charlie Hebdo j’écrivais « Les futurs terroristes devront donc être des kamikazes, car ils sont certains de trouver eux aussi la mort. »

Si j’avais pu me tromper !

Malheureusement, les attentats d’hier confirment ma pensée de ce début d’année terrible.

Nous allons au devant de nouvelles atrocités qui sont le seul moyen d’expression possible (d’après eux) de certaines catégories de personnes.

Ce matin,Paris semblait paralysée.

Cet après midi, des scènes de recueillement  sur Paris mais aussi partout ailleurs.

Hier, le monde entier, ou presque se levait pour offrir à la France le plus beau témoignage qu’il pouvait lui offrir d’amitié et de compassion.

Lundi, toute l’Europe sera recueillie dans une minute de silence. Et le monde entier nous regardera;

Ce qui est le plus émouvant  dans ce malheur c’est les élans de solidarité grandioses qui voient le jour depuis quasiment le premier moment. Les gestes des premiers sauveurs, les donneurs de sang, les hommes et femmes en blanc qui sont revenus d’eux même travailler, les voisins, des gens qui ne se connaissent pas qui se parlent.

 

Et ils ont raison. Tout simplement raison.

 

Car la vie doit continuer. Le terrorisme ne passera pas. Un attentat arrivera peut être encore, malgré les mesures qui sont en train de se mettre en place.

 

Au delà des difficultés des mois qui viennent, au delà de la douleur, de la perte d’êtres humains, peut être nos femmes, nos enfants, nos conjoints,au delà de la politique politicienne (de l’indécence de certains tartuffes….), au delà des mots enfantés dans la douleur de ces moments qu’il m’est difficile de sortir tant les mots même forts sont peu pour rendre compte de ce qui vient de se passer, les gens, nos concitoyens, et les peuples du monde entier ont raison de vouloir montrer leur force, leur détermination, leur courage;

 

Ces attentats, cette nuit, rien ne pourra la faire oublier, et elle marquera notre histoire d’une pierre sombre.

Mais, comme je l’avais aussi écrit, rien ne pourra s’opposer au monde dit occidental dans sa lutte contre le terrorisme aujourd’hui aveuglément fanatique, de le combattre.

La guerre est déclarée. Nous allons la payer, très cher. Mais nous vaincrons;

 

Quant à moi, si je suis affecté par le malheur de familles endeuillées, et de toutes ces personnes traumatisées par ce qu’elles ont pu voir, entendre et subir (et je ne suis pas indifférent, loin de là), je suis dans un état de détachement extrême.

Je n’ai plus peur; je l’avais annoncé en janvier.

Bien sur, je ne sais pas et ne connait pas d’avance l’état dans lequel je pourrais être si j’étais pris en otage, et j’aurais certainement excessivement peur, sans doute serais je tremblant et apeuré, et très certainement j’aurais paniqué dans cette salle du bataclan. Je ne le conteste pas. L’émotion gouverne nos actes.

Mais malgré tout, et sachant pourtant que je pourrais souffrir, rien ni personne ne m’empêchera de vivre. Pas en France en tout cas. Ni ailleurs.

C’est bien pourquoi demain je serais dans la rue, dans Paris, pour une promenade dominicale, comme tant d’autres parisiens.

La peur ne pourra nous immobiliser ou nous contraindre. Ceux qui le croient n’ont pas compris que la démocratie sait se défendre quand c’est nécessaire.

Ensemble, nous sommes forts.

 

 

Lire l’article de Léa Bucci sur MadmoiZelle.comhttp://www.madmoizelle.com/attentats-paris-13-novembre-463157

 

 

Comme elle j’ai besoin d’écrire pour sortir ce qui est à l’intérieur.Et comme elle, je vous aime. Faites attention à vous.

Oui, Léa, nous sommes toujours là.

 

 

La noirceur de la haine ne passera pas. Avez vous peur ?

samedi 27 juin 2015 177

Ce qui vient de se passer, une fois de plus, cette horreur sans nom, de lâches indignes de continuer à vivre (pourtant je suis contre la peine de mort !), que ce soit ceux qui ont pratiqué ces attentats ou ceux qui les ont commandité, m’incité à m’exprimer.

Les attentats de janvier m’ont anéanti. comme beaucoup d’autres faits. (les émeutes raciales par exemple aux Etats Unis, les enlèvements d’otages un peu partout dans le monde) , mais aussi tant d’événements qui nous attirent vers la barbarie plus surement encore que la guerre ( comme les massacres d’émigrés par des passeurs inhumains, les répressions de tentatives de démocratie dans tant de pays…..).

 

J’étais sur la place de la République…étonné par ce peuple qui me surprendra toujours. Ebahi par l’ampleur de ce mouvement de refus de la violence.

Je me suis recueilli comme tant d’autres aux emplacements des attentats parisiens…..

Ce n’était rien, mais j’estimais devoir y être.

Que se passe t-il donc ce jour ?

En dehors des commentaires journalistiques et de ces images passées en boucle?

A mon sens il ne se passe rien.

Et c’est bien. C’est la meilleure réponse que nous puissions faire après avoir démontré la puissance de notre union.

Qu’une surveillance dans la région lyonnaise soit mise en place, pourquoi pas, à titre de précaution.

Mais il n’est plus nécessaire, à mon sens, de redéployer un dispositif national lourd et coûteux.

Pourquoi?

 

Tout simplement parce que nous avons gagné cette guerre qui ne dit pas sans nom

Certes, nous pourrions avoir peur.Et c’est normal. Une bombe, une rafale de mitraillette, un coup de couteau peut arriver n’importe quand, aujourd’hui, n’importe où. Nous pouvons craindre que cela nous arrive personnellement, ou à nos proches.

Et donc oui, je suis inquiet. De cette crainte irrationnelle qui en se commande pas.

Mais je n’ai pas peur.

Non, je n’ai pas peur.

Non, je n’ai pas peur. Je sais que cela peut arriver encore et encore, et à n’importe quel moment, n’importe où.

Mais je n’ai pas peur de lâches. Je n’ai pas peur de gens qui se terrent dans des cavernes, ou se promènent dissimulés, sous de fausses identités. Je n’ai pas peur de ces hommes ( malheureusement ils appartiennent à cette espèce) qui se cachent et envoient d’autres lancer bombes et cartouches, ou machines infernales.

Ils ne méritent pas ma peur, et encore moins mon respect. Car même si demain je peux être touché, et atteint dans ma chair, j’affirme que leur combat est perdu.

Je ne suis pas un héros. Je ne veux pas me battre. je n’aime pas la violence ; je n’aime pas être guidé par mes émotions, et ma testostérone.

Mais je sais que je n’ai pas peur. Malgré les risques.

Car nous avons réussi à surmonter cette peur. Nous avons prouvé que nous savions nous unir pour l’essentiel. Et continuer à vivre.

Et nous allons le prouver.

Certains le prouvent déjà, en se rendant aujourd’hui en Tunisie si durement touchée hier.

Je suis moi aussi prêt à séjourner en Tunisie, ou tout autre pays ou la violence est présente. et ou les attentats pourraient survenir.

 

Je peux avoir peur, mais la haine ne peut pas gagner.

Nous sommes tous responsables. Mais unis, nous gagnerons contre la barbarie. Et Charlie continuera.

 

Quand je le pourrais j’irais en Tunisie. Sans aucune appréhension.

 

Et vous?