Souffrir est il juste ?

Sophie Sophie, mais encore Claire, Julie, Brigitte, Marc, Laurent, Phil, Marie, Mohamed, ou Soumare, Asha, Arya, Isabella, Emma, Emilia, Pat, et Georges, Davi ou Sophie, Francoise, Maryline, Narjes, Stéphanie, vous tous et toutes, et surtout tous ceux et celles que je n’ai pas cité, c’est à dire tous ceux concernées de près ou de loin. Et enfin pour les Narcisses, Violettes, Capucine, Amandine, Cerise, et bien sur Fleur…

J’entends ce message depuis tant d’années, fait de douleurs, d’épuisement, d’incompréhension, de lassitude et de ras le bol. Qui est de plus en présent sur les réseaux, et augmente avec chaque année de recul de l’espoir, et la progression de la maladie.

Et j’aimerais pouvoir en prendre le fardeau et vous en délaisser. Si je le pouvais je le ferais.

Je le ferais avec le sourire, et avec joie. Avec tendresse, avec bonté, avec douceur. Je le ferais pour vous en priver, vous offrir enfin le délassement, l’apaisement, et le calme auquel vous aspirez.

Souffrir, encore et toujours, sans répit aucun, vivre dans les douleurs continuelles, épuisé et et anéanti, même si devant l’autre on tente de rester bravache, au bout du compte est ce vivre?

Régulièrement, on évoque l’euthanasie, qu’il ne faut pas éviter d’évoquer, le suicide, dont il faut aussi parler, la lassitude d’une vie triste et morne, sans amis qui fuient devant les personnes malades ou handicapées, de la famille qui ne comprend pas, et l’on s’enfonce dans une sorte de fierté épuisée, ou il est plus facile de faire semblant que d’expliquer et tenter de faire comprendre à l’autre, dont on n’a l’impression qu’il ne veut pas comprendre, faire l’effort de comprendre, (mais est ce vraiment cela, ou ne serait ce pas plutôt une peur certaine ?), et on s’enferme dans une régression qui amène encore plus douleurs, fatigue, mal-être , épuisement, et déficit complet pour l’organisme et le cerveau.

La positive attitude ? Essayé ….

Le sport? Tenté….

Le médicaments ? L’horreur…..

Le cbd? ….

Les jeunes, hypnose, plantes, yoga, et autres, les thérapies d’acceptation, celles de reconditionnement, les propositions de soins alternatifs…..tout, et plus encore, vous avez essayé. (au passage pour les nouveaux, avant d’essayer, demandez ici, vous gagnerez du temps, même si nous avons mille fois la même question nous répondrons, vous êtes tous et toutes dans cette démarche d’aide et d’ouverture d’esprit sur ce groupe). Pour rien, ou si peu.

Aujourd’hui reste la solitude, le désespoir, la mortification, et l’incompréhension.

Pourquoi moi ? L’acceptation est un passage difficile, et peut y sont arrivés. Mais c’est nécessaire pour un apaisement.

Pourquoi pas l’autre ? C’est revenir à la question première : pourquoi j’existe ? Il n’y a aucune réponse valable, dans un cas comme dans l’autre. Sinon, cette composition complexe qui fait que vous êtes, vous, unique, avec vos singularités et différences, tout en étant aussi vivants. Accepter c’est trouver la sérénité.

Pourquoi vivre ? C’est vrai qu’il peut paraitre facile de quitter le monde (pas si facile en fait quand le moment arrive et c’est sans doute tant mieux, encore l’un des mécanismes de protection du cerveau), et la question peut être posée, ou se poser.

Et c’est bien la question la plus importante. Pourquoi vivre? Pourquoi lutter, pourquoi combattre?

Et surtout pour quoi faire quand on croit ne plus pouvoir rien faire ?

Ai je la réponse à cette question? Non.

Ou plutôt si, mais c’est la mienne. Je suis persuadé que nous sommes venus au monde pour une raison. Qui est la vie. (la vie s’accompagne inéluctablement de la mort, c’est le seul point terminal sur lequel personne n’a aucune prise, alors que la naissance peut être contrôlée, même dans le monde sauvage).

Avons nous besoin d’autre chose comme raison? C’est si merveilleux. Si beau en soi, si prodigieux, si extraordinaire. Si sublime.

Vous rappelez vous vos enfants, tout bébé, les premiers jours? Ou vos petits enfants, leurs premiers jours?

Si confiants, si fragiles, et pourtant si forts. Car il en aura fallu du courage pour venir au monde.

Alors oui, ensuite la vie a remplacé la joie des premiers jours, au fil des années l’innocence s’épuise, et les règles sociales et morales marquent au fer rouge la matière vierge de l’enfant. Pour en faire un homme ou une femme. Je n’invente rien. Vous le savez.

Et il souffre cet enfant devenu grand, cette petite fille qui se rêve princesse et attend le prince charmant.

Mais l’un et l’autre vivent, au fil du temps , des années, bon an, mal an, ou ils survivent pour les moins chanceux.

Mais s’ils se retournent en arrière, ils voient une vie bien remplie, souvent, non pas celle espérée, mais par celle réalisée.

Las à un moment, la baraka a arrété sa danse et le mauvais œil est arrivé. La méchante sorcière a commencé son œuvre sur vous. Et on en revient à la question…pourquoi moi ?

Il n’y aura pas de réponse. Le jeu de la vie n’est pas forcément drôle, ni amusant, même si souvent on en rit. Et on en profite. Jusqu’à ce que….

Pourquoi moi? Est ce la bonne question?

Et si on se posait la question autrement ? Que dois je faire maintenant, que dois je faire autrement ?

Le cours de la vie continue, toujours aussi inéluctable. Sur lequel vous n’avez pas prise.

Et maintenant vous avez le choix.

Soit faire comme dans le vieil homme et la mer ( Hemingway ), tenter le pari de la réussite.

Ou comme dans le lion (Kessel) croire que changer de vie offrira des opportunités meilleures. Ou stoppera la déveine d’une vie complexe.

Ou bien, vivre. Vivre pleinement, complètement, parfaitement.

Aides toi et le ciel t’aidera est il écrit. Cela veut bien dire ce que cela veut dire. Vous avez le contrôle.

Et vous oubliez tous et toutes une petite chose, que je n’arrête pas de remettre sur la table : vous êtes d’une force prodigieuse. D’une capacité à rebondir extraordinaire, d’une résilience monstrueuse, et vous êtes de formidables machines à ressources coping.

Si comme Sophie , ou Marc, ou Julie ou…. à un moment, vous doutez de vous même, c’est toujours pour rebondir. Vous ne vous laisserez jamais aller, jusqu’au bout. Et c’est ce qu’il faut faire.

C’est dur, difficile, fatiguant, douloureux, épuisant et injuste. Mais tant que vous conduisez, personne, et surtout pas la maladie ne gagnera.

Alors oui, des moments de blues, mais plus encore des moments de détente, sont nécessaires. Et recharger les accus en faisant fi de tout, vraiment de tout, à un moment peut être nécessaire. Afin de se recentrer sur soi, soi même.

N’est ce pas l’essentiel? Ne vous en privez pas, et ne vous justifiez pas.

Et vous avez la chance en plus de pouvoir décharger ici votre lourd fardeau. Ce partage vous permet ensuite de le trouver légèrement moins lourd.

Quand les soldats n’en peuvent plus, à l’entrainement, qu’on les poussent au delà des limites, l’esprit de corps, la fusion dans la même tâche, et le chant les fait toujours se surpasser.

Sur le champ de bataille de ce monde, c’est la vie qui est en jeu. La votre. Protégez la. Portez la. Soyez fiers et fières de vous. Vous êtes les meilleurs.

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