Archive for novembre 2015

Liberté.

vendredi 20 novembre 2015 323

IMG_4179Aujourd’hui, j’ai eu envie de revenir vers les deux endroits incontournables de la vie française, politique et syndicale en particulier, historique certainement;

 

La place de la Nation et celle de la Bastille;

 

Je ne sais pas si c’est le quartier qui veut ça, ou si la vie reprend son cours, mais j’ai trouvé un frémissement dans les comportements. Quelques éclats de rire, quelques bousculades bon enfant.

Et même au retour sur la même ligne que la veille, la 11, bien que ce soit plus diffus comme sensation.

 

Encore une fois, je n’ai vu qu’un policier place de la Bastille, bien que j’ai fait à pied tout le cours e Vincennes, puis le boulevard jusqu’à la Bastille…..

 

Énormément de vigiles disséminés un peu partout, en revanche, et ce quelle que soit la taille du commerce.

 

Je voulais rappeler que si notre nation existe, c’est bien grâce à une certaine révolution, qui nous a offert ensuite une certaine démocratie, prélude à la liberté.

Liberté républicaine que nous devons chérir, et aujourd’hui défendre. A n’importe quel prix.

 

Bien que je me demande pourquoi nous ne l’avons pas fait en janvier…..Et pourquoi les populations doivent souffrir et se faire tuer…

Et pourquoi ici les restaurants du coeur ne peuvent plus distribuer de repas (je comprends bien le soucis de la sécurité, mais mourir de faim est ce mieux que mourir tout court ?)

Et surtout combien de temps allons nous pouvoir tenir cet effort de guerre et de mise en sécurité du territoire ?

 

Nous avons plus essentiel à faire encore : reconquérir les cités (et les campagnes dans une moindre mesure)k, mettre en place un vrai projet de société qui n’existe pas à ce jour, et apprendre à vivre à nouveau.

Ensemble.

Quand je vois ces jeunes qui veulent servir et défendre le pays, je me dis qu’il y a un vrai espoir.

Pas vous ?

 

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Désolé encore quelques soucis d’image !

 

 

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Vivons bon Dieu !

jeudi 19 novembre 2015 322

Nouvelle promenade dans Paris.

Bizarre atmosphère dans le rer. Haussman St Lazare parait vide, même si par obligation pas mal de monde se croise dans les couloirs.

J’atterris devant le Printemps. les vigiles sont omniprésents à toutes les portes. Eux aussi risquent leur vie. On les remercie quand eux?

 

On peut circuler facilement sur les trottoirs. Quelques vendeurs à la sauvette de marrons grillés sur leur poêle au dessus d’un caddy et quelques vendeurs de perche télescopiques pour selfie tentent sans y croire  de vendre leurs produits.

Les policiers sont aussi présents devant les vitrines, particulièrement devant le rer.

Mais c’est dans les magasins que tout bascule. Les allées sont désertes. Seuls les vendeurs et vendeuses témoignent de la vie de ces magasins; Pareil aux galeries Lafayette.

L’étage des jouets est d’un calme…Aucune tête blonde pour mettre de l’ambiance ce mercredi après midi. je n’en verrais que quelques unes devant les vitrines animées.

Pas de musique dans les magasin,s pas d’annonce.  Quelques touristes achètent, mais ils sont rares.

Je reviens par la ligne 11. La encore, cette ligne populaire d’habitude si animée, n’est que silence, casque entre les oreilles. Pas un mot échangé, pas de bruit sinon celui de la rame. Et pas d’enfants.

Sinon des regards, vite détournés. Attentifs. Personne ne commente les derniers événements.

 

Alors que faut il en penser ?

Bien sur la peur est là, présente. On se replie sur soi même, mais on affronte la réalité.

Simplement on est dans l’attente. Du lendemain, de la suite des événements. La situation n’étant pas stabilisée, forcément on s’interroge.

 

Mais justement, il nous faut aller vite au delà de cet immobilisme d’attente.

Même si nous sommes « en guerre », nous devons aller de l’avant. Et recommencer à vivre.

Pas forcément à consommer dans les temples du consumérisme parisien. C’est peut être d’ailleurs un bien ? Relativiser? il y a peut être plus important que consommer ?

 

Mais il nous faut vivre, et vivre bien, si ce n’est vivre mieux. Et surtout ne restons pas isolés, allons les uns vers les autres.

En espérant que la concorde de noël nous ramènera la joie et  l’espérance;

 

Quelques images et vidéos amateur des vitrines de cet après midi.

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https://www.facebook.com/MaBruetOrka

 

 

Se recueillir ou avancer ?

mercredi 18 novembre 2015 321

Triste promenade aujourd’hui, rue de Belleville, toujours aussi animée, en direction de la place de la République.J’arrive devant l’un des bistrots ou se sont passés les événements du 13 novembre 2015.

Un flot incessant de personnes venues se recueillir, ou simplement voir les lieux défilent devant les différents points ou s’amassent bougies, petits mots poignants, ou bougies.

Trois policiers surveillent attentivement le lieu.

Comme la dernière fois, les voitures circulent au milieu des badauds; frôlant bouquets et personnes.

Les traces du carnage sont encore visibles; la laverie est close. Peu de bruit, les gens sont attentifs, très émotifs, tendus ou rieurs.

On voit toutes les émotions contenues passer sur les visages fermés. Si certains rient, c’est pour soulager leur tension. Ils sont surtout heureux de se retrouver, vivants.Dès que les regards se tournent vers les bougies, ils deviennent graves et tristes.

Je ne reste pas très longtemps, l’émotion est trop forte pour moi.

Une fois encore, sur la longue rue de Belleville, je ne verrais aucune patrouille de policiers. C’est pourtant un lieu très peuplé, mais peut être pas assez touristique malgré les commerces ?

Place de la République toute proche, les antennes satellites des camions de télévision du monde entier quadrillent plus de la moitié de la place, serrées les uns contre les autres.Je me faufile entre deux d’entre eux pour arriver près de la statue.

Beaucoup de monde, avec la même attitude que tout à l’heure; le nombre de bouquets, mots, banderoles, bougies est impressionnant.

Trois policiers surveillent la zone, eux aussi attentifs;

 

Bien que je m’étonne un peu du fait que la présence policière ou militaire soit si peu visible, il serait peut être bon pour nous de leur apporter notre soutien?  Alors qu’ils souffraient déjà depuis janvier de ce travail de surveillance si difficile depuis janvier, on les remercie avec des trémolos dans la voie, alors que depuis des années leurs effectifs sont en chute libre. Ils font un travail ingrat, et nous devrions penser à eux.

Tous comme les soignants qui se sont dépensés et dépensent sans compter pour sauver les blessés en réanimation encore à ce jour. Ou les secours qui ont risqué leurs vies.

Mais surtout tous ces inconnus qui ont porté les premiers secours, n’écoutant que leur coeur et leurs émotions.

Il ne faut pas oublier toutes ces personnes qui ont agi, agissent encore au quotidien, pour que nos vies soit facilitées. ne serait ce que les employés municipaux qui le lendemain de l’attentat nettoyaient les rues de Paris. Malgré les risques.

 

Il est facile aujourd’hui de pleurer (et je ne parle pas ici des personnes touchées dans leur chair) quand rien n’a été véritablement fait en janvier.

Il est facile de partir en guerre (nous n’en avons pas les moyens, mais qui les avaient en 1914 ou en 1940 , ou depuis dans tous les conflits qui enveniment le monde ?) avec des trémolos jusqu’au boutiste dans la voix?

Il est facile d’exiger plus d’atteintes aux libertés, plus de contrôles, plus de sanctions, plus de privations à la démocratie républicaine.

Il est facile aujourd’hui de demander une union sacré européenne, et des camps de concentration.

C’est facile,et sans débat. Qui serait assez fou aujourd’hui pour refuser à la République (et son président…..) les moyens d’assurer sa défense?  Mais il ne s’agit pas ici de défense mais de guerre. De guerre à outrance, dont le résultat n’apportera que plus de malheurs et de désillusions.

Nous avons le pouvoir de refuser tout cela, et d’avancer. Nous pouvons agir. Ensemble. Comme nous le sommes devant ces lieux de mémoire qui resteront gravés à jamais dans nos consciences.

Nos destins sont à nous. Nous avons tant à faire et à réaliser, comme par exemple, arrêter pour de bon de faire souffrir la planète, les hommes, les femmes, les enfants, les animaux. Le monde….

Nous avons le pouvoir, si nous le voulons. Mais allons nous le vouloir ?

L’émotionnel est une arme extraordinaire. Que de tragédies arrivées par elle….

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10153301707273175.1073741828.697578174&type=1&l=4b2d489572

C’était un 15 novembre 2015.

lundi 16 novembre 2015 319

Une promenade dans Paris. En milieu d’après midi.

 

Quelques réflexions….

 

En trois heures de promenade je n’ai vu que deux patrouilles, une de militaires, une de policiers, pas une voiture de police…..Avant d’arriver sur les Champs Elysées….Même place de la Concorde, quasi déserte (le jardin des tuileries fermé, la grande roue illuminée mais ne tournant pas) aucune patrouille particulièrement visible.

 

En revanche les bars, les restaurants, les rues sont pleine de gens, qui ne s’amusent pas, mais se promènent. Certains quartiers comme d’habitude sont littéralement remplis comme chaque dimanche de chalands.

 

J’entends même rire quelquefois, même si les gens ont le regard plutôt sérieux. Et attentifs.

Au contraire de Janvier, je trouve que les gens sont plutôt dans l’attente, moins près à aller les uns vers les autres, plus resserrés sur leurs liens privés, leurs proches.

Le 19 ème est toujours identique à lui même, bien que la place de la grande Halle de la Villette paraisse quasiment vide, les fast food et marchands alentours sont ouverts comme d’habitude et beaucoup de monde vaque à ses occupations.

En me dirigeant vers le Chatelet, je passe devant la Gaieté Lyrique (jardin devant grilles closes). Le quartier est très animé, la plupart des terrasses sont dressées. Ca fuse et bouge, bien que l’ambiance ne soit pas pétillante.

Beaubourg aussi est clos. Le quartier est plus tranquille. je prends la ligne 1 à Chatelet, Un message sonore indique que la ligne 4 est en partie fermée suite à un colis suspect. Aucun affolement.  La par contre les policiers sont présents.

J’arrive à La Concorde…..Cette magnifique place si animée. Quasiment personne. un car de touristes japonais perdu devant la grande rue. Quelques voitures passent sirènes hurlantes.La circulation elle est assez soutenue sur les voies rapides et la place elle même. Mais peu de gens ici. Sauf une voiture stationnée le long d’un trottoir, sans surveillance…

Je remonte vers les Champs, et à partir du rond point les patrouilles de policiers sont omniprésentes, montant et descendant une avenue vidée de ses hordes de touristes.

C’est hallucinant. Le Fouquet semble fermé. les cinémas le sont., la plupart des magasins et vitrines le sont aussi.

Quelques badauds, peu nombreux. Les pauvres femmes , pliées en deux et à genoux, immobiles, qui tendent leur tasse et espèrent, sans lever les yeux l’obole sont bien présentes, mais aujourd’hui détonnent dans cet environnement particulier : on les voit de loin au milieu de ces immenses trottoirs.

Les quelques sdf que je verrais le long du parcours aujourd’hui semblent amorphes, vidés, n’esquissent pas un geste, se con,tentant de le ver leur bouteille à la bouche (pour ceux que j’ai pu voir ce jour).

Les kiosques à journaux sont eux tous ouverts,  mais personne autour.Sans doute les gens ont ils achetés la presse ce matin, ou s’informent ils sur leurs tablettes ?

Je remonte les Champs, m’arrête au Quick, presque vide à 19h30!

A la flamme du soldat inconnu sous l’arc. je regrette de ne pas voir le drapeau en travers du monument, en berne. Les policiers sont là; quelques badauds (moins d’une dizaine.

J’apprends par un sms le mouvement de foule vers saint Paul…..J’avais eu dans l’idée d’aller par là tout à l’heure, mais j’ai préféré y aller dans la semaine pour me recueillir quelques instants. J’aurais pu être dans cette bousculade.

 

Je prends le rer pour revenir à Chatelet, quasi personne dans ces immenses couloirs et la rame. Chatelet est désert (ou presque). C’est hallucinant et vaguement impressionnant. je revois une équipe de policiers sur le quai de la ligne 11……

J’arrive Porte des Lilas. Pour une fois j’ai pu m’asseoir.

Et la plus rien. Pas une patrouille, pas un militaire.

Bien sur, on ne peut mettre un policier ou militaire à chaque coin de rue. Et même avec cinq mille militaires, on ne pourra tout contrôler et assurer.

Nous ne devons compter que sur nous même. Et ne pas penser à ce qui pourrait arriver. Car lundi, ceux qui envahissent Paris, les petites mains ou les cadres supérieurs, quels que soit leur moyen de locomotion, seront tous logés à la même enseigne.

Nous devons continuer à vivre, et pas avec la peur au ventre. La vie est plus forte que tout.Simplement il faut aussi la défendre.

Dans le métro, un couple, la dame enceinte avec quelques difficultés pour trouver une position confortable. Irradiant le bonheur. La vie continue, est en marche.

L’horreur ne peut s’oublier. Rien ne peut arrêter de penser à ce qui s’est passé, aux morts et à leurs proches.Mais nous ne pouvons vivre dans la crainte.

C’est bien pourquoi je rejoins notre président quant à la tenue de la Cop. Elle doit se tenir au moment prévu. Et nous verrons d’ailleurs qui sera la, quel message les émissaires des autres pays voudront donner.

J’apprends maintenant que nos forces armées ont bombardé la Syrie….

On va gloser sur cette intervention dans les jours qui viennent. Je donnerais mon avis personnel : c’est une erreur.

Pour les boute en guerre, cette action montre la détermination de l’Etat français. Certes. Et le président Hollande n’avait sans doute non plus pas le choix. Mais il s’en mordra les doigts. Nous aussi.

Je ne dois pas être grand devin en pariant que les attentats vont maintenant se multiplier (au moins les tentatives).

Nous allons devoir faire face à une véritable guerre qui ne dit pas son nom (au grand désespoir de De Villepin qui n’a sans doute pas tort…)

Et avec l’Etat d’urgence qui va entraver (pour la bonne cause ?) nos libertés, chacun va se regarder en chien de faïence en se demandant….

Nous allons devoir être vigilants, ne pas vilipender tout un chacun et faire des amalgames facile. Ce qui ne sera pas aisé. La surenchère dans le délire a déjà commencé. Il est un peu tard pour fermer des mosquées radicales, et les camps d’internements ne rappellent ils pas une autre époque ? Je pense à la seconde guerre mondiale, puis à l’exode algérien….

La France va payer le prix fort et n’en sortira pas grandie.

 

En attendant, prenez soin de vous et de vos proches.

 

Pour les images ce sera Facebook, j’ai des soucis pour les insérer dans l’article :

 

https://www.facebook.com/MaBruetOrka

 

Le 7 janvier j’écrivais….

dimanche 15 novembre 2015 318

Le sept janvier 2015, le jour des attentats sanglants de Charlie Hebdo j’écrivais « Les futurs terroristes devront donc être des kamikazes, car ils sont certains de trouver eux aussi la mort. »

Si j’avais pu me tromper !

Malheureusement, les attentats d’hier confirment ma pensée de ce début d’année terrible.

Nous allons au devant de nouvelles atrocités qui sont le seul moyen d’expression possible (d’après eux) de certaines catégories de personnes.

Ce matin,Paris semblait paralysée.

Cet après midi, des scènes de recueillement  sur Paris mais aussi partout ailleurs.

Hier, le monde entier, ou presque se levait pour offrir à la France le plus beau témoignage qu’il pouvait lui offrir d’amitié et de compassion.

Lundi, toute l’Europe sera recueillie dans une minute de silence. Et le monde entier nous regardera;

Ce qui est le plus émouvant  dans ce malheur c’est les élans de solidarité grandioses qui voient le jour depuis quasiment le premier moment. Les gestes des premiers sauveurs, les donneurs de sang, les hommes et femmes en blanc qui sont revenus d’eux même travailler, les voisins, des gens qui ne se connaissent pas qui se parlent.

 

Et ils ont raison. Tout simplement raison.

 

Car la vie doit continuer. Le terrorisme ne passera pas. Un attentat arrivera peut être encore, malgré les mesures qui sont en train de se mettre en place.

 

Au delà des difficultés des mois qui viennent, au delà de la douleur, de la perte d’êtres humains, peut être nos femmes, nos enfants, nos conjoints,au delà de la politique politicienne (de l’indécence de certains tartuffes….), au delà des mots enfantés dans la douleur de ces moments qu’il m’est difficile de sortir tant les mots même forts sont peu pour rendre compte de ce qui vient de se passer, les gens, nos concitoyens, et les peuples du monde entier ont raison de vouloir montrer leur force, leur détermination, leur courage;

 

Ces attentats, cette nuit, rien ne pourra la faire oublier, et elle marquera notre histoire d’une pierre sombre.

Mais, comme je l’avais aussi écrit, rien ne pourra s’opposer au monde dit occidental dans sa lutte contre le terrorisme aujourd’hui aveuglément fanatique, de le combattre.

La guerre est déclarée. Nous allons la payer, très cher. Mais nous vaincrons;

 

Quant à moi, si je suis affecté par le malheur de familles endeuillées, et de toutes ces personnes traumatisées par ce qu’elles ont pu voir, entendre et subir (et je ne suis pas indifférent, loin de là), je suis dans un état de détachement extrême.

Je n’ai plus peur; je l’avais annoncé en janvier.

Bien sur, je ne sais pas et ne connait pas d’avance l’état dans lequel je pourrais être si j’étais pris en otage, et j’aurais certainement excessivement peur, sans doute serais je tremblant et apeuré, et très certainement j’aurais paniqué dans cette salle du bataclan. Je ne le conteste pas. L’émotion gouverne nos actes.

Mais malgré tout, et sachant pourtant que je pourrais souffrir, rien ni personne ne m’empêchera de vivre. Pas en France en tout cas. Ni ailleurs.

C’est bien pourquoi demain je serais dans la rue, dans Paris, pour une promenade dominicale, comme tant d’autres parisiens.

La peur ne pourra nous immobiliser ou nous contraindre. Ceux qui le croient n’ont pas compris que la démocratie sait se défendre quand c’est nécessaire.

Ensemble, nous sommes forts.

 

 

Lire l’article de Léa Bucci sur MadmoiZelle.comhttp://www.madmoizelle.com/attentats-paris-13-novembre-463157

 

 

Comme elle j’ai besoin d’écrire pour sortir ce qui est à l’intérieur.Et comme elle, je vous aime. Faites attention à vous.

Oui, Léa, nous sommes toujours là.