Un système d’exploitation français? Chiche

Arnaud Montebourg le veut en tout cas ! Notre ministre du redressement productif et du numérique en a esquissé les grandes lignes.

 

http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/un-systeme-d-exploitation-made-in-france-0514.shtml

Malgré les critiques et les quolibets sur cette idée, et même s’il est probable que cela sera commencée et s’arrêtera un jour lointain sans tambours ni trompettes, mais après avoir dilapidé dans le projet de colossales sommes en deniers publics qui seraient offertes en premier lieu furent aux opérateurs télécom « amis », comme furent achevés le minitel ou le TO7….j’estime que c’est une idée à prendre en compte.

 

Aux conditions suivantes que j’ai inscrit en commentaire sur le site de JDN :

 

  •  Et bien, malgré le fait qu’effectivement cela arrive comme un cheveu sur la soupe, ce n’est peut être pas si idiot que cela en à l’air.
    A condition :

    1) de savoir exactement ce que l’on veut faire
    2) de savoir exactement ce que l’on veut en faire dans un premier temps puisqu’il serait amené à évoluer
    3) d’y mettre les moyens, et vraiment conséquents financiers
    4) d’y adjoindre les moyens humains, c’est à dire à peu près tout ce que La France compte de scientifiques et spécialistes du sujets (j’y vois par exemple grâce à ce projet le développement du réseau numérique haut débit…)
    5) d’en faire un projet consensuel français en dehors de toute démarche politicienne (apprendre par exemple aux parlementaires que l’on peut très bien se passer de windows
    6) de parier sur la durée.

    Nous avons les moyens de le faire. Reste l’envie.

    Il faudra informer; former, inciter, éduquer, et accepter les échecs successifs.

    Il faudrait une nation complète derrière ce projet.

    Une question pertinente reste en suspens : arriverons nous ensuite à le vendre? Il est quasi certain que non. C’est pourquoi il nous faudrait d’abord bien commencer par le début , le petit  2 en définitive.

    Nous verrons dans les prochaines semaines si ce projet doit perdurer…

Formation et universités. Le bon schéma ?

L’université française tend vers des perspectives inquiétantes.

C’est ce que souligne en questionnant le gouvernement la sénatrice Marie-Noëlle Liénemann :

http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140210309.html

Le manque de moyens, les coupes sombres budgétaires mettent à mal nos grandes universités françaises, préparant le déclin de l’un des meilleur enseignement au monde.

Jules Ferry doit en pleurer, lui qui ne vit pas la fermeture des classes scolaires ces dernières années, au mépris de son combat pour l’éducation nationale.

(tiens, d’ailleurs quand on parle de lien social et de vie en communauté, est ce vraiment la bonne méthode que de fermer des classes et entasser des enfants tout en les obligeant à des transports scolaires éprouvants ?)

Demain, de grandes bâtisses universitaires chargées d’histoires verront se croiser de pâles fantômes des étudiants d’hier, en mal de professeurs et d’enseignements.

Nous détruisons (mais cela est vérifiable pour tous les équipements de la société civile, qui furent érigés lors des trente glorieuses) des infrastructures et des par la même les enseignements qui faisaient notre force et préparaient les lendemains et les années futures en diplômant fortement (avec de vrais diplômes n’étant pas de complaisance) des masses d’étudiants prêts à exercer leur talent dans une société qui leur rendait bien leurs années difficiles d’étude.

L’université française n’a jamais été un monument parfaitement rôdé, mais l sortait de ces amphis les élites françaises, prêtes à accompagner la société dans ses mutations.

Demain seuls les enfants des élites pourront se former convenablement, et sans doute pas dans nos universités déclinantes.

A contrario, la question pourrait aussi être de savoir si la dimension particulière de nos facultés est bien ancrée dans la bonne perspective, à l’heure du numérique, des Mooc, et si nous ne devons pas en définitive considérer que l’enseignement magistral ou les td collectifs sont maintenant un système d’éducation obsolète. ( http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2009/01/23/mit-cours-magistraux-nont-plus-cote )

La lenteur de l’éducation universitaire passant d’ailleurs difficilement auprès des entreprises soucieuses de former ses futurs cadres et employés à moindre coût, mais surtout des personnes parfaitement formées en pratique, ce qui est très loin d’être le cas actuellement, malgré certains progrès.

Quant au contenu de l’enseignement, la encore, peut être serait il bon de s’interroger sur la formation en cours magistraux, qui, si elle a permis certaines interventions doctorales superbes et particulièrement intéressantes (zu Collège de France par exemple : http://histoire-education.revues.org/1829?lang=en ) est loin de préparer à la société nouvelle en création qui sera celle que devront affronter les étudiants munis du fameux diplôme (sésame) pour le travail que l’on espère d’eux.

Pourtant, à l’heure du numérique et des objets interconnectés qui permettent à l’étudiant de savoir avant le professeur ce que celui va énoncer, ou d’approfondir en dehors de lui un partie de son discours librement et en toute indépendance (ou à jouer aux relations « amicales » sur Facebook en plein amphi), il serait sage de s’interroger sur une éducation nationale qui privilégie l’objet au contenu, (http://communicationsetinternet.wordpress.com/2014/02/26/cours-magistral-apprendre-a-disparaitre-et-a-ne-rien-faire-a-lere-de-la-technique/ ) contenu d’ailleurs de plus en plus soupçonné d’être particulièrement partial, et critiqué pour vouloir déformer la pensée, ou parasiter le discours.

Et par conséquent d’admettre ou pas de la nécessité urgente de donner les moyens à l’université, malgré son quasi immobilisme éducatif en conservant un cadre éducatif magistral ouvrant sur le monde, à un rythme peut être dépassé mais nécessaire pour une parfaite assimilation et une découverte paisible des concepts nécessaires à la formation de l’esprit, ou bien de changer carrément de méthode en privilégiant l’apprentissage personnel et personnalisé, qui pourrait avoir le mérite d’offrir une formation sans égale tout a u long de la vie.

 

Accessoirement, je me suis toujours ennuyé en philosophie (malgré l’intérêt des cours magistraux de mon premier professeur de terminale, que je salue au passage) mais j’en ai retiré un intérêt passionné pour certaines formes d’esprits et de matières ….plutôt scientifiques…..et en faculté de droit, ou les cours magistraux étaient souvent d’un ennui captivant (sauf l’un sur les relations internationales offert aux étudiant de première année en Martinique dans les années 1980 par un professeur de Trinidad qui savait captiver son auditoire ) et desquels j’ai sans doute réussi à retirer une impression générale ou une tournure d’esprit….sans doute….mais dont je n’ai rien retenu.

En revanche Descartes, Platon Freud, Kant ont empoisonné mon cursus, mais il m’en reste quelques notions, peut être bien pâles, mais persistantes tout de même.

Il n’est pas certain ne définitive que la structure de la formation soit si importante, mais bien la personnalité du formateur (ce qui est vrai pour un cours magistral ou un cours de technologie…)

 

La Seine ne sera pas en crue grave avant 2017. Enfin espérons le !

J’adore lire certaines questions au gouvernement, particulièrement plaisantes et méritantes;

Je ne suis jamais déçu; chaque fournée parlementaire apportant son lot d’étranges échanges comiques, et de réponses alambiquées.

(je ne dis pas du tout que nos parlementaires en général ne font pas un travail conséquent, ils sont la avant tout pour veiller à l’équilibre des pouvoirs; peut être sont ils un peu trop nombreux…mais ce n’est qu’un point de vue)

L’échange apporté par la question du sénateur Alex Türk

http://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ131008931.html

concernant la préservation des collections des musées du Louvre et d’Orsay, en cas de fortes crues déjà annoncées et prévues est savoureux.

 

Ou l’on y apprend que lesdites collections pourraient trouver place dans le Nord (tiens, bizarre, c’est justement de ce coin qu’émane le mandat de ce sénateur…) sur le site du Louvre-Lens.

Sauf qu’elles ne pourront y prendre place au mieux qu’en 2017….remarquez, jusqu’à aujourd’hui personne ne s’en souciait, même quand le zouave du pont de l’Alma avait les pieds dans l’eau !

 

Espérons quand même que cette catastrophe n’arrivera pas tout de suite.

Vous lirez aussi les moyens mis en oeuvre pour les autres musées. La par contre c’est le flou total, mais on maîtrise, puisque sont effectués des exercices grandeur nature. Ou, quand, comment , on ne sait, mais puisqu’on vous le dit !

 

Ne serait il pas plus simple de tout regrouper sur un site ultra sécurisé ? Car évidemment il s’agit de notre patrimoine (et c’est peut être bien tout ce qui nous restera à brader dans les années à venir d’ou l’importance de leur préservation (je tremble d’ailleurs pour l’ensemble des musées provinciaux qui n’ont pas ces moyens…).

Mais non pourquoi faire simple….

 

En tout cas on est rassuré….je n’ai pas encore vu de questions de la même veine concernant les populations des abords de la seine…..(je pense en particulier aux vendeurs d’animaux exotiques de ses bords, ou aux bouquinistes avec leurs célèbres caisses cadenassées sur les quais.

Bel exemple de dynamisme de l’ex bassin minier en tout cas. D’où l’intérêt de la question sans doute …(mercantile ? mais non….)

Nous ne nous appartenons plus. Cela fait déjà un moment.

Vous êtes certain de vouloir ce téléphone portable dernier cri ?

 

A vos risques et périls !

Tant pis pour vous.

Moi oui car personnellement je me contrefiche de savoir si mes données seront utilisées ou pas. Encore que, logiquement, je devrais être rémunéré pour cela.

Quant à vous, avez vous vraiment envie que le monde entier sache que vous vous êtes arrêté boire un verre après le travail, ou que vous conduisiez en téléphonant  (vous ne le faites jamais ? Dommage votre téléphone dit le contraire ).

Lisez cet article.

Ensuite à vous de voir. Je continuerais à laisser les objets partager ma vie. Et vous ?

http://meta-media.fr/2014/05/08/recherche-confiance-desesperement.html