Archive for février 2014

Harcèlement moral le retour ?

lundi 17 février 2014 47

La question du harcèlement moral en milieu professionnel m’interpelle toujours autant.

Après les divers cas que j’avais eu à défendre devant les prud’hommes, la Cour de Cassation avait pour moi fortement lancé un message d’avertissement. auprès des entreprises, suite sans doute à la prise de conscience due au malheur frappant la société Orange avec une vague de suicide extraordinairement soudain et nombreux..

Depuis quelques années les grandes sociétés ont mis en place pourtant diverses mesures en direction des salariés pour tenter d’éviter, comme la loi les oblige, le harcèlement moral en leur sein.

Leur efficacité semble cependant  faible, et la crise économique semble servir d’exutoire  à nouveau à des méthodes professionnelles peu orthodoxes et particulièrement malsaines.

Les exemples de harcèlement se multiplient et les tribunaux n’ont de cesse que de clamer l’illégalité de tels comportements.

A l’occasion de la sortie d’un Que dais je ? sur le sujet, Marie-France Hirigoyen remarque malheureusement le retour et la progression d’un fléau qui met en grande souffrance une population de salariés qui arrivera difficilement à surmonter une mise à l’écart destructrice.pour la santé physique et mentale.

La route est encore à nouveau longue pour pouvoir vivre tranquillement en collectivité…

http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20140217.OBS6582/harcelement-moral-au-travail-il-y-a-un-retour-en-arriere.html

 

 

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L’éducation, un modèle du genre.

lundi 17 février 2014 47

Malgré ce titre accrocheur, il ne sera pas ici aujourd’hui question de la théorie de genre si décriée ou si discutée dans nos médias actuels et par nos intellectuels de tout poil.

Que d’encre a coulé (enfin de l’encre …électronique en premier lieu) depuis que sortit cette rocambolesque histoire ou nos chères têtes blondes seraient selon les un soumis à l’apprentissage d’une sexualité débridée et à l’inversion des rôles actuellement encore bien compris dans notre société, et selon les autres simplement appris à faire fi des différences physiques ou autres.

Qu’il me serait agréable d’entendre et lire autant de propos sur notre belle éducation, le système français que le monde entier nous enviait.

Nous en sommes à plusieurs générations d’écoliers ne sachant pas lire ou écrire correctement, ou compter correctement.

Si tout le monde n’avait pas son certificat d’études ou son baccalauréat, la plupart d’entre nous savait ses tables de multiplication , ses départements, ses conjugaisons, et pouvait lire  à peu près correctement et écrire de la même façon.

Que l’éducation puisse tester de nouvelles méthodes éducatives, pourquoi pas ! Des générations d’écoliers en firent les frais avec l’étude des mathématiques (ce qui permit à un grand nombre d’étudiants d’arrondir leurs fins de mois grâce aux cours particuliers afin d’éclaircir une matière qui était tout sauf simple, sortie des dessins aux tableaux de patates illustrant la théorie des ensembles).

Que l’on n’ait plus besoin d’apprendre par cœur, on peut en discuter avec la génération de l’internet et du mobile.(à mon avis personnel, apprendre par cœur les bases est une nécessité aussi bien éducative que physiologique, mais la aussi le débat reste ouvert).

Mais que l’on soit capable d’enchaîner les réformes de l’éducation nationale, sans se poser de question aucunement, et laisser un nombre de plus en plus important de personnes incapable de lire ou d’écrire, ou compter sans s’interroger sur notre système d’éducation de nos chères têtes blondes (mais aussi sur notre capacité à rattraper nos erreurs mais ce serait un autre débat , celui de la formation professionnelle, bien en panne), c’est totalement inacceptable.

Mais la question de l’apprentissage de la formation, est ce vraiment (malgré les sommes énormes englouties dans le ministère de l’éducation nationale) une volonté établie sans faille malgré les discours tous bords confondus des gouvernements successifs ?

Je n’en suis pas certain, et plutôt dubitatif.

Car l’éducation, la connaissance, c’est l’ouverture sur le monde, l’ouverture au monde.

C’est un brûlot explosif et il n’est pas flagrant, malgré tout ce qui peut être affirmé que c’est vraiment la volonté établie de notre état démocratique.

Et pourtant l’éducation, c’est  apprendre à vivre ensemble, apprendre la tolérance, et comprendre le monde dans lequel l’on vit.

C’est le fleuron d’une démocratie bien sentie.

C’est pourquoi les signes actuels de l’appauvrissement éducatif (et ce malgré les ressources actuellement proposées que ce soit les bibliothèques ou internet) commencent à être inquiétants.

Chacun a droit à une éducation, c’est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’hommes. Et son but est multiple mais en tout cas pas simplement de donner le vernis culturel pour briller dans les salons parisiens, mais permettre d’avoir un regard sur le monde, et tenter de le comprendre.

On en est loin. Les signes d’un appauvrissement culturel, d’un vide éducatif, et d’un fossé intergénérationnel deviennent inquiétants  et particulièrement  visibles.

Il suffit de parcourir les forums sur internet, de lire les appels à la haine, à la violence, au déni de l’ordre établi, aux diverses guerres saintes (dont les tenants de la théorie du genre sont un exemple; mais l’on pourrait aussi parler du schisme en Amérique entre les tenants de la théorie de l’évolution de Darwin

(http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/04/la-theorie-de-l-evolution-rejetee-par-plus-de-la-moitie-des-republicains )

pour comprendre que notre société est fortement impactée par la pauvreté éducative et la faiblesse culturelle exponentielle qui fait le lit de tous les  démons et instincts primaires.du genre humain ( le succès de certaines émissions de télé réalité ou de l’appauvrissement des programmes commerciaux en est l’illustration, alors même que la télévision et les médias pourraient être un formidable vecteur éducatif).

Mais il y a plus grave encore.

Les Etats Unis sont en train de mettre un terme à la plus formidable avancée de tous les temps qui allait permettre à l’ensemble des êtres humains de s’affranchir de l’école ou tout au moins, d’avoir accès à la formation, librement, gratuitement , démocratiquement. Gageons que l’ami des Etats Unis qu’est la France va suivre l’exemple de son puissant allié.

En effet, les Moocs (ces cours en ligne libres et accessibles à tous), la révolution de ce siècle dans la progression des peuples vers la liberté et la connaissance, ne sont plus autorisés vers certains pays ennemis des Etats Unis ( http://format30.com/2014/01/29/les-moocs-sont-ils-des-armes-de-destruction-massive-interdits-iran-cuba-soudan-syrie/ ).

Comme l’écrit l’auteur de cet article ci dessus, ce n’est pas aller vers l’amitié et l’échange entre les peuples.

La connaissance est un droit, l’éducation aussi. Et ce ne doit pas être négociable.

Un pays qui refuse à certains le droit à l’éducation (surtout envers des populations très défavorisées) n’est plus une démocratie. En tout cas, c’est un pays qui foule les droits de l’individu du pied, et écrase toute velléité des peuples à s’élever.

Ce n’est pas le premier signe d’un écart envers les droits inaliénables de l’humanité, et des citoyens de ce pays pourtant si beau et qui souffre actuellement.

La surveillance des communications au niveau mondial par la Nsa en est un autre. Comme bien d’autres encore…

Mais si nous devions copier ce refus de donner libre cours à l’éducation à des populations de pays « ennemis », pourquoi ne pas décider demain de refuser à la plupart des gens cette éducation pourtant nécessaire pour s’élever, non pas au dessus de sa condition, mais s’élever tout court et accéder à la connaissance ou au moins à une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons.

Pour en revenir à l’éducation nationale, il serait plutôt temps pour nous de faire un bilan au lieu d’une énième réforme qui va gâcher les chances de générations d’enfants.

Mais je doute que ce sera à un moment la politique choisie.

Les futurs citoyens de la France seront ils des citoyens éduqués ou bien des bannis de la culture et du savoir?

J’ai bien peur que ATD Quart monde avec ses bibliothèques de rue ait encore de beaux jours (ou tristes jours) devant elle

http://www.atd-quartmonde.fr/

Asimov si tu pouvais renaître !

mardi 11 février 2014 41

Le sénateur Tregouet dans sa lettre RTFLASH du 7 février 2014 expose l’avenir des robots tel qu’il pourrait être.

Vous lirez son essai ici : http://www.rtflash.fr/2020-triomphe-robots/article

Il parait surpris de la montée en puissance des robots dans tous les domaines de la vie humaine, et particulièrement son impact futur (très proche) sur l’emploi.

Pourtant cela fait un moment que j’écris ici que les robots sont à la fois l’avenir de l’homme et son pire ennemi.

Il est regrettable, de ce fait, que notre ministre du redressement productif essaie encore de rafistoler par des rustines usées notre économie en lambeau quand il devrait s’intéresser véritablement et de tous son être à la nouvelle société qui émerge. Une société ou le robot sera omniprésent.

Une société ou nous devrons soit vivre avec eux, en symbiose, mais ou nous risquons en fait de perdre notre humanité en les refusant.

Car je suis persuadé que si nous ne décidons pas immédiatement de prendre en compte le futur rôle des robots dans notre vie, dès demain (cinq ou dix ans maximum), la société que nous connaissons ne sera plus qu’un vague souvenir, et que nous n’aurons plus à nous battre pour sauvegarder de l’emploi, mais bien pour notre survie.

L’équation est simple, voir simplissime; il n’est pas besoin de toute une philosophie pour l’appréhender.

Elle se résume en quelques options  déterminantes pour notre espèce.

On peut tout d’abord refuser la robotisation galopante, la nier voire la renier. On se prépare alors à des conflits puissants et meurtriers entre ces « automates », « androïdes », « machines, « robots »,  et des masses humaines, en particulier les futurs chômeurs en devenir. Et ces conflits seront meurtriers.

On peut (et le risque est latent comme cela s’est passé avec la révolution industrielle) aussi utiliser la force de travail des robots pour engranger de meilleurs bénéfices, mais cette fois ci en se passant des hommes.

En effet le robot n’est pas syndiqué, le robot ne se plaint pas, et le robot peut faire les 3X8 sans discontinuer. Et demain il se réparera automatiquement.

Et dans les prochaines années le robot comme les appareils ménagers dans leur temps verra son prix baisser drastiquement. La courbe de la baisse des prix peut être projetée à partir de celle de la baisse de prix des robots aspirateurs

Ou bien, et c’est bien sur mon rêve, espérer et vouloir vivre en symbiose, dans une société multi raciale ou les robots ne seront pas serviteurs mais accompagneront l’homme dans sa quête d’une vie meilleure et plus aisée.

Voila les possibilités qui s’offrent à nous.

Sauf que les militaires comptent déjà les utiliser dans des conflits meurtriers. Or ce ne seront pas en ce cas les soldats qui seront visés, ni d’ailleurs les machines (à quoi bon en définitive en ce cas de figure ?); mais bien les populations civiles, seule variable d’ajustement possible.

Sauf que les grandes entreprises (et le sénateur s’en fait l’écho) envisagent d’optimiser leur productivité grâce aux robots, pour le bénéfice des actionnaires.

Sauf que aujourd’hui les « masses laborieuses », les hommes et les femmes qui travaillent, ne veulent pas perdre l’emploi qui reste.

Et sauf qu’Asimov a déjà prédit qu’il serait difficile voir impossible de laisser cohabiter deux peuples, l’un organique, l’autre artificiel en même temps, l’un à côté de l’autre, ou l’un avec l’autre.

C’est aujourd’hui que nous devons décider de notre avenir, avec les robots ou sans eux. Mais vite. Ce qui veut dire innover, et prévoir.

En sommes nous capables ?

 

La robotique en France : http://www.xerfi.com/XerfiResearch-La_robotique_en_France_3EEE15.awp#.UvpoDj15NIE

L’aspirateur ; prémisse d’une révolution : http://www.neomag.fr/actualite/i-4189/laspirateur-robot-une-des-plus-belles-performances-du-pem-en-2012.html

 

 

 

 

Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… Quelle sera votre rime ?

dimanche 2 février 2014 32

Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… Quelle sera votre rime ?

Vous avez vu la nouvelle publicité d’Apple ?

A voir ici par exemple : http://www.next51.net/Pub-iPad-en-francais-quelle-sera-votre-rime_a10612.html

 

Encore une réussite. Qui m’a permis de revenir sur ces vers prodigieux du poète Walt Whitman.

Le film « le cercle des poètes disparus » s’en fit l’écho :http://fr.wikiquote.org/wiki/Le_Cercle_des_po%C3%A8tes_disparus 

Un complément sur ce poète : http://fr.wikipedia.org/wiki/O_Captain!_My_Captain!

Je ne veux croire que je ne pourrais apporter ma rime à ce monde. Que dis? Je veux y apporter ma rime. Et vous ?