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Le siècle des lumières fut…

mardi 22 octobre 2013 294

Contemplant de ma fenêtre placée devant mon maintenant vieillot notebook la nuit zébrée d’éclairs grandioses de cette soirée bien arrosée (non pas par la dive coupe de champagne que les vendanges tardives sparnaciennes auraient pu m’inciter à déguster), mais simplement par la pluie tombant à grosses gouttes,  le noir de cette soirée m’incite à réfléchir en parallèle à notre destinée, et évoquer le siècle des lumières qui ouvrit en partie l’horizon de l’humanité.

Qu’en reste t-il aujourd’hui de ces fabuleux moments qui ouvrit la porte d’un avenir glorieux aux hommes curieux et ouverts d’esprit ?

Un héritage fastueux, mais un héritage bien mal en point et figé dans sa strate de temps.

Tout ce qui a pu faire de ce siècle un passionnant défi d’idées à relever, de découvertes, d’aventures, d’avancées scientifiques, humaines est mort aujourd’hui.

Il y eut bien sur les guerres qui suivirent (1870, 1914, 1939), l’holocauste, la fin de la guerre avec Hiroshima.

Il y eut ensuite d’autres guérillas, d’autres massacres, d’autres tyrannies, les juntes au pouvoir, la main mise de l’Amérique sur le monde et ses ressources.

Mais surtout il y eut après un vacillant effort d’éducation sans précédent de l’ensemble des futures masses populaires, un renouveau du diktat des élites, une flambée de l’obscurantisme et de la régression des idées, avec en point d’orgue le débat sur l’évolution aux Etats Unis, confortant de ce fait intégrisme et repli sur soi.

Aujourd’hui, ce soir, je me dis que nous sommes devenus petits, apeurés, enfants vieillissants comptables des destinées humaines, aux mentalités noircies par la haine facile et l’aveuglement facilité par le manque de discernement, la pauvreté du champ des idées, ou la parole ne doit pas s’éloigner de la ligne, et ou aller vers l’autre est synonyme  de trahison, ou simplement avoir une idée serait le commencement de la déviance.

Nous sommes petits, très petits, quand nous avons peur d’agir, peur d’aider son prochain, peur simplement d’essayer de comprendre, coocoonés dans nos cellules aseptisées que sont devenus nos logis, le cerveau lobotomisé à la musique formatée et hygiénique, et la relation platonique imagée élevée au summum de l’amitié virile.

Nous n’avons pas le droit de nous laisser faire ainsi. Nous avons un devoir , une obligation primordiale. Vivre. Mais vivre en agissant.

Nous sommes actuellement, chacun d’entre nous, dans un cocon lénifiant, apaisant, drogués à la lucarne de l’information pléthorique, trop rapide et trop monstrueuse pour laisser une simple trace de son passage dans nos cervelles abruties par le programme actuel  de sape de notre société, de nos valeurs, de notre humanité.

Par pitié, détrompez moi.

 

(je sais bien qu’il existe quelques poches de résistance, et quelques idées encore éparses, mais combien encore d’originales et non recrachées de Wikipédia ou du Jt?)

 

 

 

Le poids des mots….le choc de l’agression.

lundi 14 octobre 2013 286

Il y a quelques jours je fus victime d’une agression verbale et physique dans le cadre de mon travail.

Peut être pas gratuite mais en tout cas disproportionnée au regard de la demande de la personne qui envoya valser mon écran, ma souris, cracha sur ma collègue…..et nous traita de tous les noms possible dans ce genre de cas, et, oh insulte ultime, nous traita de racistes, ajoutant que grâce à nous madame Le Pen passerait aisément.

Au delà des mots, des gestes, cet accès de violence nous a pris de court, ma collègue et moi même, de par sa soudaineté et son extrême violence.

Si nous ne sommes pas blessés, nous nous sommes sentis fortement agressés.

On pourrait croire que ce genre d’incivilité, qui semble devenir monnaie courante dans notre douce France, ce n’est rien, et qu’il est aisé de surmonter ce moment de grande solitude.

Pourtant, les effets stressants de cette altercation vont laisser des traces. Très fortes. Il s’agit d’une blessure de l’intimité, dans ce qu’il y a de plus profondément enfoui en nous.

Le poids des mots écrivait en titre un certain hebdomadaire dont le contenu était largement empli de photos chocs.

Le poids des mots est terrible quand il s’agit de faire mal ou d’humilier, de descendre une personne, de la traiter en non humaine.

L’agressivité est déjà pénible quand elle doit être supportée couramment, quotidiennement.

Mais la violence verbale, dirigée, est choquante.

Et surtout devient une agression physique, car le cerveau doit évacuer cette violence, et cela se fait en tentant de l’évacuer par le corps.

Je comprends pourquoi Hélène Segara se défend :

http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/14/1730771-helene-segara-je-suis-malade-depuis-6-mois.html

Le poids des mots : une menace pour la santé !

Le choc des mots : c’est nier être humain quand c’est utilisé à si mauvais escient.

Allons nous laisser faire ?

Une fois encore n’en va t-il pas de notre humanité ?