Archive for juin 2013

Pouvons nous laisser faire ?

vendredi 21 juin 2013 171

Ou allons nous et qu’allons nous devenir?

La question de la sénatrice Mme Joëlle Garriaud-Maylam concernant les armes à uranium appauvri m’interpelle par la réponse apportée par le ministre de la défense.

En effectuant une recherche sur Google je lis en effet

« Il existe très peu d’études épidémiologiques sur le sujet et d’enquêtes sur les populations civiles dans les zones touchées. Il n’y a pas eu d’enquête de grande ampleur, et la toxicité de l’uranium appauvri est objet de controverses.

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé a signé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique en 1959. Cet accord lui interdit de traiter des questions de radiation et de santé publique sans l’aval de celle-ci. »

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium_appauvri)

La réponse du ministre de la défense, très alambiquée, laisse à entendre que la France ne pourrait se passer de l’utilisation de celui ci, malgré le principe de précaution qui sous tend aujourd’hui la plupart de nos activités et l’attente d’études approfondies sur la question.

La France est certainement un pays guerrier. Son histoire en témoigne.

Mais c’était avant tout la guerre avec un esprit chevaleresque.

Qu’est il devenu celui ci ?

Allons nous d’ailleurs continuer à guerroyer sur des théâtres étrangers, à jouer au gendarme du monde sans en avoir les moyens, à risquer la vie de nos enfants et des populations pour des résultats souvent aléatoires.

Je sais bien que la raison économique dicte les conflits.

Mais ne serait il pas temps justement d’employer l’argent de la défense à d’autres fins, et en particulier à la recherche fondamentale ?

Utiliser l’uranium pour guerroyer, un produit qui, si j’ai bien compris, finira de plus en plomb, c’est à la fois criminel et écologiquement immoral;

Arrêtons le massacre.

http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ130104198&idtable=SEQ130104198&date=dateJORep&idtable=q200202%7Cq200244%7Cq200242%7Cq200277%7Cq200329%7Cq200377%7Cq200483%7Cq200608%7Cq200627%7Cq200678&id=qSEQ080403861&rch=qb&ct=1_2_3_4_5_6_7_8_9_10_11_12_13_14_15_16_17_18_19_20_21_22_23_24_25_26_27_28_29_30_31_32&al=true

 

Doctrine française sur les armes à l’uranium appauvri

14 ème législature

Question écrite n° 04198 de Mme Joëlle Garriaud-Maylam (Français établis hors de France – UMP)

publiée dans le JO Sénat du 24/01/2013 – page 243

Mme Joëlle Garriaud-Maylam interroge M. le ministre de la défense quant aux mesures prises par la France suite à la Résolution du Parlement européen du 22 mai 2008 (2009/C 279 E/18) sur les armes contenant de l’uranium (appauvri) et leurs effets sur la santé humaine et l’environnement.
Elle rappelle que les armes à l’uranium appauvri ont été largement utilisées dans de multiples conflits depuis la guerre d’Irak de 1991, tant sous la forme de munitions que sous celle de blindages renforcés contre les missiles et les tirs d’artillerie. Classées « conventionnelles », elles sont fabriquées par un nombre croissant de pays dont la France qui est le seul pays européen dans cette situation.
Malgré l’absence de preuves scientifiques irréfutables, ces armes sont fortement soupçonnées de provoquer des malformations congénitales, ainsi que d’accroître les cancers et leucémies, tant parmi les militaires que les populations civiles, dans les pays où ces armes sont utilisées mais peut-être aussi dans les zones où elles sont fabriquées et testées. Il semble également que les projectiles manquant leur cible puissent provoquer une contamination des sols et des nappes phréatiques aux conséquences graves et durables pour les populations civiles comme pour l’environnement.
La résolution du 22 mai 2008 votée par le Parlement européen affirme que « l’emploi d’uranium appauvri dans les conflits viole les règles et principes fondamentaux consacrés par le droit international humanitaire et environnemental, écrit et coutumier ». Cette résolution formule plusieurs exigences vis-à-vis des États membres, dont  la présentation d’un rapport exposant leurs vues sur les effets de l’emploi d’armes et de munitions contenant de l’uranium appauvri ; la réalisation d’études scientifiques sur l’emploi d’uranium appauvri dans toutes les zones où des personnels militaires et civils, européens et internationaux, ont été déployés ; un moratoire sur l’utilisation de ces armes et munitions ; l’arrêt de leur fabrication et de leur achat et le déploiement d’efforts en vue de l’interdiction mondiale de ces armes, notamment via l’élaboration d’un traité international sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage, de la diffusion, des essais et de l’emploi d’armes contenant de l’uranium, ainsi que sur la destruction ou le recyclage des stocks existants.
La France s’était opposée à la résolution du 22 mai 2008, niant les risques sanitaires et environnementaux de l’uranium appauvri. Toutefois, au vu de la gravité des dangers suspectés de l’uranium appauvri, l’application du principe de précaution devrait légitimer, au minimum, une suspension de l’utilisation, de la fabrication et du commerce de ces armes, le temps que des études scientifiques approfondies aboutissent.
Elle souhaiterait savoir si des mesure ont été prises par la France suite à cette résolution, tant au plan unilatéral que dans le cadre de sa participation aux diverses instances multilatérales (Union européenne, Nations Unies, OTAN,…).
Elle l’appelle aussi à s’engager à ne pas recourir à ce type d’armement dans le cadre de l’intervention militaire française au Mali et à s’impliquer pour les partenaires de la France dans le conflit ne les utilisent pas non plus.
Il importe en effet que notre politique de défense s’inscrive dans le respect du principe de précaution et du droit international humanitaire.

Réponse du Ministère de la défense

publiée dans le JO Sénat du 20/06/2013 – page 1867

Les munitions flèches à l’uranium appauvri équipant les chars Leclerc procurent à ces derniers une capacité de défense indispensable face à des chars modernes, surprotégés, très agiles et pouvant neutraliser des cibles à longue distance. Ces obus relèvent de la catégorie des armes conventionnelles et ne sont interdits par aucune convention internationale. Le droit international applicable en l’occurrence est l’article 35 du premier protocole additionnel aux conventions de Genève, qui stipule que les États doivent s’assurer que les armes qu’ils emploient ne sont pas de nature à provoquer des maux superflus et que les dommages causés n’ont pas un impact étendu, durable et grave sur l’environnement naturel. En conséquence, de nombreuses évaluations approfondies des effets sanitaires et environnementaux des munitions contenant de l’uranium appauvri ont été conduites par les organisations internationales compétentes : Organisation mondiale de la santé, Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Agence internationale de l’énergie atomique, Organisation du traité de l’Atlantique Nord. À cet égard, il convient notamment de souligner que les essais de ces munitions ont été suspendus dans l’attente du résultat des études épidémiologiques menées par le PNUE après les conflits dans le Golfe persique et les Balkans. Cependant, aucun de ces travaux n’a mis scientifiquement en évidence une quelconque dangerosité liée à la présence d’uranium dans ces armes. En effet, l’uranium appauvri utilisé pour la fabrication des munitions étant très peu rayonnant, et sa concentration extrêmement faible, le risque de pollution du champ de bataille apparaît minime. Pour autant, la France demeure attentive aux conclusions des diverses recherches effectuées par les organismes spécialisés sur le thème de l’impact sur la santé et l’environnement de tous les armements, sans exception, dont elle est dotée. Enfin, il est précisé que nos forces armées n’envisagent le recours à des tirs d’obus à forte capacité de pénétration que dans le cadre d’un volume strictement adapté à la nécessité opérationnelle, et uniquement contre des chars de combat surprotégés. Dans ce contexte, elles n’ont à ce jour utilisé ce type de munitions ni au Mali, ni sur les différents théâtres d’opérations extérieurs sur lesquels elles ont été engagées. En revanche, il n’appartient pas à la France de se prononcer quant à l’éventuelle utilisation par l’un de ses alliés de ces munitions dont l’emploi n’est interdit ou limité par aucun instrument du droit international, y compris humanitaire.

 

 

 

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Le drone préfigure la civilisation de demain.

jeudi 20 juin 2013 170

Le reportage de TF1 du 20 juin 2013 au JT de vingt heure esquissant  les futures utilisations des drones à venir me laisse à penser que notre civilisation entre dans l’ère prérobotique à grands pas.

Car si l’on entend dans ce reportage la prévision de l’utilisation à terme de bras articulés permettant à ces objets volants de devenir de vrais outils, extension mécanique de la main de l’homme qui le dirige encore, aptes à s’infiltrer à n’importe quel endroit inaccessible en particulier, leur utilisation n’est que limité actuellement par l’imagination.

 

Ce qui me fait dire que demain (très bientôt), notre vie va complètement changer. Ce sera une révolution beaucoup plus importante et remarquable que la révolution de l’informatique ou, parallèlement du web.

 

Car si demain les drones constitueront des outils de surveillance précieux, sur le même principe, des milliers de robots de tous genre pourront vaquer à la plupart des occupations auxquelles nous devons faire face aujourd’hui.

L’exemple le plus criant se trouve dans l’électro ménager et les aspirateurs robots qui font actuellement une percée remarquable dans nos salons.

Asimov et ses robots, c’est aujourd’hui.

(et encore je ne détaille pas les récentes réalisations dans le domaine médical ou les imprimantes 3 D (encore que ce ne soit pas de vrais robots, ou les percées dans l’accompagnement à la personne).

Ce qui me fait dire que l’allongement des durées de cotisation pour la retraite est une véritable galéjade. Car le travail est en train de disparaître. En tout cas dans sa teneur actuelle.

J’ai un rêve : que demain les robots deviennent nos compagnons dans notre vie de tous les jours.

A nous de nous préparer à une vie plus riche, plus élevée. A condition de le vouloir. Si nous commencions à nous préparer?

Cumuler un emploi avec une retraite; une fausse bonne idée ?

mardi 11 juin 2013 161

C’est une situation qui tend à se pérenniser d’après l’Insee, particulièrement depuis 2006.

http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/travailler-pendant-retraite-situation-plus-frequente-2006-2012.html?xtor=EPR-56

 

Est ce la bonne solution aujourd’hui avec l’augmentation du chômage et la diminution du plein emploi ?

Je ne le crois pas.

Je reviens sur mon idée de projet de société, que nous n’avons toujours pas en France, quand la Chine, le Japon, l’Inde ou d’autres poussent leurs nations respectives vers des perspectives enthousiasmantes (le mot est sans doute trop fort, et je ne discuterais pas ici des moyens utilisés, loin de nos débats théologiques axés sur la démocratie, l’égalité et le libre arbitre – même si l’Etat providence est appelé toujours à tous moments pour nous sauver- et je ne renie pas notre système républicain, qu’il n’y a pas si longtemps Ingrid Bétancourt, avant d’être prise en otage, citait comme exemple).

 

Bien des aspects de la société doivent être changés. Nous assistons, avec la crise (qu’elle soit voulue, provoquée ou non) à un véritable bouleversement d’une société française, au bord de l’explosion.

Je ne parlerais aujourd’hui que de retraite et emploi.

Mais tout devrait être revu, dans un plan d’ensemble véritable, avec une véritable envie de retrousser nos manches (et pas forcément en utilisant nos mains, mais d’abord nos cerveaux). Ce ne sont pas les mesurettes des emplois d’avenir qui suffiront à redonner confiance ou à absorber une masse de chômeurs désœuvrés, souvent amers, qui formeront demain pourtant ce quart monde désespéré, d’ou l’étincelle de la contestation destructrice pourrait voir le jour; avec le danger de voir disparaître notre société, sans aucun espoir d’une vie meilleure.

Allons nous continuer à voir des chômeurs (sans emploi par définition) perdre leur temps au mieux à se former difficilement à des métiers sans avenir sur le long terme (le nombre de femmes formées à poser de faux ongles est tout simplement inimaginable par exemple) ou des retraités cumuler leur retraite avec de petits emplois souvent mal payés ? Quand dans le même temps, le nombre d’emplois diminuent à toute vitesse du fait de la demande forte de meilleure compétitivité et de prétexte à économies.

Nous devons être inventifs, créateurs, imaginatifs.

Et ne pas persister dans la sauvegarde forcée à coût de mesures financières ingérables et sans lendemain d’emplois déjà perdus.

Les chantiers sont importants, et nous devons tous ensemble, la nation entière, aller dans un même sens.

Mais cela ne sera accepté que si un effort d’explication grandeur nature, un mouvement générateur est lancé.

Cela commence par des mesures fortes, à l’opposé exact de ce vers quoi nous allons aujourd’hui, et qui se résument pourtant à trois idées simples.

  1. Un retraité a droit à une retraite décente, quel qu’en soit le prix pour la société, qui lui permette de vivre, de se loger et de payer ses dettes. Un minimum social bien plus élevé qu’actuellement.
    1. Mais de ce fait un retraité n’a plus la possibilité de retravailler
    2. Etant indemnisé du fruit de son labeur passé, la reprise d’un nouvel emploi n’est plus possible
    3. Sauf s’il veut participer à l’envolée nationale de reconquête. En ce cas il lui est possible de travailler, mais gratuitement, pour la gloire. Sont prises en charges par la collectivité en ce cas les taxes normalement dues.Le but est effectivement de permettre à certains pour qui la retraite n’est pas une fin en soit, de faire oeuvre utile, tout en laissant la place aux jeunes générations. (en particulier son savoir faire, s’il existe, peut être transmis et transmissible aux jeunes.
    4. En ce cas il pourrait être envisagés quelques avantages compensatoires matériels.
  2. Les gains de productivité sont intégralement réinvestis soit pour créer de l’emploi, soit pour de la recherche, par le biais de mise en commun dans des universités ou centres, pôles de compétences, financés par ceux ci.
    1. Les actionnaires éventuels bénéficieraient d’un minimum garanti de dividendes, mais pas plus, afin d’éviter une marche forcée vers des gains de compétitivité à marche forcée sans réelle justification.
    2. Le Cnrs chapeauterait l’ensemble de la recherche, tous azimuts, avec la possibilité en particulier pour les retraités le désirant, d’obtenir des moyens pour y participer.
  3. Il nous faut nous atteler à la résurgence de l’emploi, c’est vital. Mais pas forcément un emploi de main d’oeuvre bon marché, corvéable facilement; mais d’un emploi qualifié, productif, intelligent, ambitieux, non limité par des carcans bureaucratiques ou hiérarchiques.
    1. De l’emploi pour des jeunes, formés véritablement
    2. De l’emploi pour les chômeurs actuels, du vrai emploi, qui n’aura que faire des statistiques de productivité. Nous pouvons aujourd’hui réguler le marché du travail, redonner du souffle à des entreprises moribondes, asphyxiées par des gains de productivité qui mettent à la casse les ouvriers , employés et cadres.
    3. Mais il nous faut surtout et premièrement refondre notre appareil de production, nous recentrer sur nos besoins propres. Il n’est plus admissible de devoir dépendre de la Chine ou d’un autre pays pour tel objet nécessaire à notre vie. Nous devons être capable de vivre quasiment en autonomie complète, malgré le marché mondial, vivre en autarcie; mais mieux à terme, redevenir une puissance exportatrice, par justement notre capacité à couvrir toutes les gammes des objets nécessaires à notre société.

L’emploi est nécessaire, vital. Mais pas un emploi qui détruit l’humain,; comme aujourd’hui, porteur de ressentiment, opprobre et de troubles (physiques ou mentaux.).

Il nous faut ce projet, une nouvelle société, qui offre sa chance à chacun.

Je veux y croire !

Tant de personnes sont volontaires, énergiques, dont la créativité est gâchée par la recherche d’un petit boulot de subsistance, alors que leur imagination et leurs capacités sont sans limites.

« il est urgent de ne plus attendre »