La bataille de la connaissance et du savoir va être perdue.

« Pourquoi vaut-il mieux embaucher des designers plutôt que des ingénieurs pour innover ? Différences dans ces domaines entre les USA et la France ? Les Américians OSENT, les Français commencent par PHILOSOPHER (avant de commencer à tremper le petit orteil dans l’eau du bain)… Et si les pionniers de la chose n’ont pas beaucoup d’argent aux USA, ils font quand même… »

 

 

Si nous continuons à ne rien faire, la France est finie.

Désolé de le dire si crûment mais c’est la vérité.

Ce ne sont pas les centres de recherches qui profiteront peut être d ugrand emprunt qui pourront arrêter le processus.

La partie technologique, c’est terminé. Ou du moins, plus exactement reste l’aéronautique et la fabrication de l’énergie nucléaire.

Tout le reste est caduc. L’agriculture va mal….la sidérurgie, le charbon…..l’automobile vivent leurs dernières heures.

Nous sommes capables de faire aussi bien qu’ailleurs, et certainement mieux.

Mais notre outil de production a été largement délocalisé pour obtenir de meilleurs bénéfices, et de meilleurs dividendes offerts aux actionnaires.

(bien que un léger remous réactive les anciens processus, et que le savoir faire français retrouve des couleurs; on assiste, et c’est un comble à une relocalisation ! Mais pour quelques belles réalisations brillantes en pièces rapportées, combien de déserts industriels ?)

Et cette dernière annonce rapportée par l’ancien sénateur Trégouët en est la prémice : l’accès instantané à l’information c’est pour 2015. Au  pire !

http://www.rtflash.fr/l-electronique-et-photonique-convergent-pour-atteindre-l-acces-instantane-l-information/article

 

(l’information, un combat que nous sommes en train de perdre d’ailleurs : il suffit de voir le traitement de l’ancien directeur du FMI dans la presse française : un désastre que nos journalistes du siècle dernier subiraient avec consternation. Tout n’est prétexte qu’à faire de l’audience. Aucune analyse sérieuse, de la politique et de l’information spectacle pour l’audimat).

Le Cnrs ou les universités ne peuvent plus se battre à ce niveau. Nous n’en avons ni les moyens, ni les ambitions, ni les outils.

 

Je l’ai déjà affirmé, mais j’en suis encore plus convaincu aujourd’hui : nous avons des possibilités en France. Nous pouvons nous en sortir.

A condition de le vouloir; et à condition de le faire vite.

Car pendant ce temps, les géants Google, Microsoft, et Facebook se paient la part du lion.

Ce ne sont pas les timides exceptions culturelles de bibliothèques en ligne française ou européennes qui nous démarqueront suffisamment.

L’une des possibilités c’est le tourisme. A condition de le vouloir et de se donner les moyens.

Combien de nos 36000 communes équipées pour recevoir les foules de touristes qui piaffent devant nos frontières?

Combien de salariés qui pourraient travailler dans le secteur touristique si les moyens étaient prévus ?

Combien de nos stations thermales ont fait l’effort de proposer autre chose que la simple cure de remise en forme alors qu’elles auraient pu le faire ?

L’autre possibilité, et c’est la source réelle de profit c’est la connaissance, l’information.

Nous sommes doués dans ce domaine. Nous avons eu les meilleurs écrivains du monde, nous en aurons d’autres.

Nous avons eu les meilleurs savants au monde, nous en aurons peut être d’autres.

Nous avons eu les meilleurs historiens et géographes, économistes et sociologues qui ont élaboré de complexes théories qui ont irradié le monde.

Nous avons la matière grise, ou nous l’avions.

Elle est en train de disparaître, en même temps que la déliquescence d’un extraordinaire outil de progrès social et de découvreur de talents : l’éducation. Education ou système éducatif que beaucoup de pays nous enviaient.

Cette économie du savoir, c’est notre espoir. En tout cas un escabeau qui pourrait nous permettre de reprendre pied dans la course économique mondiale, avant de redevenir le leader du monde que nous fumes.

Nous avons les ressources, les idées, les hommes et les femmes. Allons nous laisser vraiment passer ces occasions, et, au lieu de former dans les prochaines années une armée de connaisseurs propres à utiliser nos richesses virtuelles pour les rendre rentables, perdre pied et devenir un Etat fantôme, pour ne pas dire fantoche, dominé par Google ou au mieux la  Chine ?

Nous pouvons le refuser, au delà des clivages politiques et de société.

A condition de vouloir, simplement.

 

Et se donner les moyens : http://www.rtflash.fr/connectivite-influence-fortement-developpement-global-d-ville/article (mais c’est une autre question; pourtant que de possibilités économiques se nichent dans le haut débit).

 

Pour aller plus loin : http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1425

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