Facebook rétrécit le monde ? Nous sommes pourtant loins du compte….

Si la théorie des six degrés de séparation que nous rappelle Aziz Haddad sur le site Mashable France, théorie établie par le hongrois Frigyes Karinthy n’est plus forcément à l’ordre du jour, malgré les diverses études, recherches et projets menés suite à diverses démonstrations plus ou moins idéalistes, et encore en 2008 par des chercheurs de Microsoft (!), elle reste séduisante aujourd’hui, si son postulat de départ est vrai : il y aurait 5 personnes au plus entre moi et n’importe qui d’autre dans le monde…

Utopique ? Peut être pas. Le site de réseautage social Facebook nous entraine sur de nouveaux territoires inexplorés à ce jour, définissant les limites d’un monde toujours plus étroit et peuplé.

Attachant ? Oui et non

Il n’est pas neutre de se croire à portée de tout un chacun, de pouvoir flirter avec les grands de ce monde ou son sportif favori, si l’on croit pouvoir le joindre grace à quelques relations minimales.

C’est même plutôt flatteur et motivant….

Cependant dans le même temps, on peut se demander si malheureusement cette théorie frappante au niveau intellectuel n’est pas totalement inadaptée dans nos sociétés occidentales industrialisées.

S’il est probable que nos relations particulières nous permettraient de connaitre des personnes à l’autre bout du monde, ou à côté de chez soi, dans la pratique, il suffit d’ailleurs de consulter la pauvreté en général des échanges des  différents réseaux  sociaux, le manque d’intérêt que se portent les gens en dehors de leur cercle familial élargi  (famille et travail) font qu’en définitive la compréhension de cette théorie permet peut être l’échaffaudage de diverses applications pratiques au niveau des flux collectifs d’échanges, sans pour autant apporter aucunement un mieux être social.

Le thème des transports illustre parfaitement mon point de vue.

Plus les infrastructures évoluent, planifiées pour permettre des échanges lointains de plus en plus rapides et courants, mettant les Etats unis à deux ou trois heures eulement de la France, et Strasbourg par le train à cette même durée, plus les échanges sont moins fructueux, plus ternes, et dans le même temps éloignent chacun de son cercle social.

Il est frappant de constater dans les trentes dernières années, sans réelle raisons apparentes, la déliquescence de la société française, éclatée de plus en plus au quatre coins de l’hexagone. Plus apparait un rapprochement possible des personnes, et plus celles ci s’éloignent, matériellement du fait de demandes croissantes d’expatriation pour le travail, ou socialement, préférant justement une connexion à Facebook ou Twitter, moins marquants émotionnellement, et plus tranquilisants intellectuellement.

Le monde se rétrécit, les échanges se sont mondialisés, on peut manger ce que mange son voisin de l’autre côté de la mer, mais dasn le même temsp transparait une indifférence marquée à tout ce qui n’est pas soi, ou ses très proches.

Nous en avons pleinement conscience : il suffit de parler de sa santé pour éloigner rapidement tous ses proches et ses amis….(1)

La théorie est belle mais la pratique laisse désespéré de la nature humaine.

(1) Un exemple sur le site MaBruetOrka

PS : nous ne désespérons pas cependant de la nature humaine. Tant de monde bénévole se focalise sur la détresse humaine. Cet article n’est qu’une ébauche de réflexion espérant donner matière à réflexion.

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