Difficile de maintenir un blog.

Les vacances sont la; enfin.
La circulation en ville s’est raréfiée, les entreprises sont fermées; le soleil est la aussi, malgré une chaleur torride, les gens sourient….
Et les gestionnaires de blogs, sites, ou autres systèmes de médias sociaux continuent avec acharnement, constance et opiniâtreté à maintenir leurs créations, à faire vivre leurs bébés. Ceux la seront rarement bronzés à la fin des vacances. Mais sous leur regard myope et hagard, du fait d’un manque de vitamine et de soleil, agrémenté d’une nourriture digne de la mal bouffe story, prise sur le pouce, en continuant à tapoter d’un doigt leur clavier ou à manier leur souris, tout en tchattant souvent sur un deuxième écran en parallèle, luit une étincelle d’énergie pure, assimilable à la motivation des chevaliers du zodiaque à la recherche du saint graal, ou des templiers en quête de la toison d’or.

Car le feu sacré couve en eux. La société de consommation et de loisirs n’a que peu de prix à leurs yeux (sauf quand il s’agit d’investir dans leurs machines qui les relient au monde, ou à l’achat de leurs derniers gadgets de Geeks), bien qu’ils soient reliés par les yeux et les oreilles au monde entier.
Ce qui les motivent, c’est la continuité de leur action, leur création dans la blogosphère, leur passage témoin de la réalité virtuelle qu’ils incarnent.

Votre serviteur, qui n’en est plus à son coup d’essai, se voit aujourd’hui gérant difficilement deux blogs; leur mise à jour implique en effet de lourds sacrifices en temps, en recherches et en lecture, afin que leur contenu ne soit pas simplement un copier coller des éléments disponibles sur la plupart des blogs et repris sans états d’âmes par certains d’entre eux.

Le plagiat est une affaire qui marche, mais quand vous lisez la même information sur dix blogs différents, sans une virgule seulement changée, cela lasse.

Mais il faut reconnaitre que, du fait de la mise en ligne des agrégateurs personnels, il est difficile, voire impossible d’être un tant soit peu original.

Sauf à avoir une passion que l’on désire voir partagée. Mais cela implique, la aussi, un sacrifice de tous les instants, non pas à sa passion, mais au blog chargé de témoigner de cette passion; quitte à en oublier l’essentiel : se faire plaisir.

J’en veux pour preuve un sénateur ou une ministre qui ne peuvent plus se passer de twitter (mais l’exemple est valable sur d’autres réseaux), et qui n’hésitent pas à commenter à la minute, si nécessaire, leur action. Quitte à ce que leurs commentaires soient sans aucun intérêt.

Le modèle étant le président américain OBAMA, qui a commencé dès avant sa campagne à partager sur internet avec ses futurs électeurs.

Son exemple, suivi de près par certains, a fait école. Et aujourd’hui, il est obligatoire d’être présent sur la toile.

Au risque de provoquer un bide, ou (plus intéressant) un tollé général.

Certains d’ailleurs glosent sur ce phénomène, sortant divers arguments peu élogieux sur cette nouvelle mode de faire partager sa vie, ses pensées, ses sentiments, de mettre à nu son âme ou son corps.

Ces mêmes qui à une époque glosaient sur l’utilisation du téléphone pendant ses courses au supermarché, ou le fait de l’avoir greffé à l’oreille (grâce à une oreillette).

Et pourtant ….si certains ont envie de faire partager à un groupe d’aficionados leurs pensées, leur vécu, pourquoi pas ? En attendant, ils ne font pas de mal…Si c’est intéressant, il est logique de vouloir faire partager ses pensées, son vécu. Si c’est sans intérêt, le vote de la fréqquentation du blog sera une sanction tout à fait suffisante.

Alors, bien sur, il est plus difficile d’être un Kessel qu’un écrivaillon. Mais quel plaisir d’avoir mis en ligne, en le formatant, ses créations personnelles. Si, en plus, les stats de fréquentation suivent, quel pied de nez à la critique négative.

Enfin, une autre raison me donne l’envie de continuer : la mise en forme de mes pensées, le travail de réflexion couché sur le blanc de l’écran, qui à le mérite d’apaiser des cerveaux fébriles et bouillants.

Et si j’ai envie de me masturber le cerveau, comme me le suggérait si élégamment certaine personne ?

A part une éventuelle migraine, le mal n’est pas grand !

Mais dans tous les cas, c’est prenant, et captivant.

Au fait, vous avez cliqué sur mes bandeaux publicitaires ?
Ce n’est pas obligé, remarquez et Google n’aime pas…. Mais si vous avez lu cet article jusqu’au bout, avouez que cela mérite une récompense…

[ad#Google Adsense]